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BHL
Belgique
BHL entarté pour la huitième fois
Namur Samedi 30 Mai 2015
Blizzard pâtissier sur BHL dans l'église Saint-Loup de Namur


Bernard-Henri Lévy a eu une mauvaise surprise le samedi 30 mai au tout début du " dialogue croisé " organisé entre l'artiste Jan Fabre et lui dans l'église Saint-Loup de Namur.

Une vingtaine de tueurs à gags des deux sexes armés de tartes à la crème ont soudain surgi devant lui en poussant des " Gloup ! Gloup ! Gloup ! " et l'ont burlesquement inondé de chantilly.


Malgré la présence de ses deux gardes de corps, complètement dépassés par l'offensive, au moins quatre tartes onctueuses se sont écrasées pour lors sur le visage du " philosophe des beaux quartiers ".

En quittant les lieux, les entarteurs ont entonné ensemble leur cri de guerre :

" Entartons, entartons les pompeux cornichons ! "

Le spectacle était dédié au caricaturiste séditieux Siné.




Pétroleuses
Action Euro-collabo Free Palestine
Ca saigne à Liège Airport comme à Gaza
Aéroport de Liège Mardi 26 Aot 2014
COMMUNIQUE DES LILITHS

Ce mardi 26 août, les LilithS, groupe d'activistes belges, ont pris d’assaut l'aéroport de Liège pour dénoncer sa collaboration à l'armement d'Israël.
Elles ont déployé une banderole sur laquelle était inscrit :
« HOW MANY TONS OF WEAPONS FOR SO MANY LITRES OF BLOOD ? »

Elles ont déversé sur le sol du hall de l'aéroport une centaine de litres de faux-sang, créant ainsi une grande mare rouge pour symboliser la tuerie perpétrée par Israël en Palestine.

Les activistes portaient des t-shirts et des masques aux couleurs de la Palestine qui arboraient les slogans suivants: « Euro-Collabo », « Palestine, un état maintenant ! »,
« Terrorism is real », « Free Palestine ».

26 associations et partis politiques dénoncent le manque de transparence de l'aéroport de Liège par lequel transiteraient des armes venant des états-Unis et destinées à réapprovisionner Israël. Les LilithS se joignent à eux pour dénoncer la collaboration du gouvernement wallon et de l'Union Européenne qui, en fermant les yeux sur la nature de tels transports, participent au massacre.






L'oppression du peuple palestinien n'est possible que parce que la communauté internationale, menée par les puissants pays d'Europe et d'Amérique du Nord, le permet.
Israël dispose d'un approvisionnement continu de munitions et de carburants et donc d'une force militaire contre laquelle le peuple palestinien, emprisonné dans ses propres terres, ne peut rien faire.



Entre 2005 et 2006, plus de 160 millions d'amorces explosives, 17 millions de pièces d'armement et plus d'1 million de cartouches, grenades fumigènes et détonateurs ont été délivrés par les états-Unis à l'armée israélienne en passant par l'aéroport de Schipol aux Pays-Bas. Ce matériel a été utilisé par Israël au Liban tuant ainsi plus d'1 millier de personnes.



La transparence de l'aéroport hollandais, quant au matériel transitant par son biais, a amené la société israélienne de cargo chargée des transports d'armes à déménager vers l'aéroport liégeois car ce dernier est totalement opaque quant aux marchandises transitant sur ses pistes.
En effet, la Belgique ferme les yeux sur le transport de matériel militaire, si celui-ci ne subit pas un transbordement vers un autre moyen de transport.






Depuis le 8 Juillet dernier, Israël a lancé l'opération « Bordure protectrice » sur Gaza : selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, plus de 2000 palestiniens, dont 724 femmes et enfants, sont morts ; plus de 10 000 personnes ont été blessées et près de 520 000 palestiniens ont dû fuir leurs foyers; ajoutons au lourd bilan humain les 17 200 maisons totalement détruites ainsi que 138 écoles, mais également les hôpitaux et les refuges qui n'ont pas été épargnés par Tsahal, l'armée « de défense » israélienne.

L'unique centrale électrique de Gaza (fournissant une population de 1, 8 millions d'habitants) a, elle aussi, été endommagée. Elle est à l'arrêt depuis le 29 Juillet, provoquant par conséquent une pénurie en eau potable dans la région.Cette opération aurait déjà causé 5 milliards d'euros de dégâts dans la bande de Gaza.

En Israël, ce sont 64 militaires et 4 civils qui ont trouvés la mort sous les tirs des roquettes du Hamas.

Israël occupe la Palestine depuis 66 ans. 66 ans d'occupation, 66 ans d'oppression sur le peuple palestinien que l'état hébreu cherche à affaiblir (à anéantir ?) par la pression constante que l'armée exerce sur les habitants des régions occupées.
Rappelons que la vie en Palestine, même lors des trêves, est un enfer. Harcèlement psychologique, pillage des ressources, enclavement des populations dans les vallées sans accès à l'eau. La liste est longue...

Nous dénonçons le manque de transparence de l'aéroport de Liège.
Nous dénonçons le fait que la région wallonne reste aveugle à de tels agissements.
Nous accusons l'Europe de collaboration.
Nous exigeons de l'Union Européenne qu'elle applique un embargo sur l'armement à destination d'Israël.
Nous exigeons qu'elle condamne Israël pour les atrocités commises sur le peuple palestinien.
Nous appelons la communauté internationale à un embargo total envers Israël afin de contraindre le pays à cesser son occupation illégitime ainsi que la colonisation continue des terres palestiniennes.
La Palestine. Un état. Maintenant.


LilithS
Site des Liliths : clic !

Pour Siné
Siné Mensuel
Siné Mensuel coule à pic, sauvons-le ! (2)
Paris Dimanche 10 Novembre 2013

Pour Siné
Siné Mensuel
Siné Mensuel coule à pic, sauvons-le !
Paris Mercredi 23 Octobre 2013






En un mot comme en cent, on est dans la merde !
On perd un peu plus de fric à chaque numéro.
On ne va pas vous mentir, comme le font tous nos hommes politiques de gauche ou de droite, on touche aujourd’hui, après deux ans, le fond de nos fouilles.

à tel point que le numéro de décembre sera le dernier si vous ne vous mobilisez pas pour nous sauver.
On a tout tenté pour éviter d’en arriver là : on a rogné sur nos dépenses, on a augmenté le prix de vente, en vain.
On n’a pas de pub, on n’a pas de mécènes, on n’a pas de pognon, on n’a que notre niaque.
Comme on ne peut pas vivre que d’humour et d’eau fraîche, il ne nous reste pratiquement qu’une solution : mettre, la mort dans l’âme, la clé sous la porte.






Si, comme nous, vous ne vous résignez pas à faire ce cadeau aux réacs de tous acabits et à offrir bientôt un boulevard au Front national, il faut, coûte que coûte, nous aider à sortir de ce marasme.
SOS, branle-bas de combat, sauve qui peut !
Il ne vous reste que peu de temps pour le faire savoir par tous les moyens à votre disposition : twittez, bloguez, mailez, facebookez, taguez…
Des sous ! Des sous !
N’hésitez pas, en plus du don, à utiliser le téléphone arabe (le meilleur !).
Si avant la fin du mois on n’a pas reçu une somme conséquente, on dépose le bilan !
Merde, ça ferait chier !


Guérilla pâtissière
Actions
Alain Finkielkraut entarté à Polytechnique
Paris Jeudi 10 Octobre 2013

Lu sur le site du Point : "Le philosophe faisait ses adieux à l'école polytechnique à Paris. Des jeunes en ont profité pour lui lancer une tarte à la crème dans la figure.
Alain Finkielkraut, écrivain et professeur d'humanités et sciences sociales à l'école polytechnique depuis 1988 s'est fait entarter ce matin dans l'enceinte de cette institution élitiste. Un groupe de jeunes s'est porté devant lui alors qu'il prononçait son discours d'adieu à cette prestigieuse école. Devant un parterre d'étudiants et de personnalités qui avaient été conviés à l'occasion de sa dernière prestation à l'école, les jeunes lui ont lancé une tarte à la crème en plein visage. Selon un témoin, "il n'y avait pas de mesure de sécurité particulière et une femme s'est interposée pour éviter l'entartage qui a quand même eu lieu."



Bravo les mimiles ! Gloup ! Gloup !
Merci à Charles Tatum, Jr d'avoir répercuté la nouvelle à chaud, clic !, clic !, www.susauvieuxmonde.canalblog.com


Christine Boutin câlinée par les LilithS et Mgr Léonard entarté par l'internationale pâtissière
Collège Saint-Michel à Bruxelles Vendredi 11 Octobre 2013
Lors de la rencontre européenne des jeunes actifs catholiques au collège Saint-Michel, un chant féministe entonné par une dizaine de pétroleuses a soudain interrompu l’intervention de Christine Boutin.Quatre ex-Femen belges, rebaptisées aujourd’hui les Liliths, se sont aussitôt précipitées sur la scène seins nus, leurs corps arborant des slogans colorés : Caca Boutin ! - God Save the Queer - Vive les pédés ! - Touche pas à mon IVG. Elles ont enlacé burlesquement la porte-parole de l’intégrisme homophobe et anti-IVG avec le drapeau arc-en-ciel (LGBT) et l’ont constellée de bisous.

Photo de Julien



Les entarteurs ont soutenu l’attaque avec leurs tartes à la crème. Au passage, Monseigneur Léonard a été béni à la chantilly.
« Gloup ! Gloup ! »

Des membres de la sécurité se sont montrés particulièrement violents. Ils s’en sont pris aux LilithS et aux entarteurs qui n’ont pas répliqué à leurs coups. Ils ont ensuite ciblé les preneurs d’images en place. Plusieurs appareils photo et caméras ont été détruits très catholiquement.


Photo de Clémence









Vidéo de Juju.






Vidéo de Juju.


Vidéo des LilithS.

Guérilla pâtissière
Espagne
L'effarant procès des "Tartazos" anti-TGV
Madrid Vendredi 02 Novembre 2012
APPEL à LA SOLIDARITé :
DES PEINES DE 4 A 9 ANNéES DE PRISON POUR UN ENTARTAGE à LA MERINGUE CONTRE LE TGV ?


Quatre activistes ludiques du mouvement de désobéissance au TGV Mugitu ! sont traduits devant l’Audience Nationale de Madrid (tribunal d’exception) pour avoir entarté le 27 octobre 2011 à Toulouse la présidente navarraise Yolanda Barcina. Une campagne de solidarité est lancée aussi bien en Euskal Herria (Pays Basque) qu'au niveau international.
" 1. Ce qui n’est qu’une action comique de protestation n’entraînant presque aucune conséquence légale dans la plupart des pays occidentaux devient dans l’Etat espagnol l’objet d’une criminalisation et d’une poursuite pénale écrasante puisque le procureur requiert 4 à 9 années de prison.
2. Cette politique vindicative du gouvernement de Navarre vise à obtenir une punition exemplaire de l’Audience Nationale de Madrid, tribunal d’exception hérité du franquisme devenu actuellement l’organe de répression le plus féroce de la dissidence dans l’Etat espagnol.
3. La collaboration judiciairo-policière des autorités françaises avec l'Espagne en gelant les poursuites ouvertes dès le début à Toulouse, oú cette action d’entartage anti-TGV n’aurait été réprimée que par une contravention, a permis l’inculpation et la brutale poursuite pénale des quatre contestataires à l’Audience Nationale espagnole.

Nous vous remercions de votre attention et nous vous invitons à diffuser ce dossier (en PDF) que vous trouverez ici en français, en anglais, en espagnol et en euskéra (langue basque).
Merci beaucoup. "

Rappel des événements sur notre site:
Un splendide entartage anti-TGV à Toulouse
Les "Tartazos" anti-TGV fêtent leur coup d'éclat

Site de Mugitu !




Guérilla pâtissière
Espagne
Les "tartazos" anti-TGV fêtent leur coup d'éclat
Lundi 29 Octobre 2012
Les humoristes Tasio (Gara)et Zladieroa (Berria) ont réalisé cette semaine plusieurs vignettes satiriques pour commémorer l'anniversaire de l'entartement à Toulouse de la présidente de la communauté de Navarre Yolanda Barcina Angulo qui chapeautait la construction d'une ligne TGV en pays basque.




























(Plus d'explication, en français ici. Et en basque ici.)

Rébellions burlesques
Evénements
Happening Pussy Riot dans une église orthodoxe de Toulouse
Toulouse Dimanche 23 Septembre 2012
Religions : au pilon! ! par Jean-Pierre Bouyxou

Ce dimanche 23 septembre à 10 h 15, l’office du matin a été interrompu, à l’église orthodoxe Saint-Nicolas de Toulouse, par un groupe d’une trentaine de joyeux drilles. Les perturbateurs ont fait irruption dans l ‘édifice religieux aux cris de « libérez les Pussy-Riot ! » et de « Poutine aux latrines », en référence aux musiciennes du groupe rock Pussy Riot, récemment condamnées à deux ans de camp de travail pour avoir entonné une chanson contre Poutine pendant une messe à la cathédrale de Moscou. Devant les fidèles médusés, les trublions de Toulouse ont également scandé divers slogans : « Religion piège à cons ! », « Jésus Christ au pilori ! », « Mahomet pouët-pouët ! », « Bouddha caca ! » et « Jéhovah te faire enculer ! » On remarquait parmi ces facétieux perturbateurs, quatre collaborateurs assidus de « Siné Mensuel » : Noël Godin, Jean-Pierre Bouyxou , André Langaney, Yannis Youlountas de passage dans la Ville rose à l’occasion du festival du film grolandais. Eux et leurs compagnons d’émeute ont été accueillis dans l’église par un service d’ordre musclé, mystérieusement prévenu de leur visite, qui leur a distribué en guise d’hosties, quelques gnons et coups de pieds d’une violence assez peu…orthodoxe !

Mais ils ont fait front sans se démonter, ni cesser de lancer des slogans, et ont pu se replier sans casse en criant « Anarchie vaincra ! »

Les flics, arrivés sur les chapeaux de roues après la bataille, ont bien rigolé en contrôlant leur identité.

Les responsables de l’église ont l'intention de déposer plainte, mais les fauteurs de troubles s’en foutent : ils espèrent que leurs exemple encouragera d’autres vauriens à les imiter.

Dessins tirés de Siné-Hebdo et Siné-Mensuel.

Noël Godin et ses amis taquinent les Popes... par Gloupgloup31100

« Mahomet, pouet pouet », « Jésus Christ au pilori ».

Au cri notamment de « Libérez les Pussy Riot », les manifestants se sont retrouvés devant l’église orthodoxe de Saint-Nicolas située avenue de Grande-Bretagne à Toulouse, à quelques pas de l’hôpital Purpan. L’action se voulait pacifique et en soutien aux féministes russes anti-Poutine des Pussy Riot condamnées à deux ans en camp d’internement. Au mois d’août dernier trois d’entre elles avaient été arrêtées et condamnées pour comportement blasphématoire après avoir joué une fausse prière anti-Poutine dans une église. Certains d’entre eux avaient ainsi enfilé une cagoule sur la tête à l’image des jeunes femmes russes et ont monté les quelques marches jusqu’à l’entrée de l’édifice religieux au son de la musique du groupe féministe russe.

La petite troupe a été rapidement contenue sur le perron de l’église. Malgré tout, deux manifestants cagoulés ainsi que Noël Godin ont réussi à s’introduire avant d’être renvoyés manu militari vers l’extérieur. Certains fidèles ont tenté d’empêcher les journalistes de prendre des photos et le ton est rapidement monté. Ils se sont défendus de tout lien avec Moscou et ont affiché leur appartenance à l’Eglise orthodoxe de Constantinople.

Mais dans un contexte de tensions religieuses suite notamment aux récentes caricatures de Mahomet par l’hebdomadaire Charlie Hebdo, les manifestants sont venus dire leur rejet de toutes les religions. « Mahomet, pouet pouet », « Bouddha caca », « Jéhovah te faire enculer » et « Jésus Christ au pilori ».
Le happening aura duré quelques minutes à peine. Le temps malgré tout pour les forces de l’ordre de se rendre sur place. Six voitures de police ont déboulé aux abords de l’édifice religieux et ont immobilisé tous les participants qui s’apprêtaient à repartir. Ils ont pu repartir une grosse demi-heure plus tard libres.

Source : Rue 89. Carré d'info. Par Bertrand Enjalbal.

Réponse gloupinesque de Jean-Pierre Bouyxou à la presse toulousaine

"A propos de notre intervention à l'église Saint-Nicolas de Toulouse
Au poil ! Ce que la vidéo ne montre pas et ne prend même pas la peine d’indiquer (c’est fichtrement dommage !), c’est que Noël, Yannis, moi et quelques autres sommes bel et bien entrés dans l’église, oú nous sommes restés plusieurs minutes. Le temps d’interrompre l’office en scandant divers slogans (notamment “Poutine aux latrines !”, “Religions piège à cons !”, “Jésus Christ au pilori !”, “Mahomet pouët-pouët !”, “Bouddha caca !” et “Jéhovah te faire enculer !”), d’envoyer paître le pope qui essayait d’instaurer le dialogue, de tenir tête aux malabars du service d’ordre (qui ont frappé deux d’entre nous, l’un à coups de poing, l’autre à coups de pied, puis ont tenté de s’emparer d’un troisième pour le retenir captif) et, en bref, d’horrifier les fidèles médusés et de foutre un beau bordel avant de repartir – non pas parce que les malabars nous viraient, mais parce que estimions que notre opération avait assez duré. (Nous sommes, en tout cas, restés suffisamment longtemps pour que les flics, sans doute prévenus par téléphone, aient le temps d’arriver et de nous cueillir.)

Il est aberrant qu’aucun des prétendus “journalistes” présents n’ait pris d’images de ce qui s’est réellement passé , et encore plus aberrant que ces crétins n’aient carrément rien vu ou rien voulu voir. C’est ainsi que, selon un articulet paru ce matin (lundi 24 septembre) dans La Dépêche du midi, ce qui s’est passé se résume ainsi :

“Hier matin, une vingtaine de manifestants a tenté de s’introduire dans l’église orthodoxe Saint-Nicolas...” - comme si nous n’avions pas réussi à pénétrer dans l’église et à saboter la messe !

On se demande ce qu’auraient écrit ces jeunes enviandé(e)s s’ils (et/ou si elles) n’avaient pas assisté directement à la scène, fût-ce seulement à l’extérieur du bâtiment !"

Pour Siné
La Licra l'a dans le baba
Lyon Lundi 02 Avril 2012
COMMUNIQUE

Troisième victoire du dessinateur
Siné contre la Licra!


En août 2008, la Licra, via son président, m’intente un procès à Lyon, pour un article qu’elle prétend être une « incitation à la haine raciale », paru le 2 juillet 2008, dans Charlie Hebdo. Le 24 février 2009, elle perd ! Hourra !
La Licra fait appel, bien que le Parquet ne la suive pas. à l’issue de ce deuxième procès, toujours à Lyon, elle est déboutée, le 27 novembre 2009. Une nouvelle fois, elle mord la poussière. Youpi !
Fou furieux, son président, Me Jakubowicz se pourvoit en cassation et obtient satisfaction pour un vice de forme. Un nouveau procès a donc eu lieu, encore à Lyon. Le 2 avril 2012, la Licra, via son président, Me Jakubowicz, est déboutée, pour la troisième fois ! Victoire à plates coutures !
Ne l’entendant pas de cette oreille et armé d’une haine chevillée au corps,
Me Jakubowicz vient de se pourvoir une deuxième fois en cassation. Il peut toujours rêver d’avoir ma peau, moi, aidé par la Justice, je vais continuer à lui administrer des affronts consécutifs comme je le fais depuis près de quatre ans.

SINE


Presse : www.sinemensuel.com

Rébellions burlesques
Siné réclame des excuses à Sarkozy
Paris Jeudi 15 Mars 2012
Sur Canal +, le 13 mars 2012, Vincent Glad, chroniqueur du Grand Journal,
a fait état du compte Daily Motion du président de la République
dans lequel ce dernier insulte Yann Barthès, Rémi Gaillard et Siné.

Lettre de Siné au président de la République































Pour lire la lettre, le site de Siné Mensuel

Pour mémoire
Siné a été relaxé de l’accusation d’incitation à la haine raciale à Lyon le 24 février 2009.
Le parquet n’a pas fait appel. La Licra oui.
Le 26 novembre 2009, la cour d’appel de Lyon annule la citation de la Licra.
Le 28 septembre 2010, La Cour de cassation annule la relaxe. Au seul motif qu’on ne pouvait reprocher à la Licra de ne pas avoir payé une consignation que le tribunal n’avait pas fixée.

Les mal léchés
La France forte ! par la chorale de Siné Mensuel
Noisy-le-Sec Lundi 26 Mars 2012

Musique et paroles: Etienne Liebig

Guérilla pâtissière
France
En plein dans l' groin de Raffarin !
Lyon Vendredi 24 Fvrier 2012
« Invité à la librairie Décitre (Lyon 2e), pour une rencontre autour de son dernier livre Je marcherai toujours à l'affectif, Jean-Pierre Raffarin s'est fait entarter au moment oú il s'apprêtait à entrer dans la librairie. "C'est la première fois en 40 ans de carrière que cela m'arrive" a confié l'ancien Premier ministre. Nora Berra s'est dévouée pour aller lui acheter une nouvelle cravate, pour remplacer celle, maculée de crème, que Raffarin avait dû retirer. » Lyon Capitale
Communiqué des entarteurs lyonnais d'Al-Qaïtarte (qui viennent de se rallier à l'Internationale pâtissière, bienvenue les larrons !)
Comment ça s'est passé :
« On a préparé nos tartes en bloquant la circulation. Dès qu'on a vu Raffarin, on a jeté nos pâtisseries sur lui en criant : « Dada Vaincra ! »
Gloup ! Gloup ! Gloup ! »
Pourquoi Raffarin ?
« L’Al-Qaïtarte engage une offensive contre l’UMP-FN sur Lyon. Puisque ces deux partis ne font qu’un et tentent de se piquer des voix l’un à l’autre. « Amis » du MEDEF, « amis » du FN, « amis » de l’UMP, ne venez plus sur Lyon, on veut plus de vous, on veut plus de vos gueules. Cassez-vous avec votre politique politichienne. »

« Vive la démocratie directe ! Vive les assemblées révolutionnaires ! Vive l'insurrection pâtissière ! Tarta vaincra ! »




Guérilla pâtissière
Espagne
Un splendide entartage anti-TGV à Toulouse
Toulouse Vendredi 11 Novembre 2011
SUCRé-SALé

Julien Brel, l’avocat toulousain des trois entarteurs de la présidente de la communauté de Navarre jeudi 27 octobre à l’Hôtel de région (voir la vidéo en ligne sur Libetoulouse du 27/10/2011) tombe des nues.
En effet, l’attaque pâtissière des opposants à la construction d’une ligne LGV au pays basque leur a valu une arrestation à Pampelune assortie d’une convocation mercredi 16 novembre devant l’Audiencia National pour «attentat contre une personne dépositaire de l’autorité publique».
C’est le motif de la plainte déposée par la Navarraise Yolanda Barcina Angulo devant cette juridiction d’exception équivalente à la cour de sureté de l’état en France et habituellement destinée à juger les clandestins de l’ETA.
Témoin de l'entartage, le président Martin Malvy avait lui-même déposé plainte quelques heures après l’agression commise en ses murs à l’encontre de l’élue outre-pyrénéenne.
«Nous ne nous attendions pas à une telle réaction», indique à LibéToulouse Boris, l’un des militants occitanistes du groupuscule «anti-capitaliste» et «défenseur de la langue et de la culture occitane» Libertat, associé à cette action d'entartage.
(...)
J-M.E de Libétoulouse




Les huit assaillants appartiennent au mouvement Mugitu en lutte contre l'imposition du "Y basque" et du "couloir navarrois de Haute Vitesse". Ils ont soudain interrompu le 29e conseil plénier de la CTP (Communauté de travail des Pyrénées) se tenant à Toulouse en brandissant des affiches anti-TGV, en distribuant des tracts explicatifs et en chantant en choeur des mots d'ordre contre le projet ruineux et nocif d'un TGV devant traverser le pays basque pour relier la France et l'Espagne.
Trois des trublions sont ensuite montés à la tribune pour écraser chacun une tarte à la meringue sur le visage de la présidente de la Communauté forale de Navarre Yolanda Barcina Angulo.
Les guérilleros burlesques ne s'imaginaient évidemment pas que leur garnementerie allait bien et dûment les criminaliser, et qu'ils allaient se retrouver traduits devant l'Audiencia Nacional de Madrid comme s'ils étaient des poseurs de bombes de l'ETA.

Blog de Mugitu
Contact et soutien : mugituaht@gmail.com

Vilains canards
Siné Mensuel
Un premier numéro tout à fait bandatoire !
Paris Jeudi 08 Septembre 2011

Guérilla pâtissière
Belgique
Frontex, le garde-frontière européen, entarté !
C'est en plein front qu'a reçu une pâtisserie Ilkka Laitinen, le big boss de Frontex, la principale agence européenne de contrôle de l'immigration irrégulière aux frontières de Schengen.



Ilkka Laitinen, Executive Director of Frontex... par GloupGloupGlup

Plus d'infos : clic !

Vilains canards
Siné Mensuel
Ca va tarter dans Siné mensuel !
Noisy-le-sec Dimanche 04 Septembre 2011
Des vidéos et des dessins croquignolets sur le site de Siné mensuel,
tous les jours jusqu'à la parution du n°1.

A partir du mercredi 7 septembre et le premier mercredi de chaque mois, 32 pages couleurs, grand format, 4,80 euros.


Réalisé par Stéphane Mercurio

Vilains canards
Siné Mensuel
Siné remassacre !
Paris Jeudi 01 Septembre 2011
Un pied dans la tombe mais l’autre dans le cul de tous les empêcheurs de jouir en rond, l’increvable Siné, aidé par toute son équipe de démolisseurs, remet la gomme… Attention, ça va chier des bulles !

A partir du mercredi 7 septembre et le premier mercredi de chaque mois, 32 pages couleurs, grand format, pour seulement 4,80 euros.

But de l’opération : distraire les lecteurs et leur donner des armes pour battre la droite aux prochaines élections. Haut les cœurs ! Pas de quartier! On va leur en faire baver des ronds de chapeaux !

Retrouvez nous ici sur le net : www.sinemensuel.com à partir du 1er septembre avec une vidéo et un dessin par jour jusqu’à la sortie du journal.

Guérilla pâtissière
Grande Bretagne
Ruppert Murdoch presque entarté au Parlement
Londres, Parlement, 17h53 Mardi 19 Juillet 2011
Humble Day, Humble Pie

Un jeune comédien en colère, Jonathan May-Bowles, a attaqué à la mousse blanche le magnat australo-américain des médias Ruppert Murdoch venu s'expliquer à la chambre des Communes sur l'affaire des écoutes téléphoniques. L'épouse du chairman a déjoué partiellement la manoeuvre. La salle ayant été évacuée, l'audience parlementaire n'a pu reprendre qu'après quinze minutes avec un Murdoch en chemise.
Accusé, selon Scotland Yard, de troubles à l'ordre public, Jonathan est convoqué au Tribunal de Westminster le vendredi 29 juillet.

Murdoch ayant déclaré au début de l'audience qu'il présentait aux députés ses plus plates excuses (it's a humble day) pour les écoutes téléphoniques, d'aucuns ont souligné sarcastiquement qu'il avait mangé pour lors une "humble pie".

Rupert Murdoch attacked par itnnews

Toast
Collection "Le Livre carabiné"
Dimitrijevic était aussi un merveilleux galapiat
Entre Lausanne et Paris Mardi 28 Juin 2011
L'âme damnée des éditions suisses de l'Age d'Homme, Vladimir Dimitrijevic, s'est tué en voiture le mardi 28 juin 2011 sur le parcours Lausanne-Paris, peut-être en s'endormant au volant car il connaissait bien la route et ce n'était pas un homme à fausses manoeuvres.
Certes, comme on l'a trompeté dans les médias, Dimitri était certainement le tout dernier grand seigneur de l'édition sans concessions. Certes, il a fait beaucoup beaucoup pour la vraie littérature, celle des pays de l'Est en particulier, en prenant tous les risques et sans jamais se ménager (quand on s'étonnait qu'il dorme dans sa camionnette pendant la Foire du livre de Francfort, il répondait qu'avec ce genre de petites économies, il sortait chaque année quelques bons livres de plus). Certes, il avait plein de charme et de panache, savait bougrement bien écouter les autres, ne cherchait aucunement à imposer ses points de vue souvent radicaux sur tout, manifestait un constant recul ironique par rapport aux choses de la vie et de la mort et s'avérait être, quand il était réellement touché par quelqu'un, le plus jusqu'auboutiste des amis.
Mais ce qu'on sait, nous, ses camerluches anarchistes bruxellois, c'est que c'était aussi un fieffé pendard qui n'avait jamais les foies verts.
C'est sans sourciller et sans me chipoter sur un mot qu'il a édité en 1988 ma monstrueuse Anthologie de la subversion carabinée de 800 pages, un florilège d'appels aux crimes justiciers qui auraient pu lui valoir bien des chardons. Je ne suis pas prêt d'oublier le soir oú me conduisant sur le plateau d'Apostrophes de Pivot, il m'avait sussuré dans l'oreille à l'ultime moment plutôt que d'essayer de me tempérer : "Surtout, Noël, n'en faites qu'à votre tête."
Autres souvenirs canon, maintenant, ça peut s'ébruiter, Vladimir Dimitrijevic a trempé éhontément à deux reprises dans des attentats pâtissiers ayant pour cible Bernard-Henri Lévy lors de la Foire du livre de Bruxelles, en l'an 2000, c'est lui qui a transporté l'artillerie chantilly fatidique à l'intérieur de la forteresse. Lors de la semaine du livre de Paris de 2006, c'est sur son stand des éditeurs suisses réunis oú l'on avait improvisé un cocktail que les conspirateurs pâtissiers ont pu préparer l'assaut sans éveiller la méfiance.
Rappelons également que l'Age d'Homme compte parmi ses auteurs maison quelques hautes figures de la révolte épicée parmi lesquelles Marcel Moreau, Georges Darien, Octave Mirbeau, Paul Nougé, Max Stirner, G.K. Chesterton, la Bande de Mélusine ou mon frère d'armes Robert Dehoux ("Le Zizi sous clôture inaugure la culture") dont les bouchages nocturnes de serrures de banques ou de sanctuaires amusaient beaucoup Dimitri.
Pour toutes ces raisons-là, mais bien d'autres encore, (la toute vraie fondue, notamment, qu'il nous avait fait découvrir à Genève), Sylvie et moi nous estimions et aimions foutrement fort le loustic.

Extravagances
Perturbations d'André Stas
Liège Samedi 07 Mai 2011





Guérilla pâtissière
Belgique
Une première: des manifestants entarteurs
Verviers Jeudi 07 Avril 2011
LES FAITS :



NOTRE POINT DE VUE GLOUPINESQUE :


D'après les sites d'infos belges du net, la guérilla pâtissière dégénérerait tout d'un coup dans le royaume en s'en prenant irresponsablement à un politicien moins antipathique qu'un autre (un Ecolo pur jus pur sucre plutôt qu'un Didier Reynders et Bart De Wever) et ce d'une manière fort brutale.

Il suffit pourtant d'avoir les yeux en face des troubles pour constater :
a) que sa torgnole publique, le co-président écolo Jean-Michel Javaux, ne l'a aucunement volée puisqu'avec la veulerie ordinaire propre à la gent politicienne, il a trahi la base des écologistes et les riverains de la Vesdre.





b) que la véhémence des rouspéteurs, éloquente en diable et quasiment ludique, n'avait rien de particulièrement brutal.
On assiste là à une laurelethardysation d'une juste colère populaire.
Non, il n'y a pas eu de dérive poujadiste.
Si dérive il y a eu, elle vient de certains médias qui, très cornichonesquement, ont pris pour argent comptant les déclarations outrées du porte-parole de Jean-Michel Javaux accusant les entarteurs d'avoir été brutaux.








Guérilla pâtissière
Belgique
Nouvelle tornade chantilly sur Monseigneur Léonard
Louvain-la-Neuve Mardi 05 Avril 2011


Alors qu’il se rendait à l’université catholique de Louvain-la-Neuve à un débat avec le professeur de physique théorique Jean Bricmont sur le thème « Concilier science et foi, est-ce bien raisonnable ? », Mgr Léonard est tombé dans une embuscade pâtissière.

Une première tarte à la crème a atterri sur son visage au moment oú il entrait dans le bâtiment universitaire. Une fois débarbouillé, André-Joseph Léonard a pu gagner sans encombre l’auditoire Coubertin oú on l’attendait. Mais à peine le primat de l'église catholique belge avait-il pénétré dans les lieux qu’il recevait de plein fouet trois nouvelles tartes dégoulinantes.

Les quatre jeunes entarteurs de l’archevêque intégriste, qui n’en étaient pas à leur coup d’essai (en 2011, opérations éric Zemmour et Melchior Wathelet), se sont ralliés depuis peu à l’Internationale pâtissière.

Gloup, gloup, gloup, gloup !
Entartons, entartons
l’homophobe ratichon !

Déclaration à chaud des Maurice Gloup :
"Entartons, entartons les homophobes en robe
Et les anti-avortements qui, dégueulassement,
Protègent ceux qui tripotent les petits enfants.
Que M'sieur SIDA ne s'en fasse pas,
la capote, eux, ils ne la mettent pas."

Voir le premier entartement



Guérilla pâtissière
Reprise des entartements en Belgique
Une tarte s'abat sur le Hortefeux belge
Bruxelles IHECS Mardi 15 Fvrier 2011
Le secrétaire d'Etat à la migration et à l'asile Melchior Wathelet, haut responsable officiel de l'accueil de merde réservé par l'Etat belge aux sans-papiers, et du rythme accru de leurs expulsions, l'a eu dans le baba.
Il donnait son cours de droit à l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) quand d'enjoués chenapans l'ont gratifié d'une tarte à la crème en chantonnant : "Entartons le ministre des déportations !" Les entarteurs du ministre Wathelet, opérant sous le nom de Maurice Gloup, ont déjà un beau palmarès à leur actif puisque c'est à eux qu'on doit les déboires pâtissiers redoublés d'Eric Zemmour et ceux du président de la Fédération des biotechnologies Marc Van Montagu.

Communiqué de Maurice Gloup :
"Entartons l’humaniste champion des déportations !
 « Si l'on compare avec A. Turtelboom, j'ai procédé à davantage d'expulsion qu'elle ! », telle est la phrase qui nous à décidé ! Nous devions témoigner de notre gratitude à l’auteur d’une telle performance ! Lorsque l’humaniste Melchior Wathelet explique sur un plateau télé qu’il a, cette année, battu le record du nombre d’expulsions (ce qui n’est pas chose aisée vu ses prédécesseurs), il est évident que notre présent  n’est qu’une bien modeste récompense."

Voir la vidéo

Guérilla pâtissière
Reprise des entartements en Belgique
Eric Zemmour entarté par des "abrutis"*
RTL-Paris Lundi 07 Fvrier 2011
Alors qu'il cheminait rue Bayard vers le QG de RTL pour se rentre à sa chronique matinale de 7h15, Eric Zemmour s'est pris une tarte en pleine pensarde. Se référant aux récents propos du polémiste selon lesquels la rue était avec lui et le soutenait, ses jeunes entarteurs belges se sont écrié : "La rue est avec vous ! La rue vous soutient !" A quoi Zemmour a répondu à l'un d'eux avec beaucoup de poésie en le criblant de coups de mallette : "Va te faire enculer !" Contacté après son émission radio par des journalistes de Le Post ayant appris ses déboires pâtissiers, Eric Zemmour a reconnu les faits en précisant qu'il ne tenait pas à s'étendre là-dessus pour ne pas faire de publicité aux "abrutis" qui l'avaient maculé.
Les entarteurs de Zemmour n'en sont pas à leur premier mauvais coup. Ce sont eux qui ont noyé dans la crème fouettée en février 2010, à l'université libre de Bruxelles, le président de la fédération européenne des biotechnologies Marc Van Montagu, un des principaux promoteurs des OGM.

La section bruxelloise de l'Internationale pâtissière s'enorgueillit d'accueillir dans ses rangs anarcho-crémiers des jeunes "abrutis" aussi redoutables pour les arrogantes andouilles en liberté. Bienvenue parmi nous, les larrons. Ensemble, on va tout faire péter !


Confidences des entarteurs belges de Zemmour à Georges Le Gloupier
"Lundi 7 février, 1h30 du matin, rendez-vous à Bruxelles. Après avoir une dernière fois récapitulé le mode op’, re-testé les talkie-walkies, et s’être assurés de ne pas avoir oublié les pâtes à tarte et la chantilly, nous voilà fin prêts pour embarquer dans notre camionnette direction Paris!
Nous ? Six joyeux lurons belges : un conducteur, trois cameramen, deux entarteurs. Un véritable commando ? Pas vraiment, plutôt la conscience des limites de notre savoir-faire après une première expérience amère… En effet, il y a quelques temps, une première tentative, en binôme cette fois-là, s’était soldée par un entartement partiel du dit cornichon Zemmour et par l’absence de preuves du méfait : le caméraman ayant été douloureusement renversé en plein travail. Néanmoins, les salves de « Pédés !! Bande de petits pédés !!! » que nous adressa, en rage, ce défenseur de la parole libre ne manquèrent pas de nous procurer, à l'époque, une jouissance toute savoureuse !

.
Sur la route, lors d'un arrêt, nous croisons ce petit panneau, peut-être un signe..
Arrivé à proximité de la rue Bayard, oú se trouve RTL, nous effectuons un dernier repérage puis, hop !, chacun en place.
Là, commence l'interminable attente, arrivera, arrivera pas, à pied, en taxi, avec 3 gardes du corps, seul ?
Le voila qui débarque, l'excitation atteint son paroxysme quand il me dépasse d'un pas assuré. Quelques secondes plus tard me voila plié en deux en le voyant lancer sa mallette au visage de notre cameraman qui pourtant lui affirme son soutien !"




Zemmour entarté
envoyé par GloupGloupGlup. - L'info internationale vidéo.

* Nous reprenons tel quel l'excellent titre de LePost

Livres
Eloge de l'artivisme
Samedi 20 Novembre 2010
Faisant pipi sur « les routines protestataires », renouant avec les courants les plus euphorisants des années 68 (les situs, les diggers, les provos, les yippies) ou d’avant (Dada, Fluxus…), L’Artivismedes pétroleuses-enchanteuses Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi (éd. Alternatives) passe gredinement en revue les nouveaux modes de subversion carabinée ultra-inventifs, ludiques, gondolants, festifs s’expérimentant dans le monde entier. Et elles n’oublient rien ni personne, les luronnes ! Ni les stratégo-cartographes de l’Institute for Applied Autonomy débusquant dans leurs cartes constellées de caméras CCTV le vrai territoire de l’ennemi. Ni les « désorganisateurs » de « carnavals contre le capital » de Reclaim the Streets. Ni les hackers et les cyberpunks libertaires prônant la désobéissance civile électronique. Ni les turlupins du « laboratoire d’imagination insurrectionnelle ». Ni les Yes Men, rois des rois de l’imposture piednickeléesque dévoilant les coulisses du néolibéralisme. Ni les an-architectes refrigoussant l’espace public (les Space- Hijackers !). Ni les constructeurs de doubles vélos perturbateurs du Bike Block. Ni les culture-jammers (détourneurs de technostructures) du Billboard Liberation Front. Ni les terroristes anarcho-pâtissiers (chic, je suis dans le livre !). Ni les performeurs brouilleurs de frontières. Ni les zapatistes masqués. Ni les pionniers du laser tag. Ni les clowns activistes. Ni les guerrilla girls à masques de gorilles. Décrivant ces jubilatoires oasis de résistance pimentée, souvent mobiles et transitoires, et nous acoquinant avec bien d’autres agitateurs excentriques encore (de Jan Bucquoy, Hakim Bey, Xavier Renou, Valérie Solanas à l’hilarant révérend Billy mettant en pagaille « les cathédrales de la consommation », au donquichottesque boucheur belge de serrures antipathiques Robert Dehoux, au saugrenu « banquier du miel » Olivier Darné « ne prêtant qu’aux ruches » ou qu’au facétieux fondateur du « Parti faire un tour »), Artivisme démontre génialement que la véritable créativité artistique de nos jours se niche dans l’art de savoir vivre séditieusement, dans l’art de savoir foutre artistiquement le bordel.
(Extrait de La Mèche n°11)

DVD
Cap sur le nouveau monde ludico-amoureux
Samedi 20 Novembre 2010









Pour découvrir les story-boards bandatoires de Fourier, on peut désormais recourir à un passionnant DVD de Nicole Chosson et ses petit(e)s camarades, Charles Fourier, l’Illusion réelle (De Terre neuve, 24 rue du Château-Landon, 75010 Paris). La fine et affriolante experte en fouriérisme Simone Debout y explique superbement de quelle manière le bonhomme Fourier « veut éveiller nos forces de résistance passionnelles » en vue de nous pousser à réimaginer ludiquement le monde.
(extrait de l'article de Noël Godin du CQFD n°83)
Site Charles Fourier

Guérilla pâtissière
Rafale de tartes sur le maire de Lyon
Lyon Jeudi 02 Septembre 2010
Al Qaïtarte a encore frappé ! Vers 15h30, alors qu’il remontait d’une visite du marché du Ramadan, place Bahadourian (Lyon 3e), Gérard Collomb, maire de Lyon, a été victime d’un entartage.

Vêtu d’un masque de catcheur mexicain, un premier entarteur a écrasé une tarte chantilly sur le visage du maire, tandis qu’un deuxième complice, vêtu d’un kéfié palestinien et d’un t-shirt « Anti-Fa » (anti-fasciste) lançait son projectile en direction de M.Collomb.

Communiqué d'Al Qaïtarte
"Par cet entartage nous condamnons une politique plus que de droite pour un homme qui se prétend de gauche.... caviar. (ol land et la mise à la porte d'Etienne Tête, repression des prostitués,le coût de la tour oxygène, la repression sur les roms, la fermeture de la friche RVI, pour un presidentiable son mutisme sur le sujet des sans papiers, sa négligence envers les SDF, le flicage intempestif de tous les citoyens de notre ville par le biais de caméras.....)
Alors entartons, entartons
Les socialos mégalos,pro politique Sarko....
A bon entarteur "

Al Qaïtarte branche pâtissière d'Art qui Tarte




Guérilla pâtissière
Reprise des entartements en Belgique
Mgr Léonard entarté en plein office
Bruxelles Lundi 01 Novembre 2010
La rumeur cheminait à travers la Belgique. Mais comme aucun média officiel ou alternatif ne réverbérait l'événement, tout portait à croire que c'était un bobard. Ce n'en était pourtant pas un. Le répugnant primat de l'église catholique André-Joseph Léonard a bien et dûment reçu une tarte aux cerises sur la burette le lundi 1er novembre à 15h45 dans la chapelle latérale de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule pendant qu'il se livrait à une "adoration eucharistique"
(sic !) pour le mouvement écclésial "prosanctitate".
En attestent les images du sacrilège ci-dessous.

Le jeune franc-tireur aux cheveux d'or vêtu de noir qui rend grâce à Monseigneur Léonard n'en est pas à son premier assaut mécréant. C'est lui qui, récemment, avait déjà "moflé" à la crème fouettée le sordide recteur de l'université catholique de Louvain, Bruno Delvaux pour dénoncer sa politique "contre les libertés et le droit au logement".
Le valeureux gredin a contacté l'Internationale Pâtissière pour préciser qu'il tenait à rester dans l'anonymat, qu'il n'avait aucune revendication ni explication à larguer, son acte ne risquant pas d'être mal compris.





Pour Jacques Charlier
Analyses fute-fute
L'affaire Plastic: le non-événement de l'été
Bruxelles Samedi 31 Juillet 2010
The King of the Divan par Jacques Charlier

On finit toujours par partir en embrassant la mauvaise personne. Andy Warhol.

Si l'on mettait le temps du plastique en sique-sique, on ne perdrait pas son temps de temps en temps. C'est pourtant ce que les médias nous font en panne de ragots politiques. Nous ressortir en grande pompe l'affaire de la vraie voix de Ça plane pour moi, un vieux secret de polichinelle pour deux lignes bas de page nécrologique . C'est-à-dire combien inconsciemment, certains voudraient faire la peau au seul artiste qu'Andy Warhol ait désiré rencontrer lors de son unique passage à Bruxelles (1). C'est injuste car celui qu'on fait passer pour un usurpateur, un faussaire, un minus qui se fait du blé avec le talent des autres est un de nos plus grands artistes de variété internationale. Les ricaneurs feraient bien d'aller consulter sa bio pour s'apercevoir que sa carrière de vrai chanteur n'est pas du pipeau. Que peut-on reprocher à notre ludion : Sa légèreté ? Sa bonne humeur ? Sa gentillesse ? Sa capacité de passer d'un média à l'autre avec plus ou moins de succès et de ne pas s'être borné à se casser la voix ? Si Lou Deprijck a bien été le voxographe du texte écrit par lui et Yvan Lacomblez, ce n'est quand même pas lui qui est monté au charbon ! Plastic a été plus qu'un playbackeur, il a été le cascadeur, le preneur de risques et brûlures, l'enfant de la balle de tous les excès. Celui qui a créé et entretenu une image unique au monde et influencé bons nombres de stars. Qui est encore assez naïf pour croire que ce que l'on voit sur un écran ou qui sort d'un baffle n'est pas trafiqué? La plus basique table de mixage permet de mettre de l'écho, de la réverb, de la profondeur, changer de tonalité. En gros le pouvoir de ne plus chanter faux et d'attraper une pêche qui n'a plus rien à voir avec l'original. Idem pour les trucages vidéos et les doublures de scènes à risques. Doubler est un job à part entière. En veut-on à Bruce Willis d'avoir la voix de Patrick Poivey ? A Whoopi Gold d'avoir celle de Maïk Darah. Peux-t-on reprocher à Philippe Peythieu et Véronique Augereau de ne pas avoir la voix originale des vrais Simpson ? Cette bagarre d'oreillers du show-bizz, répercutée à cor et à cri (au delà des contradictions de Plastic) vise à mettre en balance son talent de chanteur et d'homme de scène. Ce raccourci facile marque bien la désinvolture avec laquelle on peut traiter un non-événement et en faire une accroche quand on n'a rien se mettre sous la dent. Que la presse people fasse ce genre de boulot, on peut comprendre. Que les autres en fassent des sujets de polémique passionnés en tapant sur le clou, on se pose des questions. Nous, on s'en fout, avec ou sans la voix de ch'ti Lou, Plastic nous fera toujours planer et sera à jamais notre King of the divan.

Jacques Charlier.

1) A ce propos, Jean Pol Stercq (photographe du journal Tintin ) aurait il dû intenter un procès à Warhol pour avoir utilisé ses photos pour sérigraphier les portraits d'Hergé en 77 ?



Vilains canards
La voie du maître (de l'absurde)
La voie du maître (de l'absurde) n°2 sort le 1er juin
Lundi 24 Mai 2010




Au programme :
- JJR accuse
- Dr Loiseau à l'écoute
- interview de Cimon
- le courrier des lecteurs
- actualités cinéma
- hommage à Philippe Otlet
- Enquête : les accidents de tournage
- concours (gagnez un rôle dans le prochain film de JJR)
- recrutement
- chants, publicités, conseils

La version internet est disponible sur le site de Jean-Jacques Rousseau : http://homeusers.brutele.be/infojjr

Les mal léchés
L'Ecole est finie (Crève, salope !) de Jules Celma
Samedi 10 Avril 2010


"Ce film s'adresse particulièrement aux ratés, aux timides, aux obsédés, à tous les électeurs, à tous les militants, à tous les dégénérés, artistes, cultivistes et marchands, à tous les animateurs, professeurs, instituteurs et autres emmerdeurs, à tous ceux qui ont honte de se masturber, à Monsieur le ministre de l'éducastration nationale, aux pédachiottes, à maman." (Jules Celma).

Les mal léchés
La mamie anarchiste
Paris Lundi 15 Mars 2010


Micro-trottoir "Régionales" du Petit Journal de Yann Barthès

BHL
Somptueux auto-entartement de BHL
Paris Mercredi 10 Fvrier 2010



Ce dessin de Sergio est tiré de Siné Hebdo n°76 du 17 février 2010.





LA BOULETTE ATOMIQUE DE BHL
PAR AUDE LANCELIN

Ce devait être le grand retour philosophique de BHL. Patatras! L'opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans « De la guerre en philosophie ». (...)
Plaidoyer pro domo en faveur d’une œuvre injustement décriée, la sienne, cet opus d’environ 130 pages se présente comme le « livre-programme » de la pensée béhachélienne. Un « manuel pour âges obscurs, oú l’auteur « abat son jeu » et dispose, chemin faisant, les pierres d’angle d’une métaphysique à venir » – rien de moins, trompette l’éditeur au dos de la couverture. On l’aura compris, ce livre devait signer le grand retour de BHL sur la scène conceptuelle dite sérieuse. Son ultime plaidoirie face à une caste philosophique qui l’a depuis toujours tourné en dérision, de Deleuze à Bourdieu, en passant par Castoriadis. Une lecture attentive dudit opuscule révèle cependant que l’affaire est assez mal engagée.
(...)




A la page 122, il dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de « La Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».
Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d’après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé. Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l’autorité du cuistre. Ce penseur méconnu est même un canular fameux. Le fruit de l’imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du « Canard enchaîné », oú il rédige notamment chaque semaine « Le journal de Carla B. ». Un traquenard au demeurant déjà bien éventé depuis la parution de « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant », pochade aussi érudite qu’hilarante publiée en 1999 (et rééditée en 2004) aux éditions Mille et une nuits sous le pseudonyme de Botul. Une simple vérification sur Google aurait d’ailleurs pu alerter le malheureux BHL. Le même Botul y est en effet aussi répertorié pour avoir commis une œuvre au titre prometteur : « Landru, précurseur du féminisme ».
Renseignement pris, personne ne s’était encore jamais pris sans airbag cet énorme platane. C’est désormais chose faite. Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si Michel Foucault s’était appuyé sur les travaux de Fernand Raynaud pour sa leçon inaugurale au « Collège de France ».

BHL
Le feuilleton Botul continue : BHL victime d'antisémites imaginaires
Arrêt sur images Vendredi 19 Fvrier 2010
Ce dessin tachiste de Siné provient du Siné Hebdo (clic!) n°76 du 17 février 2010.


D'après France Inter, Le Monde et Slate, le site de Libération aurait été contraint de fermer les commentaires des articles sur Bernard-Henri Lévy et l'affaire Botul face au déchaînement de réactions insultantes ou antisémites. Mais ces médias sont allés un peu vite en besogne. Certains articles sur cette histoire étaient en effet fermés aux commentaires. Mais préventivement, et non à la suite de réactions "nauséabondes".
La suite:

Extravagances
Delépine et Kervern complètement pafs à la Berlinale !
Berlin Samedi 20 Fvrier 2010
On se souviendra au Festival de Berlin des interviews autour de leur quatrième film, Mammuth, représentant officiellement la France, qu'ont donné Benoît Delépine et Gustave Kervern ronds comme des queues de pelle.



Equipées et escapades
Cinéma
Bourrasque anarchiste à Liège
Liège Vendredi 05 Mars 2010
Le ciné-club Nickelodéon de l'université de Liège, 7 Place du XX-Août, salle Gothot (1er étage) propose le mercredi 10 mars, à 19h30, une petite rafale de courts métrages paroxystiquement anarchistes.

Le programme :
Prenons nos cliques, prenons nos claques, boutons le feu à la baraque ! de Noël Godin (2008, BEL, 6'): Ciné-tract anarcho-enragé en alexandrins dans lequel Noël Godin nous aiguille sur des gibiers de potence (Robert Dehoux, Corinne Maier, Théophile de Giraud, Jacky, Sylvie) et des livres séditieux qui le font "à la fois bander et mouiller". C'est ICI.
Tu peux crever (1970, BEL, 21') : "Sur fond d'images fixes subversives et/ou détournées, la voix-off de Philippe Simon incite la jeunesse au renversement radical du système sociétal en place. Elle l'exhorte à rejeter l'économie marchande, l'éducation, l'enseignement ainsi que toute forme d'autorité castratrice au nom de la liberté totale de l'individu" (Grégory Lacroix).
On est tout seul dans son cercueil (1975, BEL, 77') : "Un faux documentaire satirique tristement méconnu dans lequel Philippe Simon exprime son profond dégoût pour le système de production cinématographique, mercantile et inepte." (Grégory Lacroix).
L'Ecole est finie (Crève, salope) de Jules Celma (1975, FR, 7') : "Ce film s'adresse particulièrement aux ratés, aux timides, aux obsédés, à tous les électeurs, à tous les militants, à tous les dégénérés, artistes, cultivistes et marchands, à tous les animateurs, professeurs, instituteurs et autres emmerdeurs, à tous ceux qui ont honte de se masturber, à Monsieur le ministre de l'éducastration nationale, aux pédachiottes, à maman." (Jules Celma).
Le Zizi sous clôture inaugure la culture de Robert Dehoux et Yaki Knuysen (1998, BEL, 12') : "Avec un humour dévastateur et un goût décapant pour le burlesque, Robert Dehoux décortique les rouages de cette invraisemblable machine à fabriquer de l'homme domestique, montrant ce que tout bébé doit subir d'odieux et de ridicule dès le berceau pour devenir un homme ensapé et soumis." (Philippe Simon)

Guérilla pâtissière
Ben se mange une tarte à Lyon avec panache
Gare de Perrache Mercredi 03 Mars 2010
Ben a réagi aussi cocassement que Jean-Luc Godard 25 ans plus tôt



Communiqué des joyeux gredins d'Al-Qaïtarte:
Aujourd'hui, mercredi 3 mars 2010, nous venons de réaliser un attentarte à l'encontre de
Benjamin Vautier. Pourquoi un tel acte ?
Nous voulons par cet acte mettre en avant, et ainsi dénoncer, la marchandisation de son art
et le fait que le mouvement Fluxus (dont il est issu) perde, par de tels actes, sa
substance originelle.
Fluxus est à l'origine un mouvement de déconstruction des définitions de l'art et d'anti
conformisme, suivant chronologiquement les mouvement dadaistes, surréalistes,
situationnistes, etc. A notre sens, Ben trahit ses pairs depuis qu'il consent à donner ses
"oeuvres" à des organes tels que la grande distribution (Fnac, Printemps, etc..), le monde
financier (CaixaBank),ou le monde politique (Parti occitan, Europe écologie, Estrosi).
Bonne journée à tous
Al-Qaïtarte branche pâtissière de l'Art-qui-Tarte


Pour Siné
Hop ! les zouzous, abonnez-vous !
Siné Hebdo Jeudi 11 Fvrier 2010

Guérilla pâtissière
Reprise des entartements en Belgique
Le président du Parti populaire xénophobe belge entarté !
Louvain-la-Neuve Mercredi 24 Fvrier 2010
Défenseur constipé des petits actionnaires de Fortis et fondateur du nouveau Parti populaire d'ultra droite, Maître Mischaël Modrikamen, au terme du débat "PP, populaire ou populiste?", s'est pris un obus pâtissier dans le portemanteau sur le site de l'Université catholique de Louvain.

Communiqué du collectif « Pâte Brisée » :

« Mischaël Modrikamen a déclaré, par exemple, qu’il n’avait rien contre les immigrés, qu’il aimait bien les Arabes, et qu’il avait d’ailleurs été dernièrement à Dubaï avec son épouse. C’est vrai que le personnel des hôtels cinq étoiles de Dubaï est très serviable… Pour son comparse Rudy Aernoudt, les inégalités salariales sont d’ailleurs inévitables. Sans elles, le système ne tiendrait pas !

Nous laisserons apprécier ces propos à tous les Belges qui ont du mal à boucler leur fin de mois…
Cette action avait pour but d’attirer l’attention sur les dangers que représente un parti comme le Parti populaire. Flirtant en permanence avec la frontière qui le sépare de l’extrême droite, il ne peut que contribuer à créer un climat de peur et de suspicion à l’égard des autres et plus particulièrement des plus démunis (chômeurs, demandeurs d’asile, sans-abris, personnes en situation précaire, etc.). Le collectif a voulu réagir vivement contre ce qui constitue selon lui un danger majeur à l’encontre des valeurs portées par notre système politique belge. »

Guérilla pâtissière
Reprise des entartements en Belgique
Les biotech sous la crème grâce aux BBBB
Université libre de Bruxelles Mercredi 24 Fvrier 2010
Message des entarteurs de Marc Van Montagu
à l'Internationale pâtissière :

" Pure improvisation que cet entartage !
En passant devant un auditoire de l'Université LIBRE de Bruxelles, celui qui sera un de mes deux compagnons dans cet entartage m'a fait remarquer qu'une conférence se tenait sur les biotechnologies...
Nous croisons alors un ami commun qui sera notre troisième larron et partons ensembles nous renseigner sur le conférencier... qui n'était autre que... Marc Van Montagu ! LE chercheur à l'origine des OGM et président de la fédération européenne des biotechnologies !
Ni une ni deux, nous décidons que la seule action digne d'être réalisée est un attentat pâtissier pour protester contre la main-mise néo-libérale corporatiste des industries biotech sur une élément essentiel de l'humanité : son alimentation.
Nous partons alors à la recherche d'une tarte à la crème... Finalement, une crêpe agrémentée de crème chantilly posée sur un support à tartes en carton pourra venir s'écraser sur le visage de ce cher Montagu à la sortie de sa conférence.
Rigolard dans un premier temps, l'homme s'est rapidement montré bien moins sympathique, jusqu'à en venir aux mains sur notre bon vidéaste !!
Gloup gloup gloup !!! "


Message de l'Internationale pâtissière
aux BBBB (les intrépides Biotic Baking Brigades belges) :

Entartons les OGM !
Noyons-les sous la crème !
Mille bravos les lascars !
Vous l'avez eu, le cafard !



Bons Voeux
Réveillons économiques par Jean-Jacques Rousseau
Bruxelles Lundi 21 Dcembre 2009

Surprenez tous vos convives en économisant sur vos repas de fêtes !
Avec de vrais morceaux de goulag, la pure pâtée véritable ravira tous vos convives.
Achetez six boîtes de pure pâtée véritable et recevez un ouvre-boîte gratuit.
Existe aussi en recette de luxe.

Meilleurs voeux à tous et toutes,
Cimon et Jean-Jacques Rousseau

Cinéma
Les dernières diableries de Jean-Jacques Rousseau par Sartana
Bruxelles Vendredi 13 Novembre 2009
"Le samedi 7 novembre, Jean-Jacques Rousseau était invité par le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles à venir présenter sa "carte blanche" annuelle composée de trois films inédits, trois perles de surréalisme, trois films et trois facettes radicalement différentes de son travail.
LE RETOUR DU DOCTEUR LOISEAU
Pour lancer les hostilités, JJR et son staff présentèrent le film Le Retour du Docteur Loiseau, troisième et dernier opus d’une trilogie mettant en scène une sorte de Docteur Mabuse vicelard profitant de son statut de guérisseur pour kidnapper des femmes, venues le consulter et espérant se faire soigner de divers cancers et maladies en tous genres, dans le but de les revendre à un riche émir bien excité à l’idée de les fourguer aux boxons saoudiens les plus offrants.
Il est important de noter que chez Jean-Jacques Rousseau la réalité, l’envers du décor, les coulisses du tournage sont presque aussi importants et riches que le film lui-même. En bon "happening maker" le fait de connaître la genèse du projet et les aléas du tournage apportent un second niveau de lecture qui enrichit la vision du film. Et Le Retour du Docteur Loiseau ne déroge pas à cette règle.
Philippe Otlet, acteur régulier de Jean-Jacques décédé peu de temps après le tournage du film, et portant ici la double casquette acteur/producteur, rêve de se marier comme dans la vraie vie. Le riz sur la tronche à la sortie de l’église, la belle bagnole blanche et rutilante, le buffet de la mort qui tue, l’ouverture du bal, les demoiselles d’honneur, la lune de miel, ses galipettes et tout le merdier qui va avec. C’est son souhait le plus cher et il propose à Rousseau un deal typiquement edwoodien : "Je te file le pognon nécessaire pour produire ton film et mon personnage se marie". Pas besoin de le dire deux fois. Jean-Jacques saute sur l’occasion et lance immédiatement la production de son nouveau méfait pelliculé.
L’HISTOIRE DU CINEMA 16 n°3
L’Histoire du Cinéma 16 n°3 de Jean-Jacques Rousseau clôt une autre trilogie initiée celle-ci en 1983 par L’Histoire du cinéma 16. Avec ce film au rythme épileptique, à la narration déstructurée et sans véritable fil rouge, JJR réalise une sorte de lexique de son cinéma, de sa carrière, et de lui-même avec en toile de fond le tournage d’un de ses films.
Ce court-métrage est une conclusion sur plus de 40 ans de cinéma libre et décomplexé, Jean-Jacques en profitant pour tirer à boulets rouges sur des pratiques qui le mettent hors de lui, pour se confesser et exorciser ses démons. Tout y passe, de la scripte casse-bonbons en manque de plans de coupes, aux acteurs réticents à l’idée de tourner pour un tyran peu respectueux, sans oublier les monstres en tous genres, les panneaux inter-titres empruntés au cinéma muet et un JJR prisonnier de son éternelle condition d’auteur maudit et incompris du grand public.
LES COMPAGNONS DE JUSTICE
Eveline Scrève, spécialiste ès JJR et pion essentiel de son équipe, s’est lancée depuis plusieurs années dans une lourde entreprise de réhabilitation des premiers méfaits pelliculés de Rousseau par la remasterisation de ceux-ci. Telle une archéologue elle déterre, dépoussière et nous permet de redécouvrir des films oubliés et invisibles depuis presque 30 ans.
Après le conte macabre Germaine Grandier et Catalepsie, un film concept, jouant sur une narration par point de vue unique inspiré par La Corde d’Alfred Hitchcock, Eveline nous propose Les Compagnons de justice qui ponctue en beauté une soirée riche en découvertes ainsi qu’une autre trilogie, thématique cette fois-ci, celles des "enterrés vivants".
Voir ces films tournés en 16mm dans les années septante permet de se rendre compte qu’à cette époque JJR découpait, pré-montait et stylisait sa mise en scène. (...)"

Source: cinemafantastique.net, un article de Sartana

Friponneries
Mesures d'urgence contre la grippe A H1N1
Mercredi 04 Novembre 2009
Communiqué par Lacotingégniau (vers qui les réponses seront redirigées)

URGENT ET IMPORTANT
FAIRE SUIVRE SI VOUS NE VOULEZ PAS MOURIR DANS D’ATROCES SOUFFRANCES
MESURE IMPORTANTE CONCERNANT LA GRIPPE A H1N1



Comme vous le savez, la grippe A H 1N1 se transmet très facilement,par exemple, avec les poignées de porte, les claviers d'ordinateurs, les robinets de lavabo, les caddies des supermarchés etc, etc. Les autres grippes,non. Elle est vraiment spéciale celle-là.
- Une découverte récente montre que le virus semble se transmettre encore plus facilement par l'usage et la circulation des billets de banque et les pièces de monnaie
- Ces billets et pièces de monnaie qui passent quotidiennement par de nombreuses mains, augmentent donc considérablement le risque de contamination et de pandémique épidémie rapide, grave et virulente.
Afin de vous préserver et de garder cette grippe ou plutôt cette horrible pandémie à distance, vous pouvez dès à présent remettre vos billets et vos pièces de monnaie dans une enveloppe afin de vous protéger et me faire parvenir le tout par courrier.
Vous pouvez aussi les déposer chez moi ou les déposer dans ma boîte aux
lettres. Elle sera vidée et nettoyée chaque jour.
Je m' occuperai personnellement et GRATUITEMENT de leur décontamination et de
leur destruction…
Bien à vous.


LA LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
n° 156

Expositions
Le Musée du slip fait son tour de France
Paris Mercredi 28 Octobre 2009
LA PREMIERE RETROSPECTIVE DE L'OEUVRE PLASTIQUE MALOTRUE DE JAN BUCQUOY EN FRANCE

"Jan Bucquoy, après avoir tout à la fois terrorisé et amusé la Belgique pendant quarante
ans, s’attaque maintenant à la France. A commencer par Paris, où il s’installe, du 6 au 21
novembre 2009, à Immanence, un centre d’art situé aux abords de la gare Montparnasse (21 avenue du Maine, Paris 75015).
Depuis la fin des années 60, Bucquoy poursuit une œuvre résolument maintenue, au fil du temps, hors des codes ou des circuits qui structurent l’art contemporain, quelque part dans l’underground, donc, dans cette zone grise oú l’agitation artistique rejoint l’agitation politique. Il y a gagné une certaine notoriété, néanmoins, et au-delà, à force de scandale : décapitation d’un buste du Roi Baudoin sur la Grand Place à Bruxelles, musée du slip ou musée de la femme, détournements pornographiques des aventures de Tintin ou des Schtroumpfs, tentative solitaire de Coup d’Etat réitérée en vain chaque année.
Ceux qui ne le connaîtraient pas encore bien découvriront dans l'expo parisienne l’idée qu’il se fait de l’art et de la politique, un travail s’articulant sur la démystification de toutes les choses sacrées, la destitution des hiérarchies.
Ce sera le point de départ d’un Tour de France où les pièces présentées à Paris s’augmenteront, à l’occasion, d’autres œuvres issues du Musée de la femme ou du Musée de la frite, de projections cinématographiques, de bières artisanales, de happenings. D’ores et déjà, des étapes sont prévues à Toulon (mars 2010) et à Lille (avril 2010)".
François Coadou et Stéphane Lecomte, les trépidants commissaires de l'expo.


Cinéma
Les Yes Men refont le monde
Mercredi 30 Septembre 2009

Festivals
Reflets bordéliques de Quend 5 transmis par Large
Groland Jeudi 24 Septembre 2009

Festivals
Toujours aussi frappadingue : le 5e festival grolandais
Groland Mardi 29 Septembre 2009
Vive le Groland ! par Jean-Pierre Bouyxou

(...) Les efforts du préfet de la Somme, pour saboter le 5e festival du film grolandais, trop débraillé à son goût, sont restés vains. On s'est poilé sans discontinuer, l'exemple de l'intempérance venant des maîtres de cérémonie, Benoît Delépine et Raymond Défossé, aussi bien que du président grolandais, Christophe Salengro. Et j'vous jure, m'sieurs-dames, qu'un entraînement intensif m'a été nécessaire pour voir tous les films en compète, comme m'y contraignait ma fonction de juré, sans rater une seule beuverie.
Pas moyen de narrer tous les temps forts de ces réjouissances. Aussi, me contenterai-je de signaler l'exposition de Rémi qui, délaissant ses singes, revisitait la préhistoire du cinéma avec de fabuleux appareils inspirés des praxinoscopes et zootropes d'antan. Je ne vous parlerai pas davantage de la séance de dédicaces qui valut à Jiho, Large, Decressac et Flavien de choper des crampes à force de gribouiller des crobards. Même Martin, qui rechigne à crayonner a dû s'y coller. Stéphane Mercurio, Etienne Liebig et bibi, qui n'avions pas de petits miquets à proposer aux foules en délire, en verdissions de dépit. Salauds de dessinateurs !
Noël Godin, lui, n'en avait rien à secouer, à chacune de ses apparitions, il était porté en triomphe au cri de "Vive l'entarteur !".

La suite dans le Siné Hebdo n°56

Le palmarès jouissif du festival, présenté par le président du jury, Jean-Pierre Mocky


Amphore d'or : La Merditude des choses de Felix van Groeningen (Belgique)
Prix spécial du jury : Panique au village des Pic Pic André, Stéphane Aubier et Vincent Patar (Belgique)
Prix découverte : Villemolle 81 de Winshluss (France)
Prix d'interprétation : Luc Moullet dans son film La Terre de la folie (France)
L'Amphorette d'or du court-métrage : Mission Socrate de de Jackie Berroyer et de Bertrand Lenclos (France).

Equipées et escapades
Rencontres
Fiesta Siné Hebdo à Bruxelles
Dolle Mol Lundi 07 Septembre 2009
A l'occasion du premier anniversaire de l'hebdo satirique mal léché Siné Hebdo, la taverne rebelle bruxelloise De Dolle Mol (52 rue des Eperonniers) vous invite du 11 septembre au 11 octobre 2009 à l'expo Un an de couvertures de Siné Hebdo.


Vernissage le vendredi 11 à 19 h en présence des deux mauvais démons de la révolte Jan Bucquoy (tenancier piednickeléesque du Dolle Mol) et Noël Godin ("entarteur littéraire" du canard).



Pour Julien Coupat et Cie
L'amour et l'amitié déglinguent la mécanique répressive par Yildune Lévy
Le Monde Vendredi 19 Juin 2009
« C'est un homme, dans un bureau, comme tant d'autres hommes dans tant d'autres bureaux auxquels il ressemble sans ressembler à rien. Celui-là dispose d'un pouvoir spécial, certainement dû au fait que son bureau occupe le dernier étage d'une quelconque tour d'un palais de justice.
« On dit qu'il instruit, qui ? quoi ? Il instruit. Il écroue. Il interroge. Il rend des ordonnances, de pâles ordonnances, oú quelques articles de loi, une poignée de formules convenues et de considérations vagues se concluent par d'impénétrables mesures de contrôle judiciaire.


Benjamin, certainement trop apprécié comme épicier à Tarnac, sera assigné à résidence chez sa mère en Normandie, oú il n'a jamais vécu, à 30 ans. Manon et moi, qui partagions tout à Fleury, n'avons plus le droit de nous voir maintenant que nous sommes "libres". Julien peut se mouvoir dans toute la couronne parisienne, non traverser Paris, au cas oú lui viendrait la tentation de prendre d'assaut l'Hôtel de Ville, sans doute.

« Tel ami qui le visitait au parloir de la Santé doit se garder de le croiser désormais, sous peine de réincarcération. L'homme au bureau construit un dédale de murs invisibles, un labyrinthe d'impossibilités factices oú nous sommes censés nous perdre, et perdre la raison. Il y a un ordre dans cet écheveau d'absurdités, une politique de désorientation sous les accents neutres du judiciaire.

« On nous libère en prétextant qu'il n'y a pas de "risque de concertation frauduleuse" pour ensuite nous interdire de nous voir et nous exiler ici ou là, loin de Tarnac. On autorise un mariage tout en en faisant savamment fuiter le lieu et la date. On fragnole (1), à coup sûr, mais pas seulement.

« C'est par ses incohérences qu'un ordre révèle sa logique. Le but de cette procédure n'est pas de nous amener à la fin à un procès, mais, ici et maintenant, et pour le temps qu'il faudra, de tenir un certain nombre de vies sous contrôle. De pouvoir déployer contre nous, à tout instant, tous les moyens exorbitants de l'antiterrorisme pour nous détruire, chacun et tous ensemble, en nous séparant, en nous assignant, en starifiant l'un, en faisant parler l'autre, en tentant de pulvériser cette vie commune oú gît toute puissance.

« La procédure en cours ne produit qu'incidemment des actes judiciaires, elle autorise d'abord à briser des liens, des amitiés, à défaire, à piétiner, à supplicier non des corps, mais ce qui les fait tenir : l'ensemble des relations qui nous constituent, relations à des êtres chers, à un territoire, à une façon de vivre, d'oeuvrer, de chanter. C'est un massacre dans l'ordre de l'impalpable. Ce à quoi s'attaque la justice ne fera la "une" d'aucun journal télévisé : la douleur de la séparation engendre des cris, non des images. Avoir "désorganisé le groupe", comme dit le juge, ou "démantelé une structure anarcho-autonome clandestine", comme dit la sous-direction antiterroriste, c'est dans ces termes que se congratulent les tristes fonctionnaires de la répression, grises Pénélope qui défont le jour les entités qu'ils cauchemardent la nuit.

« Poursuivis comme terroristes pour détention de fumigènes artisanaux au départ d'une manifestation, Ivan et Bruno ont préféré, après quatre mois de prison, la cavale à une existence sous contrôle judiciaire. Nous acculer à la clandestinité pour simplement pouvoir serrer dans nos bras ceux que nous aimons serait un effet non fortuit de la manoeuvre en cours.

« Ladite "affaire de Tarnac", l'actuelle chasse à l'autonome ne méritent pas que l'on s'y attarde, sinon comme machine de vision. On s'indigne, en règle générale, de ce que l'on ne veut pas voir. Mais ici pas plus qu'ailleurs il n'y a lieu de s'indigner. Car c'est la logique d'un monde qui s'y révèle. A cette lumière, l'état de séparation scrupuleuse qui règne de nos jours, oú le voisin ignore le voisin, oú le collègue se défie du collègue, oú chacun est affairé à tromper l'autre, à s'en croire le vainqueur, oú nous échappe tant l'origine de ce que nous mangeons, que la fonction des faussetés, dont les médias pourvoient la conversation du jour, n'est pas le résultat d'une obscure décadence, mais l'objet d'une police constante.

« Elle éclaire jusqu'à la rage d'occupation policière dont le pouvoir submerge les quartiers populaires. On envoie les unités territoriales de quartier (UTEQ) quadriller les cités; depuis le 11 novembre 2008, les gendarmes se répandent en contrôles incessants sur le plateau de Millevaches. On escompte qu'avec le temps la population finira par rejeter ces "jeunes" comme s'ils étaient la cause de ce désagrément. L'appareil d'Etat dans tous ses organes se dévoile peu à peu comme une monstrueuse formation de ressentiment, d'un ressentiment tantôt brutal, tantôt ultrasophistiqué, contre toute existence collective, contre cette vitalité populaire qui, de toutes parts, le déborde, lui échappe et dans quoi il ne cesse de voir une menace caractérisée, là oú elle ne voit en lui qu'un obstacle absurde, et absurdement mauvais.

« Mais que peut-elle, cette formation? Inventer des "associations de malfaiteurs", voter des "lois anti-bandes", greffer des incriminations collectives sur un droit qui prétend ne connaître de responsabilité qu'individuelle. Que peut-elle ? Rien, ou si peu. Abîmer à la marge, en neutraliser quelques-uns, en effrayer quelques autres. Cette politique de séparation se retourne même, par un effet de surprise: pour un neutralisé, cent se politisent; de nouveaux liens fleurissent là oú l'on s'y attendait le moins; en prison, dans les comités de soutien se rencontrent ceux qui n'auraient jamais dû; quelque chose se lève là oú devaient régner à jamais l'impuissance et la dépression. Troublant spectacle que de voir la mécanique répressive se déglinguer devant la résistance infinie que lui opposent l'amour et l'amitié. C'est une infirmité constitutive du pouvoir que d'ignorer la joie d'avoir des camarades. Comment un homme dans l'Etat pourrait-il comprendre qu'il n'y a rien de moins désirable, pour moi, que d'être la femme d'un chef ?

« Face à l'état démantelé du présent, face à la politique étatique, je n'arrive à songer, dans les quartiers, dans les usines, dans les écoles, les hôpitaux ou les campagnes, qu'à une politique qui reparte des liens, les densifie, les peuple et nous mène hors du cercle clos oú nos vies se consument. Certains se retrouveront à la fontaine des Innocents à Paris, ce dimanche 21 juin, à 15 heures. Toutes les occasions sont bonnes pour reprendre la rue, même la Fête de la musique. »

Yildune Lévy, inculpée.

(1) Il manque assurément au vocabulaire français un verbe pour désigner la passion que met un assis à rendre, par mille manœuvres minuscules, la vie impossible aux autres. Je propose d'ajouter pour combler cette lacune à l'édition 2011 du Petit Robert le verbe "fragnoler" d'oú découlent probablement le substantif "fragnolage", l'adjectif "fragnolesque" et l'expression argotique "T'es fragno !" dont l'usage est attesté et ne cesse de se répandre.

Glenn Beck
"L'Insurrection qui vient" diabolisé aux States
Jeudi 02 Juillet 2009
Ecoutez et regardez Glenn Beck, chroniqueur coté à la chaîne américaine ultraconservatrice Fox News. Vous n'en croirez pas vos yeux et vos oreilles !


Voilà une pub inattendue pour la sortie américaine imminente du livre qui a empêché Michèle Alliot-Marie de dormir...
La traduction anglaise - The Coming Insurrection - doit être publiée aux Etats-Unis début août, aux presses du Massachussets Institute of Technology.
Lors de son show - en version traduite par Libé ci-dessus - Glenn Beck lit des extraits du livre sur fond d'images d'émeutes en France et de manifestations au Japon ("Ils ne font pas ça, normalement, les Japonais!", s'étrangle-t-il).
Pour le chroniqueur -qui annonce emmener le livre en vacances- il est urgent de lire l'Insurrection qui vient afin de connaitre ses ennemis".
Autres articles sur Julien Coupat
Merci à Charles Tatum pour le tuyau

Equipées et escapades
Rencontres
Bamboula anarcho-pâtissière à Maastricht
Musée des bons enfants à Maastricht Vendredi 26 Juin 2009

Dans le cadre de l'expo "Exile on Main St." regroupant neuf plasticiens américains francs-tireurs, vous êtes invités le 16 juillet, à 20h30, au Musée des bons enfants de Maastricht à la fiesta "Cream and Punishment". Au programme : la roue de la fortune de Jan Bucquoy, le point sur les gloupinades de Noël Godin et les chansons de révolte de Fanchon Daemers. Devraient aussi participer aux agapes Jacques Charlier, André Stas, le capitaine Longchamp et les éditions Yellow Now.

Friponneries
Un clip porno signé Benoît Poelvoorde

Livres
La meilleure histoire de la contre-culture
Ruons-nous sur l'Aventure hippie (Lézard, 2000, avec une postface de mézigue, et 10/18, 2004) !
Magistralement écrit et prodigieusement illustré, le bouquin n’a qu’un défaut, il porte mal son titre car il nous offre bougrement plus que ce qu’il nous promet de mieux. Ce n’est pas seulement, en effet, le phénomène zippie que le Jean-Pierre Bouyxou et Pierre Delannoy nous racontent de la plus fouillée, de la plus palpitante et de la plus rigolboche manière, c’est toute la déferlante “soixante-huit hard” en soi dont il ne constituait qu’un des aspects.
Certes, nos auteurs remplissent d’abord leur contrat au petit poil.
Ainsi on apprend à ne plus confondre le hipster, “mec à la coule, à la limite du voyou et du bohémien” préfigurant dans les années 55 le flower child, avec le beatnik des sixties vomi par Hemingway, avec le hippie pur jus pur sucre fuyant dès 1966 la new left, avec le digger utopiste lançant les restos gratos en 67 dans Golden Gate Park, avec le yippie émeutier des années-barricades, avec l’acid head hirsute de la Woodstock generation, avec le freebie, le tout dernier venu des “desaffiliated”, avec le D Man “qui considère la pratique de la zone comme une philosophie de la résistance au système”, ou avec le plastic hippie ne s’éclatant que le week-end. On survole ensuite l’histoire des communautés freakies, des expériences pionnières (qui, au début du siècle, pouvaient durer jusqu’à 33 ans comme la Ferrer Colony du New Jersey alors que, dans la France pompidolienne, une communauté rurale tient le coup en moyenne treize mois et six jours, et qu’une communauté urbaine passe rarement le cap des six mois et demi !) à la Commune Libre de Christiana, à la lisière de Copenhague, oú mille brothers et sisters, et trois cent toutous, s’essaient toujours à la vie autre sur vingt-deux hectares, en passant par les free clinics anti-psy, les bourses souterraines d’échange, les groupes d’affinités de combat, les crash pads amerloques (auberges espagnoles beat), les ateliers d’art-thérapie, les collectifs de camaraderie amoureuse, les squatts flashy ou les tribus itinérantes à la Hog Farm. Puis, on reçoit son “bréviaire de voyage hip” pour visiter les cités radieuses du Népal et des Andes ou les clubs Sun and Smoke d’Ibiza et de Marrakech. Avant d’assister aux bad trips des “guerrilleros de la shooteuse” et aux “éclateries” youpitantes de la psychedelic Venus Church oú tous les sexes présents sont enduits de miel.

Mais ce n’est là qu’un juteux début. Une fois que notre duo d’enfer a exploré sous tous les points de couture le Hippyland en collant une purge au passage à bien des clichetons (celui, par exemple, du junkie invariablement décrépit), il nous entraîne dans un travelling vertigineux sur les innombrables visages en lames de cisaille de l’esprit de rupture 60-75.
Revivent du coup dans tous leurs éclats de tonnerre les divers courants subversifs qui jaillissaient alors (provos, situs, maos-spontex, gouines rouges, terroristes pâtissiers…).

Et, sont retracées avec jubilation toutes les grandes épopées parallèles de ces temps-là :
* l’épopée de la nova press (des chroniques écolos fanas de Fournier, qui préféra crever à trente berges plutôt qu’on lui pose sur le coeur une prothèse en “plastoque”, aux reportages “gonzo” requérant selon Hunter S. Thompson - l’âme damnée de la free press US - “le talent d’un maître journaliste, l’art d’un photographe et les couilles en bronze d’un acteur”);
* celle de la littérature drop-out (de Duprey-Fourier-Tolkien à Baudrillard-Spinrad-Vaneigem);
* celle de la zizique planante (du Spirits Rejoice d’Albert Ayler, qui dérouille la Marseillaise, aux provocs rock punk des New York Dolls);
* celle de l’architecture psychédélique (des dômes géodésiques habitables de Lloyd Kahn “à bricoler sur pilotis” aux immeubles balldeurs sur pieds télescopiques du groupe conceptuel british “Archigram”;
* celle du cinoche déjanté : du Trip de Roger Corman et Jack Nicholson totalement interdit en France à l’Esquizo brindezingue de l’urbaniste Ricardo Bofil (1971) qui a mis vingt et un ans pour décrocher un distributeur à Paris et qu’on n’a toujours pas vu chez nous);
* celle du [rouge]théâtre-happening [/rouge](du Paradise Now insurrectionnel du Living aux égorgements d’oies dans le pipi-caca-vomi d’Otto Muehl);
* ou celle du comix destroy (des bédés cracras de Crumb et Shelton à la Vie amoureuse de saint Georges Bataille, écrivain cul bénit de Domingo et Vasco).
Jamais lourdingue, toute cette débauche d’infos spitantes sur la grande ribote contre-culturelle peut se lire d’une seule lampée aux sons du Sympathy for the Devil de Mick Jagger et avec quelques jointos pour le trajet.

L’Aventure hippie est un livre dangereux car il nous file foutrement l’envie de “secouer l’oreiller de la fatalité” (Karl Krauss) pour repartir sur les routes les plus soûlantes Sous-titre : Hip Hip Hip Hourrah !


Téloche
La Partouze de M. Manatane
Le sketch La Partouze interprété par Benoît Poelvoorde, Edith Le Merdy et Noël Godin est l'un des 33 épisodes de la louftingue série culte Les Carnets de M. Manatane écrite par Ben et Pascal Lebrun et diffusée à Nulle Part ailleurs entre 1997 et 1998. Dans le coffret des 3 DVD Manatane, on trouve aussi les 26 épisodes de l'époilant feuilleton poelvoordesque Jamais au grand jamais, les gags sinoques des Nuits extra-terrestres et des Nuits belges de Canal + et une pléthore de bonus à se les tordre.


Bons Voeux
Bonne année 2009 par Benoît Poelvoorde

Livres
Les carnets de M. Manatane

On pleure souvent de rire avec un Points printanier fouteur de bordel, Les Carnets de Monsieur Manatane.
Soit l’intégrale des sketches malotrus mitonnés il y a dix ans pour Nulle part ailleurs par Benoît Poelvoorde (et son « désaltère égo » belge Pascal Le Brun) qui reste ce que le dissolu Ben nous a livré de plus tordboyautant (mise à part, bien sûr, l’équipée C’est arrivé près de chez vous).
Je vais jusqu’à tenir, troun de l’air !, cette soixantaine de scénettes frappadingues explosant tous les tabous pour ce qui s’est fristouillé de mieux à la téloche depuis Desproges et l’Averty des Raisins verts (hormis, pour sûr, le génial Centre de visionnage déboussoleur d’édouard Baer et les profanations grolandaises).
En bonus, un épisode interdit, « La Thaïlande » (un pays oú l’on voit curieusement des petits traîne-misère de dix ans se promener avec des Rolex) et la lettre ostrogothe de M. Manatane au big boss d’Albin Michel désirant l’éditer (« Je veux tes bottes, ton blouson, ta moto, ta secrétaire… ») qui « mit un terme brutal » aux tractations.

Pour Jacques Charlier
Guérilla anti-censure
Les 100 sexes s'exposent
Lundi 15 Juin 2009

Palais des Beaux-Arts
16 Juin - 13 Septembre 2009
Musée Félicien Rops à Namur
19 Juin - 13 Septembre 2009
MuHKa Antwerpen
29 Juin - 29 Juillet 2009



En avant la zizique !
"Pour en finir avec le travail" de Jacques Le Glou


Jacques Le Glou est le détourneur de goualantes le plus au poil. Numéro un perpétuel au top-twenty de la révolte sans écluses, son 33 tours Pour en finir avec le travail (Vinyl, 1974. CD, 1998, 2008) est la galette que les amis des lois ont le plus souhaité mettre hors d'état de luire. Mis sens dessus dessous par les voix de Michel Devy, Jacques Marchais et Vanessa Hachloum, alias Jacqueline Danno, on peut y écouter foutativement : L'bon Dieu dans la merde que Ravachol entonna à tue-tête en montant sur la butte et La Java des bons enfants écrite par Guy Debord, la bouleversante Makhnovstchina adaptée par Etienne Roda-Gil; la meilleure soixante-huiterie chantante, celle du groupe d'intervention du CMDO (Comité pour le maintien des occupations) fricassée par Alice Becker-Ho : "Le vieux monde et ses séquelles, Nous voulons les balayer. Il s'agit d'être cruels, Mort aux flics et aux curés."; Les Journées de mai, un coup de sombrero des amigos de Durruti aux barricades de Barcelone 1937; la magnifique La Vie s'écoule de Raoul Vaneigem; et trois super-super détournements à l'anhydride sulfurique SO3 de Jacques Le Glou :
Il est cinq heures (1968), sur l'air du tube parolé par Jacques Lanzman, musiqué et miaulé par Jacques Dutronc : "Les blousons noirs sont à l'affût, Lance-pierres contre lacrymogènes, Les flics tombent morts au coin des rues, Nos petites filles deviennent des reines."
La Mitraillette (1969), sur l'air du saucisson La Bicyclette, parolé par Pierre Barouh, musiqué par Francis Lai, déflasqué par Yves Montand : "Curés, salauds, patrons, pêle-mêle, Vous n'aurez pas longtemps vie belle."
Et Les Bureaucrates se ramassent à la pelle (1973), sur l'air des Feuilles mortes de Prévert et Kosma : "Tu vois, il faut s'organiser Pour ne plus jamais travailler."

Puisse le compère Le Glou, en nous dépravant encore bien d'autres smash hits, continuer à oeuvrer pour "que le projet révolutionnaire devienne plus romantique et surtout plus criminel".

Livres
Vaneigem fait feu sur la justice bourgeoise
Ni pardon ni talion de Raoul Vaneigem (La Découverte) démontre splendidement que la justice moderne, c’est de la couille puisque, dans le meilleur des cas, elle se « borne à limiter les excès d’un système inhumain ». Que, dans une ambiance « plus jamais ça ! », le spectacle faux-cul des procès des crimes contre l’humanité du passé se déroule sur fond de barbaries d’aujourd’hui (Sierra Leone, Afghanistan, Somalie, Tchétchénie, Algérie, Darfour, Irak, Rwanda, Gaza…) agréées par « les régimes démocratiques qui ont stipendié les procureurs et les bourreaux » de ces procès. Qu’il n’y a que l’exaltation de la vie dans la révolte et la fiesta qui peut nous libérer de la servitude volontaire ou non. Mais, « la haine, selon Vaneigem, enchaînant à son objet sans en délivrer », c’est sans qu’on la laisse nous aimanter que le pamphlétaire nous convie à dégommer le cynisme néolibéral. Je veux bien, moi, Raoul. Si ça peut te faire plaisir, lors de la prochaine insurrection libertaire, qui ne saurait tarder, c’est flegmatiquement, amènement, en pouffant, que nous brandirons sur une pique la tête de Berlusconi ornementée par les roupettes des patrons du Medef.

Rébellions burlesques
Canular géant : un faux International Herald Tribune
New York Mercredi 17 Juin 2009


Today a million copies of the International Herald Tribune were distributed that were dated 6 months from now… after the Copenhagen climate talks.
Aujourd'hui, 6 mois avant la Conférence de Copenhagen sur le climat, un million d'exemplaires de l'International Herald Tribune ont été distribués.
In a front-page ad in today’s International Herald Tribune, the leaders of the European Union thank the European public for having engaged in months of civil disobedience leading up to the Copenhagen climate conference that will be held this December. “It was only thanks to your massive pressure over the past six months that we could so dramatically shift our climate-change policies…. To those who were arrested, we thank you.”
Dans un encart de la Une du journal, les leaders de l'Union européenne remercient la population européenne d'avoir opté pendant des mois pour des actes de désobéissance civile qui ont conduit à la conférence de Copenhague sur le climat de décembre 2009. "C'est uniquement grâce à votre pression massive de ces derniers six mois que nous avons radicalement changé nos politiques en matière de changement climatique... Nous remercions particulièrement les activistes qui ont été arrêtés."

There was only one catch: the paper was fake.
Seulement, il y a un hic : le journal est un faux.



Looking exactly like the real thing, but dated December 19th, 2009, a million copies of the fake paper were distributed worldwide by thousands of volunteers in order to show what could be achieved at the Copenhagen climate conference that is scheduled for Dec. 7-18, 2009.
Ressemblant à s'y méprendre au vrai quotidien, mais daté au 19 décembre 2009, le faux journal a été distribué à un million d'exemplaries dans le monde entier par des milliers de volontaires afin de montrer ce qui pourrait être accompli à la conférence de Copenhagen sur le climat prévue du 7 au 18 décembre 2009.
The effort was orchestrated through a joint effort bythe always amazing Yes Men and Greenpeace.
Le canular a été orchestré de concert par les toujours surprenants Yes Men et par Greenpeace.
The paper describes in detail a powerful (and entirely possible) new treaty to bring carbon levels down below 350 parts per million - the level climate scientists say we need to achieve to avoid climate catastrophe. One article describes how a website,http://BeyondTalk.net, mobilized thousands of people to put their bodies on the line to confront climate change policies - ever since way back in June, 2009.
Le journal passe au crible un traité enfin efficace (et tout à fait réalisable) visant à ramener les niveaux de carbone en dessous de la barre de 350 parts par million, niveau qu'il faut atteindre selon les scientifiques du climat pour éviter une catastrophe climatique. Un autre article décrit comment un site http://beyondtalk.net a mobilisé depuis juin 2009 des milliers de gens pour faire front massivement contre les actuelles politiques de changement climatique.
Although the newspaper is a fake (its production and launch were coordinated by Greenpeace), the website is real. Beyondtalk.net is part of a growing network of websites calling for direct action on climate change, building on statements made in recent months by noted political figures. (For example, in September Nobel laureate Al Gore asserted that "we have reached the stage where it is time for civil disobedience to prevent the construction of new coal plants.")
Bien que le journal soit un faux (son édition et son lancement ont été coordonnés par Greenpeace), le site web est bien réel. Beyondtalk.net fait partie d'un réseau grandissant de sites appelant à l'action directe en matière de changement climatique s'appuyant sur les déclarations récentes d'éminentes personnalités politiques. (Même le lauréat du prix Nobel Al Gore a affirmé en septembre qu' "au point oú on en était, il était temps que des actes de désobéissance civile empêchent la construction de nouvelles mines de charbon.")

"Non-violent civil disobedience has been at the forefront of almost every successful campaign for change," said Andy Bichlbaum of The Yes Men, who helped write and edit the newspaper and are furnishing the technology for BeyondTalk.net. "Especially in America, and especially today, we need to push our leaders hard to stand up to industry lobbyists and make the sorts of changes we need."
"La désobéissance civile non violente a été en première ligne de presque toutes les compagnes réussies pour un changement", souligne Andy Bichlbaum des Yes Men qui a écrit et mis en page le journal et qui a équipé technologiquement BeyondTalk.net. "Particulièrement en Amérique et aujourd'hui surtout, il faut pousser au cul nos leaders pour qu'ils tiennent tête aux lobbyistes de l'industrie et procèdent à la série de changements dont nous avons besoin."


Livres
Le pire des pires des romans d'amour. Grandiose !
Suite aux manigances galopines d'André Stas, les éditions des Cendres exhument le roman d'amour le plus désolant de l'histoire de la littérature : Plutôt la mort de Léon Boudin (années 1930).

Tout y est aussi inouïment aberrant que dans les passages suivants harponnés au hasard : « Un rictus de haine sur sa figure ostrogothique »; « Au dehors le vent se férocisait »;
« Elle enfonçait cette lame dans son coeur unisperme ». Ou que dans cette déchirante scène romanesque dont se délectait André Blavier : «"Je te veux, hurlai-je éperonné par le paroxysme de mon ivresse amère et de ma fin sexuelle; je te veux, par ton approbation ou par la violence, tu es chez moi, tu es à moi, je t'aime, tu m'aimes, tu m'es promise, je ne veux plus attendre, j'ai peur de te perdre, je te veux, je te veux." Mes lèvres visqueuses baisèrent longtemps les siennes. La violette frayeur de mon attitude menaçante la mettait dans un état d'immobilité inerte comme si elle fut morte. Elle ne parlait pas. me regardait avec de grosses larmes qui s'égouttaient de ses yeux et dans une voix imprimée de convulsifs sanglots, elle s'écria : "Je suis donc au monde pour être la proie de la menace... Eh bien, non, je mourrai plutôt que d'être débridée par violence, à moi : la Camarde!"»

Collage d'André Stas

En avant la zizique !
La Vie s'écoule de Raoul Vaneigem
Voici une splendide excitation au "fragging" (exécution des officiers par leur piétaille) écrite par le situationniste belge Raoul Vaneigem dans les années-barricades.Elle faisait partie, en 1974, des goualantes d'agit prop du 33 Tours de Jacques Le Glou : Pour en finir avec le travail. Elle fuse aujourd'hui de la bouche de volcan de la belle amazone du désordre Fanchon Daemers.





Noël Godin
Noël Godin fait des siennes
Harangue imprécatoire
Centrale électrique de Bruxelles Mercredi 04 Fvrier 2009






C'est dans le cadre de l'expo "Toute cruauté est-elle bonne à dire ?", à la Centrale électrique du centre de Bruxelles, que Noël Godin a déchiré la cartouche en alexandrins contre la Belgique patriotoquarde.

Friponneries
La vraie nature de Nadine Morano
Samedi 06 Juin 2009






Merci à Jérôme Bourdellon , le Ray Ventura de la music action réfractaire !



Chansons
La Crème infernale (2004) d'André Stas
Sur l’air de « l’Internationale »

Gloup-gloup ! Les cornichons abondent,
Les snobs, les pompeux, les gourmés ;
De leurs discours ils nous inondent :
Vont-ils donc tous déguster…
Du pavé, faisons table rase :
Pleuve la chantilly partout !
Cracks nauséabonds, c’est l’orage :
Entartons tous les « du-culs-trous » !

Refrain :
C’est la Tarte Fatale :
Gloupons-nous, et demain,
La crème Inferna-a-a-le
S’abattra de nos mains.

C’est agréable et c’est utile.
Quel panard, Le Gloupier ; quel pied !
Entartons tous les imbéciles,
Du premier jusqu’aux derniers.
Sans répit, s’écrase la crème
Sur le faciès et dans les cous.
En avant pour le Grand Poème :
Faisons leur fête aux crétins mous.

Vieux birbes, épargnez-nous vos râles :
Gare à l’attentat pâtissier !
La chantilly est très morale :
Il en est à qui elle sied !
Charlatans, ténors simiesques,
Flics ou curés, ça craint pour vous !
L’entarteur est rocambolesque,
Il se rit des Grands Manitous.

B.-H.L., nous l’aurons encore,
A l’aéroport ou au zoo,
Tant qu’i’ n’chante pas, ce matamore,
« L ‘Nouveau chapeau de Zozo ».
Doctoraux, l’ombre gloupinesque
S’étend sur vous : Tremblez partout !
Vivent les numéros burlesques,
Bill Gates, le Pape ou Chevèn’mou…

Vilains canards
Les Cahiers de l'Institut
La nef des fous littéraires
Mais qu’est-ce qu’un fou littéraire, mille bombardes ? Planche scientifiquement sur le sujet depuis quelques mois l’invraisemblable (quoi qu’il existe vraiment !) Institut International de Recherches et d’Exploration sur les Fous Littéraires, Hétéroclites, Excentriques, Irréguliers, Outsiders, Tapés, Assimilés, sans oublier les autres… Ne loupez pas les deux premiers numéros de leur boyautant bulletin bi-annuel pris en mains par leur « section des sciences inexactes », les articles savants loufs-loufs publiés « n’engageant que l’irresponsabilité de leurs auteurs ». Parmi ceux-ci, aux côtés du "philanthropaphage" Paulin Gagne et du puits de science Umberto Eco qui s'arrête sur André Blavier, "le découvreur de fous", on retrouve comme de bien entendu André Stas. Signalons également aux amateurs de littérature timbrée L’Empire impérial de Robert Florkin, inventeur d’une échelle rivale de l’échelle de Richter destinée à mesurer la connerie au moyen d’une unité appelée le « claudel ». Et puis l’effarant Catalogue d’une remarquable et nombreuse collection de livres brouettiques provenant de la bibliothèque de feu M. Robert H*** (Librairie Champavert, Toulouse) qui recense et commente 280 ouvrages mettant en vedette des brouettes ! Et puis encore, le guide pratique du Dr Lichic Comment abandonner convenablement son chien durant les vacances (L’Hélicon) se couronnant par une précieuse recette d’Ambroise Paré pour guérir les plaies : « Faire bouillir des chiots nouveaux-nés dans de l’huile de Lys (…) ».


Livres
Un polar anarcho-pataphysicien d'André Stas








Dernier surréaliste belge de combat, collagiste scabreux proche de Topor, pilier du bar clandestin du Collège de Pataphysique, André Stas, qui adore s’infiltrer en petite tenue dans les défilés de majorettes en vue d’en désaxer la bonne marche, sort aux éditions des Cendres un fort corrosif polar oulipien qui a décroché le Prix de l'humour noir 2009. Neuvième aventure du libraire omniscient bordélique Pierre de Gondol (dont la Baleine publia les autres enquêtes avant sa déconfiture) Entre les poires et les faux mages nous entraîne chez les « fous littéraires » et les
« amoureux pervers polymorphes » des bouquins dévissés. Ce qui devrait « en coller plus d’un au plafond » comme le prédit le romancier noir Jean-Bernard Pouy dans son introduction. Extrait d’une des bafouilles pimentant l’ouvrage :
« Ma pauvre Lola, ainsi tu es passée à la casserole. Je t’avais pourtant bien recommandé de ne jamais te trouver seule avec un missionnaire ».

En avant la zizique !
L'enjôleur Chant des abîmes de Fanchon Daemers
1. HYMNE DELPHIQUE A APOLLON (ATHENAIOS, vers 138 av. J.C.)
2. LE MAL D'AMOUR EST UNE MALADIE (Anonyme)
3. L'EPIGRAMME D'ISCHIA (Grèce antique, 8ème s. av. J.C, d'après Denise Jourdan-Hemmerdinger)
4. PRIERE (Antonin ARTAUD/ Jean-Frédéric KIRJUHEL)
5. LE CHANT DES TREPASSES (Traditionnel breton. " Barzaz Breiz ")
6. LA MEMOIRE ENFOUIE (Fanchon Daemers)
7. DEVOIR (Jean-Frédéric KIRJUHEL, extrait de l'œuvre " Fragments Epiques ")
8. PROPHETIE DE GWENC'HLAN (Traditionnel breton. " Barzaz Breiz ")
9. LA BLANCHE BICHE (Récit chanté de la tradition orale celtique)


10. LE MAL D'AMOUR EST UNE MALADIE (Anonyme)
11. LE BAISER DE LA NUIT (Fanchon Daemers)
12. PLAINTE DE TECMESSA (Grèce antique, 3ème s. av. J.C.)
13. INVOCATION A APHRODITE (SAPPHO/ Jean-Frédéric KIRJUHEL)
14. VOULEZ -VOUS QUE JE VOUS CHANTE ? (Trouvère anonyme)
15. CHANT LAKOTA (Traditionnel des Indiens Lakota)
16. L'ETERNITE (Arthur Rimbaud/ Jean-Frédéric KIRJUHEL)
17. EPITHAPHE DE SEIKILOS (Grèce antique, vers le 1er siècle)
18. LE MAL D'AMOUR EST UNE MALADIE (Anonyme)
19. UN DESIR (Fanchon Daemers)


Pour recevoir le CD, écrire à chantlibre@skynet.be

Livres
Les trois derniers philtres d'amour de Nelly Kaplan

Nelly Kaplan, la réalisatrice pyromanesque du film émeutier libératoire culte des années 68 La Fiancée du pirate, ne désarme pas. Elle sort au Rocher un double livre fracassant.
Côté pile, c’est Mon Cygne, mon signe, soit la correspondance pour le moins frénétique qu’échangèrent entre 1954 et 1964 le génial cinéaste visionnaire Abel Gance (La Roue, Napoléon, J’accuse) et sa girl friend et collaboratrice-choc, « la jeune panthère indomptable » Nelly Kaplan.
Côté face, c’est Et Pandore en avait deux !, un très envoûtant suspense factieux à clés multiples magnétisé par les spectres narquois de Lautréamont et de Mandriargues qu’on ne doit surtout pas trouver féerique.
« J’ai les fées en horreur, elles ne sont que des sorcières qui n’ont pas réussi ».

Dotée de l'alléchant titre «Ecris-moi tes hauts faits et tes crimes», la correspondance de Nelly avec l'écrivain onirico-érotique André Pieyre de Mandriargues (1962-1991, Tallandier), ébouillante également les normalités-flics.

Livres
Une vraie étude sur l'Ed Wood du ciné belge





Jean-Jacques Rousseau cinéaste de l’absurde orchestré par Frédéric Sojcher : C’est à n’y pas croire. Le livre de cinéma le plus sinoque de l’année axé autour du plus navrant réalisateur siphonné de tous les temps connu juste de quelques incurables cinémaboules paraît aux austères éditions universitaires Klinksieck ! C’est pourtant sur cet ensemble ébahissant qu’il faut se ruer en toute priorité. Car c’est un ouvrage collectif tout à fait génial. Escortent, en effet, un abécédaire juteux du cinoche rousseauiste et une filmo pointilleuse à pleurer de rire de ses 39 films, des analyses poivrées de son œuvre par Jean Louvet, Nadine Monfils, Jean-Pierre Bouyxou, mézigue et quelques autres fondus, d’innombrables entretiens zinzins avec le sujet du livre, des documents de travail biscornus et des témoignages en rafale des intrépides zozos de la troupe du cinéaste de Courcelles.

Livres
Place au satanisme libertin




Cold love, satanic sex and funny suicide de Théophile de Giraud (le-mort-qui-trompe).
Il est devenu malaisé aujourd’hui de choquer toniquement.
Le désopilant et surdoué frigousseur du déjà scandaleux L’Art de guillotiner les procréateurs (même éditeur) réussit magnifiquement son esclandre en présentant son documentaire « sur le peuple des cold-wave-after-punk-gothico-fétichiste-anarcho-antinatalistes et libertins » comme un hymne à la haine de la famille, à l’incitation au meurtre, à la sexualité épileptique ou au découpage des bébés à la scie sauteuse donnant envie « de se trancher les veines en se masturbant ».


Livres
La vie est belge




La Vie est belge de Jan Bucquoy(Michalon). Introduits par la macralle Corinne Maier, les mémoires de Bucquoy sont farcis d’anecdotes hilarantes, de descriptions inattendues (« Elle avait le cul de Luis Mariano dans Le Chanteur de Mexico et la bouche de Marguerite Duras avant la Libération ») et d’appels à la réinvention cocasse immédiate de nos vies dans le foutre et la picolade.

Livres
Jan Bucquoy illustrated


Editée par la galerie 100 titres (2, rue Alfred Cluysenaar, B-1060 Bruxelles) et par les valeureux turlupins liégeois de Yellow Now (15, rue François Gilon, B-4367 Crisnée), préfacée avec mordant par Corinne Maier, la monographie Jan Bucquoy illustrated convie somptueusement au "dérèglement de tous les sens" exalté par Rimbaud. On nous y réserve au moins une surprise iconoclaste ébouriffante par demi-page.

Livres
Le Zizi sous clôture inaugure la culture
Robert Dehoux, qui s’est fait le chantre du bouchage nocturne de serrures antipathiques (commissariats, sanctuaires, banques, cabinets d’huissiers de justice…) à l’aide de bêtes allumettes coupées dans le sens de la longueur, a fricassé le dévastateur manifeste des anti-ethnologues déchaînés. Le Zizi sous clôture inaugure la culture (L’âge d’Homme) file une purge aux préceptes-mêmes de l’économie marchande, du pouvoir hiérarchisé, de « la fabrication des responsables » avec à la fois l’impitoyable radicalité critique d’un Baudrillard et la drôlerie déflagrante d’un Daniel Prévost.
« Ayons le sens de l’irresponsabilité ! » clame Dehoux, « éventons les secrets ! »,
« Bousillons les clôtures ! », « évadons-nous de nos cellules familiales !»,
« Détraquons ce qui nous traque ! », « Faisons dérailler le train-train quotidien ! »

Livres
Le livre d'or des non-parents





No Kid
de Corinne Maier (Michalon, réédité en J'ai lu). Un livre-cata pour les pondeuses de gosses. Puisque, à la hauteur de sa sulfureuse réputation, Corinne Maier leur lance à la tête quarante excellantes raisons de ne pas avoir d'enfant : "L'enfant est un tue-le-désir qui sonne le glas de vos rêves de jeunesse". Et "c'est un allié objectif du capitalisme." "Les familles, c'est l'horreur." "L'Ecole, c'est un camp disciplinaire avec lequel il faut pactiser."

Livres
Le script original de Louise Michel


Louise-Michel de Benoît Delépine et Gustave Kervern (éd. Danger public) : Agrémenté de croquis ébranlants de Pascal Sabaté, le scénario intégral de Louise Michel, la comédie française la plus bandatoirement pétroleuse depuis le Bof ! de Claude Farroldo en 1971 et les fantaisies va-t'en-guérilla de Jean-Pierre Mocky avec Bourvil.
.

Livres
Les propositions salvatrices de Gus Kervern



Illustré pernicieusement par Lefred Thouron, le Rapport Gustave Kervern comportant 50 propositions pour sauver votre pouvoir d’achat (éd. Danger public) est à se les tordre. Recyclez les médocs harponnés dans des poubelles de pharmacie ! Revendez vos huîtres vides après en avoir recollé les coquilles ! Faites caca avec des pailles pour économiser le pécul ! Dans les supermarchés, remplacez les vrais codes-barres par des faux ! Gavez de maïs vos mamies, ça vous fera bientôt un délicieux foie gras de 12kg à déguster en famille !

Livres
Le Journal de bord de Manchette


Journal 1966-1974 de Jean-Patrick Manchette (Gallimard) : Un événement. Car l’auteur de ce journal inédit est à la fois, pour rappel, le meilleur fricasseur de polars rouge et noir ultralucides et tranchants ayant officié en France et le plus radicalement clairvoyant des critiques cinématographiques et littéraires qu’on ait connu. Et ici, le nez fourré dans son calepin, à chacune de ses notations caustiques prises à vif, quand ça le démangeait, sur l’actualité, le cinéma, la zizique, les livres ou sa vie personnelle, on se régale souverainement. D’autant mieux que Manchette se refuse à écrire quand il se croit malheureux. « Le chagrin rend stupide. Il ne faut pas écrire de stupidités. »

Livres
Tout Desproges



Tout Desproges (Seuil) : Pour vous fendre la pêche ad vitam aeternam, l’œuvre plus que complète, découpée chronologiquement sans aucune coupe et agrémentée d’un cahier de photos inédites et d’un DVD, du plus gondolant « tueur à gags » de tous les temps. « A trop manger sa mère, on devient orphelin. » « Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires. »
Desproges est vivant (Points) : Mijoté par le cher professeur François Rollin, un digest thématique fute-fute du livre précédent introduit par 34 saluts à l’artiste de tout calibre (Bedos, Chabat, De Caunes, Renaud, Tignous, Jackie Berroyer, Jean Dujardin, José Garcia, Stéphane Guillon, Luis Rego…). « Si vous piquez, n’embrassez pas les nouveaux-nés dans les berceaux. Une poignée de main suffit. ».

Cinéma
Pic Pic hourrah !
Mardi 09 Juin 2009
Panique au village des trublions belges Stéphane Aubier et Vincent Patar, alias Pic Pic André, qui sort en Belgique le 17 juin et en France début octobre est, pour nous, le long métrage d'animation le plus poilant de toute l'histoire du cinoche. Car, réduisant en cannelle tous les principes des dessins animés de grande durée (présentation pénarde des personnages, intrigue linéaire, progression dramatique ascensionnelle, dialogues lumineux, répartition harmonieuse des effets et des ingrédients, parcimonie des gags loufoques, ambiance générale diététique), les Pic Pic ont fait du Pic Pic. C'est-à-dire qu'envoyant dinguer règles et accoutumances, ils ont opéré comme si leur grand oeuvre était un de leurs géniaux petits cartoons brindezingues en dynamitant tous les points de repères narratifs, psychologiques et moraux, en déradant dans le nonsense le plus désaxant, en multipliant d'un bout à l'autre du périple les gags siphonés, en n'accordant aucun répit aux spectateurs.
Véritable attentat chabraque contre l'esprit de raison mettant notre planète en coupe réglée et contre le misérabilisme familial, l'astéroïde Panique au village devrait donc complètement déboussoler une forte partie des stupides parents qui accourront le voir avec leur marmaille comme si c'était du Wallace et Gromit. Puissent-ils ne jamais se remettre de cette projection !

Et hop ! Un petit tour sur leur site.

Tartophilie
Récup : la tarte design

Noël Godin
Noël Godin fait des siennes
Le talk-show sur la provoc qui a dégénéré
Bruxelles - 1992
Invisible depuis 17 ans, voici l'émission historique qui a mis fin fulguramment aux débats en direct à la téloche belge. Très imprudemment, ce soir-là, le Dechavanne belge Hervé Meillon avait invité, sur la chaîne des familles RTL, dans son très regardé "Entre Nous", quatre "Rois de la provoc" : Jan Bucquoy, Le Professeur Choron, Noël Godin et Jean-Yves Lafesse. Le scandale fut retentissant dans le pays.

1992 enHerve Meillon: La provocation ! from CHRISTOPHE DELIRE on Vimeo.


Merci à Michaël Havenith d'avoir si bien filmé l'événement et merci à Christophe Delire pour cette compile-choc.

Cartoons
Les légumes animés par Miss Ming
Amiens Lundi 01 Juin 2009
La sarabande des légumes




France
Entartée en plein cours par une élève encagoulée par Michel Oriot
La Baule Mercredi 18 Mars 2009

"C'est la deuxième fois que cette professeur d'anglais de La Baule subit une agression de ce type, commise devant des sixièmes. L'auteure, élève en troisième, risque l'exclusion et le tribunal.
C'est la deuxième fois ! La pauvre enseignante d'anglais, pas très éloignée de l'heure de la retraite, avait reçu une tarte en pleine figure des mains d'un groupe de garçons, voici cinq ans, au lycée Grand-Air de La Baule. Elle en a reçu une seconde la semaine dernière.

En pleine classe ! Devant des élèves de 6e, choqués de voir surgir en plein cours - la porte de la classe était ouverte - une fille encagoulée qui a projeté une tarte à la crème à la face de l'enseignante. Cette dernière a juste eu le temps de faire barrage avec ses mains : le cou et le buste ont été éclaboussés. L'auteure de l'agression s'est enfuie.


Laban, le petit fantôme des Suédois Inger et Lasse Sandberg

Il a fallu attendre le lendemain pour que les langues des élèves se délient et que la coupable et ses complices soient retrouvées : une élève scolarisée en 3e, qui suivait l'anglais avec... la prof victime. Et deux autres complices qui ont aidé la première à franchir le portail, mais n'ont pas pénétré dans la classe.
(...)
La jeune fille a été placée en garde à vue au commissariat de police. Elle sera convoquée, ainsi que ses deux complices, par le délégué du procureur à Saint-Nazaire, sans doute pour un rappel à la loi ou une admonestation. L'entarteuse fera aussi l'objet, la semaine prochaine, d'un conseil de discipline. Elle risque l'exclusion définitive."

Source



Guérilla pâtissière
Un pavé à la crème sur Cohn-Bendit
Lyon Mardi 26 Mai 2009
COHN-BENDIT ET LA PELLE A TARTES






"Le leader écologiste allemand tête de liste en Ile-de-France s'est fait entarter à Lyon oú il se déplaçait pour soutenir la campagne d'Europe-Ecologie. La scène s'est déroulée devant un bar lyonnais. On ne sait pas si elle a été immortalisée par un reporter amateur ou pro, nous restons dans l'attente d'une illustration.


Dessin de Kroll

Toujours est-il que Cohn-Bendit s'abonne aux tartes à la crème puisqu'il avait déjà fait l'objet d'un entartage à Nanterre à peu près à la même date il y a 11 ans. Si ses opposants ne lui reprochent plus aujourd'hui des positions politiques contraires à l'esprit de mai 68, Daniel Cohn-Bendit reste la cible préférée des contestataires d'extrême-gauche.
La tarte à la crème est la guillotine politique du XXIe siècle, elle sanctionne les discours creux des leaders charismatiques ou populistes. La tarte à la crème fouettée, c'est la sanction du peuple, plus efficace que le vote elle s'administre sans rendez-vous et sans formalités, et soulage immédiatement l'urticaire provoquée par l'allergie aux marronniers."

COMMENT JE ME SUIS FARCI DANY L'EX-ROUGE

"L' entartage s'est déroulé mercredi 27 mai à 19h devant le café Ninkasi, dans le 7e, à Lyon. Cohn-Bendit était attendu pour un important meeting d'Europe Ecologie en compagnie de Noël Mamère et d'autres pseudo-écolos (beaucoup étaient venus en voiture). Je me suis approché discrètement dans le dos de notre chère victime, pendant son interview, et je lui ai sympatiquement écrabouillé ma tarte (que j'avais dissimulée sous mon manteau) entre sa première apparition de calvitie et la partie droite de son visage. Puis j'ai crié : "Gloup, gloup, gloup !" et je me suis tiré fissa en courant et en laissant des tracts de nos revendications (carriériste,individualiste, capitaliste vert, focul, ex-anarchiste devenu bobo, salaire député européen,...)."

Equipées et escapades
Rencontres
Les lundis des frères de la côte avec Miguel Benasayag
Paris Mercredi 27 Mai 2009

© Compagnie OZ © Photo : Philippe Fuzeau


Miguel Benasayag et le restaurant argentin El Sur (35, bd Saint Germain, Paris 5e), lancent une série de rencontres autour du sujet de la globalisation, la mondialisation, le biopouvoir, etc, ainsi que des modes et formes de résistance aujourd’hui émergents. Comment résister à l’époque des passions tristes ? De petits maîtres libérateurs nous proposent, comme mode de résistance, la discipline, la croyance dans un programme et un leader, bref le royaume des « il n’y a qu’à, il n’y a qu’à… ». C’est la construction et reconstruction du militant triste. Or nous sommes aujourd’hui engagés dans le développement d’une militance joyeuse et radicale, qui sait qu’il faut désespérer tous les Billancourt de la terre, parce que ce n’est pas avec de l’espoir qu’on s’émancipe, mais en renouant avec notre puissance d’agir, ici et maintenant. Le pouvoir (maîtres libérateurs compris) nous veut tristes et soumis ; nous leur opposons une radicalité joyeuse. L’objectif des lundis des frères de la côte, avec Miguel Benasayag, est de se rencontrer, d’échanger, de comprendre dans l’action. La théorie et le blabla ne sert que de boîte à outils pour améliorer l’action, la subversion et la solidarité.
Pour commencer cette série de rencontres, tout naturellement nous recevons ce roi sans couronne de tous les pirates, radical et joyeux, Noël Godin, baron des entarteurs, prince au nez rouge, cauchemar de tous les petits cons qui tentent de masquer leur manque de sérieux en se prenant au sérieux.

La première rencontre aura lieu le lundi 22 juin à 18 heures au restaurant bar El Sur, 35, bd Saint Germain, Paris 5e (métro Maubert Mutualité).






Pour Julien Coupat et Cie
Interview épistolaire
4. "Ce qui nous arrive vous arrive aussi bien" par Julien Coupat
Le Monde Lundi 25 Mai 2009
EPISODE N°4 : LA GUERRE EN COURS


Comment analysez-vous ce qui vous arrive ?



Détrompez-vous: ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir: neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.




Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé oú coexistent, sous la férule d'une gestion "décomplexée", une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur.

La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas? C'est une affaire de sensibilité.

La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là oú l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.

Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique.


Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage.

Propos recueillis par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
Le Monde, 26/5/2009

Pour Julien Coupat et Cie
Interview épistolaire
3. "Ce qui nous arrive vous arrive aussi bien" par Julien Coupat
Le Monde Lundi 25 Mai 2009
EPISODE N°3 : LES LIVRES DANGEREUX

Vous êtes issu d'un milieu très aisé qui aurait pu vous orienter dans une autre direction…

"Il y a de la plèbe dans toutes les classes" (Hegel).

Pourquoi Tarnac ?

Allez-y, vous comprendrez. Si vous ne comprenez pas, nul ne pourra vous l'expliquer, je le crains.

Vous définissez-vous comme un intellectuel ? Un philosophe ?


La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d'Héraclite comme échappée d'un monde révolu. A l'heure de l'intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier "l'intellectuel", sinon l'étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l'aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir ?

Etes-vous l'auteur du livre L'insurrection qui vient ?


C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure: un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires oú l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans L'insurrection qui vient, que vous manifestez comme le préconise L'insurrection qui vient, que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, puisqu'il est mentionné dans L'insurrection qui vient, un éditeur convoqué par les services antiterroristes.



De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.





Ce qui fonde l'accusation de terrorisme, nous concernant, c'est le soupçon de la coïncidence d'une pensée et d'une vie; ce qui fait l'association de malfaiteurs, c'est le soupçon que cette coïncidence ne serait pas laissée à l'héroïsme individuel, mais serait l'objet d'une attention commune. Négativement, cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de L'insurrection qui vient – et toute cette affaire devrait plutôt achever de nous convaincre du caractère essentiellement policier de la fonction auteur.

J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une "crise économique", d'un "effondrement de la confiance", d'un "rejet massif des classes dirigeantes", c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme: celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.

Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.

Vous lisez Surveiller et punir de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente ?

La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures: il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive: ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

Si l'on traque avec tant d'avidité les témoignages "de l'intérieur" qui exposeraient enfin les secrets que la prison recèle, c'est pour mieux occulter le secret qu'elle est : celui de votre servitude, à vous qui êtes réputés libres tandis que sa menace pèse invisiblement sur chacun de vos gestes.

Toute l'indignation vertueuse qui entoure la noirceur des geôles françaises et leurs suicides à répétition, toute la grossière contre-propagande de l'administration pénitentiaire qui met en scène pour les caméras des matons dévoués au bien-être du détenu et des directeurs de tôle soucieux du "sens de la peine", bref: tout ce débat sur l'horreur de l'incarcération et la nécessaire humanisation de la détention est vieux comme la prison. Il fait même partie de son efficace, permettant de combiner la terreur qu'elle doit inspirer avec son hypocrite statut de châtiment "civilisé". Le petit système d'espionnage, d'humiliation et de ravage que l'Etat français dispose plus fanatiquement qu'aucun autre en Europe autour du détenu n'est même pas scandaleux. L'Etat le paie chaque jour au centuple dans ses banlieues, et ce n'est de toute évidence qu'un début: la vengeance est l'hygiène de la plèbe.

Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine –, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier. Le chaos des lois est tel, de nos jours, que l'on fait bien de ne pas trop chercher à les faire respecter et les stups, eux aussi, font bien de seulement réguler le trafic, et non de le réprimer, ce qui serait socialement et politiquement suicidaire.

Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice: la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de "clamer notre innocence", ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure. Voilà quelques-unes des conclusions auxquelles l'esprit est porté à relire Surveiller et punir depuis la Santé. On ne saurait trop suggérer, au vu de ce que les Foucaliens font, depuis vingt ans, des travaux de Foucault, de les expédier en pension, quelque temps, par ici.

Suite et fin

Pour Julien Coupat et Cie
Interview épistolaire
2. "Ce qui nous arrive vous arrive aussi bien" par Julien Coupat
Le Monde Lundi 25 Mai 2009
EPISODE N°2 : TERRORISME ET ANTITERRORISME

La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous?

Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.

Que signifie pour vous le mot terrorisme ?


Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.



Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex-"terroristes" devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.



Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française: ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir: l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.

L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.

L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des cœurs et des esprits" oú tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. "La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l'arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu'une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l'effort de guerre de la façon la plus discrète possible", conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.

Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".

Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.

Suite

Pour Julien Coupat et Cie
Interview épistolaire
1. "Ce qui nous arrive vous arrive aussi bien" par Julien Coupat
Le Monde Lundi 25 Mai 2009
EPISODE N°1 : L'ENLEVEMENT

Galvanisés par les réponses tranchantes adressées par Julien Coupat depuis la Santé à ses intervieweurs du Monde le 25 mai, nous reproduisons cet entretien historique dans son intégralité.

Comment vivez-vous votre détention ?

Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?

Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions oú l'absurde le disputait à l'obscène.

Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des "services", là-haut, oú s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous?

Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients: il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au cœur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.



Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère: il s'agissait simplement de protester contre le transport vers l'Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes"!

Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d'"ultragauche"?

Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite: tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.

Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire oú elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.

Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.

Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les "anarcho-autonomes". On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le "triomphe électoral" du nouveau président.

Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" oú se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.

Il importe peu, finalement, qu'il ne se trouve personne en France pour se reconnaître "anarcho-autonome" ni que l'ultra-gauche soit un courant politique qui eut son heure de gloire dans les années 1920 et qui n'a, par la suite, jamais produit autre chose que d'inoffensifs volumes de marxologie. Au reste, la récente fortune du terme "ultragauche" qui a permis à certains journalistes pressés de cataloguer sans coup férir les émeutiers grecs de décembre dernier doit beaucoup au fait que nul ne sache ce que fut l'ultragauche, ni même qu'elle ait jamais existé.

A ce point, et en prévision des débordements qui ne peuvent que se systématiser face aux provocations d'une oligarchie mondiale et française aux abois, l'utilité policière de ces catégories ne devrait bientôt plus souffrir de débats. On ne saurait prédire, cependant, lequel d'"anarcho-autonome" ou d'"ultragauche" emportera finalement les faveurs du Spectacle, afin de reléguer dans l'inexplicable une révolte que tout justifie.

Suite

(Réponses écrites par Julien Coupat à la Santé et recueillies par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot du Monde. Les mots placés en italiques le sont à la demande de Julien. Merci à Charles Tatum pour le découpage de l'interview en épisodes.)

Rébellions burlesques
Jan Bucquoy prend d'assaut le Palais Royal pour la 5e fois !
Bruxelles Mercredi 20 Mai 2009
Comme chaque 21 mai depuis 2005, la place royale de Bruxelles était tapissée de barrages policiers pour accueillir le cortège des maroufles.
Mené par un Jan Bucquoy très en verve, panaché de drapeaux rouges et noirs comme de pancartes anticapitalistes, escorté par des porteurs de paniers de cerises et de fraises à offrir aux passants, il se composait cette année d’une trentaine de pendards parmi lesquels on pouvait reconnaître l’écrivain Frank Martin, le poète Théophile de Giraud, le tarteur Noël Godin et la pamphlétaire Corinne Maier flanquée de sa marmaille.

Photo : Laure Abourachid

L’officier de police de service fit alors bien comprendre au « maniaque du coup d’état » que, cette fois-ci, il ne passerait pas.
En guise de réponse, Jan Bucquoy poussa un hurlement ostrogoth et, brandissant le drapeau de l’anarchie, il s’élança à fond de train vers le palais royal en fendant les cordons flics se dressant devant lui.


Les cognes finirent par l’arraisonner mais eurent plus de mal encore à neutraliser à coups de matraques et de menottes les compères Théophile et Arne fonçant à tout berzingue eux aussi vers l’objectif avec des bannières flibustières. Au moment oú les policiers embarquaient avec rudesse les trois insurgés dans des paniers à salades, on entendit soudain, oh surprise !, un « viva Bucquoy ! » tonitruant provenant des jardins du palais. C’était le cri de victoire d’un quatrième assaillant, Marc, qui ni vu ni connu avait réussi à s’introduire dans la place forte. Il fut vite, évidemment, maîtrisé et coffré.

Photo : Laure Abourachid

Prochain rendez-vous : le 21 mai 2010

Site du bastion de Bucquoy : le Dolle Mol

Pour Jacques Charlier
Guérilla anti-censure
Venise ou le Salon comique par Jean-Michel Botquin
Blog Vilenne Jeudi 07 Mai 2009
" L'art conceptuel ne consiste pas à écrire des mots sur les murs. Il consiste à trouver des alternatives pour l'investigation critique, à manifester une forme d'ironie corrosive." Mel Ramsden, 1988.

"Pierre Desproges avait bien raison : on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. L’aventure que vit Jacques Charlier depuis plusieurs mois le confirme. On peut rire du sexe des artistes mais pas avec le Commissariat de la Biennale de Venise. (cf. Libérer Venise)

Tout avait pourtant bien commencé. En novembre 2008, on apprend que « la Ministre Fadila Laanan enverra Jacques Charlier à Venise ». Ce projet de dessins humoristiques a eu l’heur de plaire au comité d’experts chargé de départager les projets soumis dans le cadre de la représentation belge francophone à Venise, en « off » puisque selon le principe d’alternance communautaire, c’est au tour de la Flandre d’occuper le pavillon national dans les Jardins de la Biennale.

Belle dose d’impertinence, volonté de réinventer cette dimension extérieure de l’événement, prise en compte des réalités multiples de la cité vénitienne n’offrant aucune surenchère face aux dizaines d’événements qui ont lieu partout dans la ville durant cet été artistique, l’avis du jury est unanime : ce projet mérite d’être promu et défendu. (...) Ajoutons (...) qu’au centre, Jacques Charlier a toujours préféré la périphérie et que par conséquent tout « off » lui sied ; que la présence au pavillon national de Jef Geys, cet autre démineur de génie de toutes nos certitudes, tombe à pic, voisinage complice garanti ; que le commissariat confié à Enrico Lunghi, l’actuel directeur du Musée d’Art Moderne de Luxembourg, est un gage de compétence, d’efficacité et d’intelligence. On ne pouvait certes savoir, à ce moment-là, que l’expérience acquise par Lunghi dans le domaine de la résistance face à la censure lors de la polémique qui se développa autour de l’installation de la « Lady Rosa of Luxembourg » de Sanja Ivekovic au cœur de l’espace public de la capitale grand-ducale en 2001 serait également très utile.

Car il s’agit bien d’un cas de censure, de censure préventive même, larvée, obscure, non justifiée. Lorsqu’un journaliste belge l’interroge sur le sujet lors de la récente conférence de presse officielle de présentation de la biennale, Birbaum reste d’ailleurs sans réponse.


Pratiquant la caricature depuis 1969, - son premier dessin portraiture Marcel Broodthaers, - Charlier poursuit et s’approprie une tradition, celle des Salons Comiques du 19e siècle, ces salons pour rire de l’art qui fleurissent dans la presse et qui mêlent souvent aux charges contre les œuvres elles-mêmes, les scènes de genre qui prennent en compte le jury du Salon, le public mondain des vernissages et les artistes eux-mêmes. Il renoue également avec une pratique, celle des artistes qui n’hésitèrent pas à se commettre dans cet exercice qu’on aurait, à tort, tendance à classer au rang des arts mineurs. On compte parmi eux les frères Carrache, le Bernin, Gustave Doré ou Claude Monet. Ces salons pour rire participèrent de près à la fortune critique des tableaux comme ils constituèrent un terrain d’expérimentation privilégié pour les pratiques de dérision, voire d’autodérision, qui se sont développées dès la fin du 19e siècle, notamment avec les Incohérents, la Zwanze bruxelloise, plus tard le dadaïsme et ses multiples avatars. Autant de leçons parfaitement assimilées par Charlier. (...)

La Biennale de Venise, par cette censure du projet, se transforme en Salon comique, tant la situation est risible, hallucinante. Lorsqu’on nous a communiqué la position de la Birbaum, j’ai cru un instant que Charlier lui-même avait orchestré la chose. « Cette étonnante réaction émanant de l'organisation de cette biennale montre clairement qu'en dehors de l'enceinte réservée à bien des pitreries avant-gardistes ringardes, il n'est plus question de rigoler », commente Sergio Bonati, cet alter ego plumitif de Charlier. En fait, cette censure s’apparente à une caricature de censure. Il n’y a franchement pas de quoi fouetter un chat, aucune connotation pornographique, aucune inconvenance, aucune offense aux artistes dans cette série de dessins. L’idée de montrer ces cent sexes à Venise tombe même sous le sens. N’est-ce pas là que les artistes du monde entier viennent, très compétitivement, se mesurer (la zigounette) ? N’est-ce pas là qu’il faut être vu ? Certes, la proposition de Charlier est impertinente en ce qu’elle désacralise l’omnipotence du système. Charlier provoque le rire en détournant les images privilégiées du pouvoir, dans une surenchère propre à la caricature elle-même.

Censurer Charlier, c’est servir sa cause."

Source


Le site et le blog de Jacques Charlier

Pour Jacques Charlier
Guérilla anti-censure
Libérer Venise par Jacques Charlier et Enrico Lunghi
Palais des Beaux-Arts de Bruxelles Lundi 18 Mai 2009
La Biennale de Venise désire-t-elle des artistes vierges ou castrés ?

En 1973, Jacques Charlier commença une série de dessins représentant des « sexes d’artistes ». Sur le mode de la caricature, il se proposa de faire le portrait imaginaire des « organes procréateurs » des artistes qui ont, selon lui, marqué l’art du XXe siècle depuis Marcel Duchamp. Ainsi, Jacques Charlier a constitué, au fil des ans, une véritable galerie de portraits fondée sur une analyse conceptuelle et une interprétation personnelle des « attributs artistiques » des représentants majeurs de l’art moderne et contemporain, permettant, entre autres, une relecture humoristique et satirique de l’histoire de l’art récent.
Le Ministère de la Culture et de l’Audiovisuel de la Communauté francophone de Belgique a favorablement accueilli l’idée de montrer cent de ces dessins sous forme d’affiche dans l’espace public de Venise. Ainsi, un petit musée en plein air au caractère théâtral parfaitement adapté à l’atmosphère vénitienne, aurait pu être offert au regard des visiteurs de la Biennale, des habitants de la Sérénissime et des touristes de passage.
Le projet a été officiellement soumis afin d’être intégré parmi les événements collatéraux de la 53e Exposition Internationale d’Art. Or, dans une lettre du 18 décembre 2008, le directeur Daniel Birnbaum «regrette d’informer qu’il ne croit pas que ce soit possible d’inclure ce projet parmi les événements collatéraux».

Surpris par cette formulation embarrassée et convaincus qu’il ne pouvait s’agir que d’un malentendu, nous avons proposé de soumettre à nouveau le projet à la Biennale avec des informations actualisées, accompagné d’une lettre de soutien de la Ministre compétente. Daniel Birnbaum a d’emblée accepté de faire réexaminer le dossier, mais dans sa réponse du 21 février 2009, il regrette de devoir confirmer son jugement. Contacté par téléphone, le directeur a affirmé que c’était le président Paolo Baratta qui s’opposait au projet qui risquait, selon lui, «d’offenser les artistes concernés», argument que Daniel Birnbaum a par la suite confirmé par courriel. Nous avons donc écrit au Président pour le convaincre de changer d’avis, mais celui-ci a répondu, le 8 avril 2009, que «la validation des projets dépendait exclusivement du directeur». Manifestement, personne ne veut assumer la responsabilité de cette censure.

Or, malgré les difficultés d’organisation, de présentation et de visibilité dues à cette exclusion pour le moins arbitraire, et grâce au soutien inconditionnel du Ministère de la Culture et de l’Audiovisuel de la Communauté francophone de Belgique, nous avons continué à réaliser le projet. Puisque nous estimons que les artistes sont suffisamment adultes pour décider eux-mêmes de ce qui les offense ou non et qu’ils sont libres de répondre, à leur manière, à une éventuelle provocation, nous leur avons écrit (à l’exception de quelques injoignables, comme le regretté Marcel Duchamp).

Et puisque la Ville de Venise aussi nous a refusé les emplacements publicitaires communaux nécessaires à l’affichage, en argumentant que certaines affiches pourraient «offenser le sens commun de la pudeur», nous avons également écrit à son maire, Massimo Cacciari, pour lui demander, entre autres, où commençait et où finissait ce sens commun de la pudeur, comment il se constituait et qui en déterminait les limites. Toutes les réponses reçues ainsi que les documents relatifs au projet seront consultables du 3 au 7 juin 2009, sur le
bateau servant de refuge au projet «100 Sexes d’Artistes», amarré à la Riva dei Sette Martiri à Venise, tout près des Giardini.

De plus, galvanisés par cette censure inadmissible, nous avons contacté d’autres villes et institutions d’art qui ont accepté sans hésitation de présenter les «100 Sexes d’Artistes» dans l’espace public, ce qui montre à souhait le ridicule de la position vénitienne. Les affiches seront donc, durant le mois de juin 2009, exposées à Anvers (B), Belgrade (RS), Bergen (N), Linz (A), Luxembourg (L), Metz (F) et Namur (B) : leurs habitants peuvent participer au jeu-photo Libérer Venise et gagner un catalogue publié à cette occasion. D’autres villes les accueilleront sûrement par la suite.
De même, un Quizz Art spécialement conçu par Jacques Charlier permet à tous, sur le site www.jacquescharlier-venise2009.be, de gagner un t-shirt avec comme motif le sexe d’artiste de Jacques Charlier lui-même.
Il n’en reste pas moins que le monde de l’art et les journalistes - en tout cas ceux qui ne se contentent pas de reproduire les communiqués officiels - peuvent se demander quelles sont les valeurs que la Biennale de Venise véhicule si elle censure un projet artistique de manière aussi douteuse et irresponsable ? Et si c’est à elle de castrer les artistes en déterminant à leur place ce qui pourrait les offenser, eux dont l’existence même consiste à repousser toujours davantage les limites de la liberté.

Quant au public - celui de la Biennale, mais aussi les touristes de passage et les habitants de la Sérénissime - il peut se demander jusqu’à quel point la Biennale et les autorités communales de Venise ont l’intention de l’infantiliser en lui ôtant la possibilité de se confronter à un projet plein d’humour, de satire et de références à l’histoire de l’art de Marcel Duchamp à nos jours. N’a-t-il plus droit qu’à de la publicité ? À de l’art formaté, digéré et castré ?

Jacques Charlier, artiste, et Enrico Lunghi, commissaire
Mai 2009

Livres
Collection "Le Livre carabiné"
L'Ennemi du peuple de Georges Darien
Editions l'Age d'Homme Samedi 28 Fvrier 2009



Réédité à l'Age d'Homme, dans la collection "Le livre carabiné" mitonnée par Noël Godin, et préfacé par le ravacholesque Jean-Pierre Bouyxou, l'Ennemi du peuple de Georges Darien est une véritable bombe à mèche.

Voici, de fait, le pamphlet le plus impitoyable jamais écrit sur la complicité crapoteuse agglutinant volontiers le maître et l’esclave dans nos sociétés « démocratiques » autoritaires-marchandes. Georges Darien, effectivement, à la Belle époque, dans son canard déchaîné L’Ennemi du Peuple, a jubilatoirement repris, développé et propulsé sur les masses asservies le célèbre mot de désordre cravachant de La Boétie : « Soyez résolus de ne servir plus et vous serez libres ! » (1574), auquel le bon vieux Carlyle donnera aussi de la stéréophonie : « Je vomis les classes dirigeantes et les classes dirigées me dégoûtent ».
En nos temps veules, lâches, flaccides, le recueil d’articles imprécateurs rassemblés ici devrait toujours, et mieux que jamais, faire scandale.




« Les malheureux, en dépit de la chanson, ne sont pas malheureux malgré eux. Ils ne le sont que parce qu’ils le veulent bien. Ils ont eux-mêmes placé leurs cous sous le joug, et refusent de les retirer. Il est donc fort compréhensible qu’un certain nombre d’hommes n’éprouvent à leur endroit aucune compassion ; et qu’ils ressentent même de la colère et du dégoût pour tant de sottise et tant d’avilissement.
Le Peuple a des Amis. Qu’il les garde ! Ils sont généralement dignes de lui. (…)
Je ne comprends pas qu’on puisse être, à notre époque, l’ami du Peuple. L’abominable et tyrannique soumission populaire a pu avoir, jusqu’ici, des excuses : l’ignorance, l’impossibilité matérielle d’une lutte. Aujourd’hui, le Peuple sait ; il est armé. Il n’a plus d’excuses. Qu’est-ce que le Peuple ? C’est cette partie de l’espèce humaine qui n’est pas libre, pourrait l’être, et ne veut pas l’être ; qui vit opprimée, avec des douleurs imbéciles ; ou en opprimant, avec des joies idiotes ; et toujours respectueuse des conventions sociales. C’est la presque totalité des Pauvres et la presque totalité des Riches. C’est le troupeau des moutons et le troupeau des bergers. (…)
La caractéristique du Peuple, de ses amis, c’est leur obstination à placer hors d’eux-mêmes, dans des formules creuses ou des rêves, leurs espoirs et les déterminantes de leurs tristes énergies. La caractéristique du Hors-Peuple, en contraste, doit être sa ferme résolution de placer en soi-même ses mobiles et ses désirs. »

Equipées et escapades
Cinéma
Luc Moullet, le comique en contrebande
Centre Pompidou Samedi 25 Avril 2009
« Moullet, c'est Courteline revu et corrigé par Brecht », comme disait Jean-Luc Godard.
C'est aux côtés du cinéaste Luc Moullet, dans le cadre de la rétrospective intégrale de ses films à Beaubourg, que Noël Godin a gloupitamment présenté La Comédie du travail.

Et zou ! Clic-clic sur la vidéo !





Friponneries
Déclaration d'amour à BHL par Noël Godin
Siné Hebdo Mardi 31 Mars 2009
Ça y est, suis contaminé ! Il a suffi que je ramène à la maison le numéro du Point qu’avait cru bon de me mettre de côté mon diabétologue boute-en-train, dans lequel BHL proclame ne point connaître « d’autres états qui aient su bâtir, comme Israël, une relation à la violence qui ne s’affranchit jamais d’un souci et de considérations éthiques », pour que je chope aussi sec à mon tour la vilaine maladie ayant déjà frappé Kouchner, Besson, Amara, Séguéla, Gynéco, Lang et bien d’autres débouchoirs à ventouses progressistes : la caméléonite. Comme ces retourneurs de vestes pathétiques, je suis gravement atteint. Je me surprends à coller sur des portières de métro des papillons « Vous banderiez moins mou avec François Bayrou », à guetter dans le froid Jean-Pierre Pernault pour mendier un autographe, à acheter le dernier CD de Vincent Delerm ou à faire dire des messes à la mémoire conjointe de Pie XII et de Paul Préboist.

Mais ce n’est pas seulement pour me faire de nouveaux amis que je n’arrête plus de me renier gluamment. C’est au plus profond de moi-même, dans mes boyaux et dans mes tripes, que j’ai viré ma cuti et, il était temps qu’on cause littérature, que je me suis foutrement amouraché du « philosophe des beaux quartiers ». C’est pas de ma faute, et pas tout à fait de la sienne, ça nous a fondu dessus sans crier gare comme la Grâce sur le jeune anar Paul Claudel en 1890. à vrai dire, c’est un rêve obsessionnel ayant électromagnétisé plusieurs de mes nuits d’hiver qui a précipité la fraternisation impensable. J’ai rêvé, en effet, le 12 février dernier, et puis le 15 et le 16, et puis le 21, le 22, le 23 et quelques autres fois encore, que nous nous sodomisions amoureusement, Bernard-Henri Lévy et moi, sur une plage déserte en poussant d’extatiques « gloup-gloup ! » à chaque coup de rein. Et j’avoue que ces moments de tendre intimité ne m’ont pas peu aidé à enfin pénétrer dans la pensée et dans l’œuvre du seul vrai héritier de Jean-Paul Sartre. Car maintenant que je me sens relié épidermiquement à l’astre BHL, ou à ses deux premiers quartiers de lune en tout cas, il n’est plus question que je fronce pignoufement les sourcils s’il trompette, comme il le fait dans son Siècle de Sartre, qu’il entend devenir, à l’instar dudit Sartre, « une sorte d’autorité morale planétaire, d’état sans assise, de Vatican de l’idée dont on se dispute les indulgences ». Et il n’est plus question que je lève les yeux au ciel si le grand écrivain concède encore à Ciné Revue ce style de confidence : « Arielle, je la réveille souvent en pleine nuit pour lui lire des pages que je viens d’écrire. Elle ne se plaint jamais. »



Mon gros roudoudou chéri, je sais que tu es en train de me lire et de réaliser que c’est d’une manière fort nouvelle que tu es en passe désormais de te faire barbouiller par mes soins. à force d’ailleurs de t’inonder de sperme chaud, ou de passer moi-même à la douche, je finirai peut-être même par noyer dans ma tête au plus fort de la marée le souvenir taraudant de tes traficotages avec le marchand d’armes Lagardère et le marchand d’art Pinault. Mais cessons de ressasser les vieilles cochonneries et concentrons-nous sur les galipettes qui nous attendent dans ton palais de Marrakech. Comment va-t-on procéder ? Fera-t-on ça à deux en toute frugalité ? Ou à trois avec Arielle ? Ou préféreriez-vous l’un et l’autre que j’amène avec moi quelqu’un d’indiqué pour une partie carrée mélodieuse ? Je pense à mon vieux camarade Berroyer qui n’a pas la bistouquette en berne ces derniers temps. Mais surtout, mon trésor, même si ta dulcinée a claironné, toujours dans Ciné Revue, que, pour elle, « la sensualité, c’était l’asservissement total à l’homme que l’on aime », sache bien que nous ne souhaitons pas trop, Jackie et moi, que la bougresse n’ait pas son mot à dire dans la formule de nos ébats. Tu lui en touches un mot, coco ?

(Merci à Berth pour son dessin romantique. Vous en trouverez d'autres sur son blog "C'est facile de se moquer")




Pour les sans-papiers
Manifeste des 144
Soyons tous des délinquants de l'entraide !
Paris Mardi 12 Mai 2009
En 1960, le Manifeste des 121 pour le droit à l’insoumission pendant la guerre d’Algérie
En 1971, le Manifeste des 343 salopes pour la dépénalisation de l’avortement,
En 2009, le manifeste des 144 pour abroger la loi criminalisant l'entraide, à l’initiative de Guy Bedos, Michel Onfray et Siné Hebdo


144 personnalités dans tous les domaines ( Isabelle Adjani, Pierre Arditi, Raymond Aubrac, Jean-Pierre Bacri, Cavanna, Boris Cyrulnik, Robert Guediguian, Jean-Yves Lafesse, Bruno Masure, Daniel Mermet, Ariane Mnouchkine, Yolande Moreau, Georges Moustaki, Gilles Perrault, René Pétillon, Jacques Rancière, Patrick Raynal, Denis Robert, Bertrand Tavernier, Fred Vargas, Willem, voir le blog de Siné) signent un texte, oú ils affirment avoir aidé des sans papiers, ou être prêts à le faire, et demandent l’abrogation de l’article L622-1.



MANIFESTE DES 144
ABROGEONS LA LOI QUI CRIMINALISE L’ENTRAIDE

L’article L 622-1 du CESEDA (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) permet de poursuivre « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France ». Ce texte offre la possibilité au procureur de requérir une peine de cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende à l’endroit des contrevenants. Pour le législateur, le passeur appointé et le simple citoyen sensible au sort de rescapés qui fuient la pauvreté ou la violence de leurs pays sont donc condamnables au même titre. En vertu de ce principe, gardes à vue et perquisitions se multiplient chez des particuliers et des associations « aidants ». C’est bien l’entraide humaine qui est pénalisée. Or ce qui est légal peut être immoral, l’histoire de France l’a déjà prouvé. Cette loi contredit l’idée de justice en criminalisant la fraternité revendiquée par la République, et punit la solidarité.

Nous, signataires de ce texte, affirmons avoir aidé des sans-papiers ou être prêts à le faire. Considérant que ceux qui défendent cette loi justifient son maintien en expliquant qu’elle n’est jamais appliquée, nous demandons purement et simplement son abrogation.

LES SIGNATAIRES, dont sont exclus salubrement les politiciens : voir leurs noms sur le blog de Siné

Pour signer la vaillante pétittion qui a réuni plus de 16 000 signatures en quelques semaines: www.delinquants-solidaires.org .

Dans la lancée de cet appel, Siné Hebdo organisera les Etats Généraux de la Solidarité.

Pour Siné
Evénements
Val se barre de Charlie. Bon débarras !
Paris Mardi 12 Mai 2009
C'est fait ! Philippe Val quitte Charlie pour la direction de France Inter par Philippe Cohen


Val parti à Radio France que va devenir Charlie ? Jeudi dernier, lors d’une réunion fort longue, les collaborateurs du journal ont débattu du destin du journal et de sa direction. Le directeur de Charlie sera remplacé par un trio dirigé par Charb et comprenant également le dessinateur Riss et la journaliste Sylvie Coma, arrivée à l’hebdomadaire en 2001 après avoir travaillé dans l’équipe de Daniel Mermet « Là-bas si s’y suis ». Pour ces trois-là il s’agit de faire en sorte que « Charlie garde sa place »

Ce n'est pas de la tarte. On sait aujourd’hui que si Philippe Val affirme dans son dernier éditorial de Charlie Hebdo « laisser la main à la génération montante », l’hebdomadaire n’est pas au mieux de sa forme : en six mois, Charlie a perdu au moins quelques 20 000 lecteurs, et ladite génération montante va devoir prendre prochainement de sérieuses mesures d'économie.

Pour la plupart des observateurs, la polémique qui a entraîné le départ de Siné et la création de Siné-hebdo, qui en quelques mois, a vu ses ventes croiser celles de Charlie, est responsable des difficultés de l’hebdomadaire. En interne, les successeurs de Val atténuent l’interprétation, peu généreuse pour Val, en évoquant deux unes sur Ségolène Royal et la crise. Quoi qu'il en soit, les journalistes de Charlie auront appris que leur patron envisageait son départ pour France Inter depuis l'affaire des caricatures de Mahomet à la fin de l'année 2005. « En réalité, décrypte un opposant interne à Val, ça fait dix ans que Philippe menace de partir. Ça fait partie de son mode de gestion apocalyptique ».

Pour l'heure, l'actionnariat de l'hebdomadaire ne devrait pas trop bouger. Les actions de Philippe Val, le plus gros actionnaire du journal avec Cabu, pourraient être gelées, Charb et Riss étant actionnaires minoritaires avec moins de 10% des parts chacun. Reste à savoir comment Cabu et Bernard Maris, deux autres actionnaires minoritaires qui ne semblent pas profiter de la redistribution des cartes, réagiront à la nouvelle donne. (...)

Source : Marianne


Pour Siné
Evénements
Siné vainqueur par K.O. !
Paris Mardi 24 Fvrier 2009
Siné vient d’être relaxé dans le procès que la Licra lui avait intenté pour
« incitation à la haine raciale ».


Aujourd’hui, le président du tribunal de Lyon, Fernand Schir, s’est montré très ferme et n’a épargné aucun de ceux qui, sur la place publique, avaient soutenu l’accusation d’incitation à la haine raciale : BHL, Val, Alexandre Adler, Askolovitch, leur rappelant un des arguments de Philippe Val lors du procès des caricatures : « Le crime est dans l’œil de celui qui regarde le dessin ».
« Le lectorat de Charlie hebdo est un public éclairé » a-t-il affirmé. Le caricaturiste n’a fait qu’exercer la liberté d’expression de manière satirique, dans un débat public touchant à la laïcité. »
Donc, pas d’incitation à la haine raciale, selon lui, dans les deux chroniques incriminées.

Le président a tenu à rappeler la primauté de la liberté d’expression sur le respect des croyances surtout lorsqu’on est dans la satire.
A ceux qui prétendaient que Coluche et Desproges n’existeraient plus aujourd’hui, et que ce serait même une bonne chose, ce jugement apporte un démenti cinglant, et de l’espoir à une société de plus en plus soumise au « politiquement correct ».

Le blog de Siné

Pour Siné
Evénements
Triple hourrah ! La relaxe de Siné confirmée !
Lyon Lundi 23 Fvrier 2009
Siné a été relaxé, le juge ayant suivi les réquisitions du parquet(voir ici).










« Le tribunal considère que (Siné) s'est autorisé à railler sur le mode satirique l'opportunisme et l'arrivisme d'un homme jeune, engagé sur la scène politique et médiatique », a déclaré le président du tribunal, Fernand Schir, au rendu du délibéré. « Il ne creuse pas le préjugé antisémite », a-t-il ajouté. Ce n’est qu’un (très court) résumé des 73 pages des attendus du jugement rendu ce mardi après-midi par la sixième chambre du tribunal de Grande instance de Lyon.

C'est râpé pour les cancrelats !
Allons faire la bamboula !


Spectacles
Venez vous éclater la pastèque avec l'hilarant Vaquette !
Bruxelles Samedi 14 Fvrier 2009

L'Indispensable Tristan-Edern Vaquette remonte sur scène... et il n'est vraiment pas content !
Il jouera son nouveau spectacle, Crevez tous, 1er massacre

à Liège (Barricade, 19-21 rue Pierreuse) le Jeudi 19 Février à 20h précises, et
à Bruxelles (Café Dada, 34 rue de la violette) le Vendredi 20 Février à 20h précises.

L'entrée est en libre responsabilisation :
3 € pour les indigents, 5 € pour les pauvres, 8 € pour les moyen-pauvres, 12 € pour les moyen-riches, 20 € pour les riches

"Crevez tous est une autopsie sans anesthésie de notre société pour dénoncer le tout sécuritaire dont l'emprise sur la vie publique comme sur la vie privée étouffe toute velléité de déviance (...). Vaquette n'a de cesse de penser les plaies de notre époque. Pas pour les panser mais pour les mettre encore plus à vif." (L'Humanité, 21/11/2008).


Tous les détails sur le spectacle, biographie, CD, presse sur www.crevez-tous.com


La vidéo, extrait de son spectacle :
Vaquette : La Conjuration de la Peur (Extrait)par Tubulamarok

Faites tourner l'info, ça va décoiffer !

Cartoons
Un dessin animé minouchement transgressif
Voici un petit trésor du dessin animé "mal pensant", délectablement commenté en 2002 par notre camerluche Robert Dehoux, qui nous manque.

Il s'agit de Michel H., 65 ans, un épisode de la série "Un peu d'amour", réalisé par Martin Moimeme et ziziqué par Man.









Pour Siné
Evénements
Hourrah ! Le procureur demande la relaxe de Siné
Lyon Mardi 27 Janvier 2009
Siné a un malaise
9h27. Dans les couloirs du tribunal correctionnel de Lyon, Siné se sent mal. Assis sur un banc, il demande l'intervention des pompiers. Le dessinateur passe habituellement 16 heures par jour sous assistance respiratoire. Hier, il n'en pas a eu et manque de force à l'heure d'affronter le deuxième jour de son procès. Les pompiers le placent sous assistance respiratoire. L'entourage de Siné avoue que le dessinateur va rentrer à Paris.
9h30. Me Lévy, avocat de Siné, annonce au juge Schir que son client vient de faire un malaise et qu'il ne sera pas présent à l'audience.
9h50. Siné quitte le tribunal et repart à Paris.

Surprise ! Le procureur soutient Siné
11h14. Siné peut compter sur un soutien qu'il n'attendait pas forcément: le procureur. "Dans la première chronique, il ne m'apparaît pas que Siné stigmatise une communauté religieuse", analyse-t-il. Au sujet de la chronique sur Jean Sarkozy du 11 juillet, le procureur estime que le terrain judiciaire concerné n'est pas celui de l'incitation à la haine raciale mais de l'outrage ou de la diffamation. "On n'a pas le droit de sortir des phrases de leur contexte satirique. Nous sommes sur le terrain du droit pénal et il ne se réduit pas à la morale. La chronique est politiquement incorrecte mais aujourd'hui tolérerait-on les écrits de Coluche ou Desproges? On attendait aussi Siné sur des propos de 82 qui incitait,eux, à la haine. Le procès n'a pas été fait en 82, il ne faut pas lui faire payer ses propos de 82. Je vous demande de bien vouloir relaxer Siné", requiert-il.

Plaidoiries des avocats de Siné
12h12. Me Tricaud s'emporte contre les raccourcis de la partie civile, ses retours en arrière, les omissions sur le passé de Siné. "Siné ne s'attaque pas à une communauté religieuse mais à quelques pratiques individuelles, ce qui lui paraît être une multiplication des signes ostentatoires. Ce qui lui pose problème, c'est la montée du communautarisme. Il ne dénonce qu'une partie des pratiques d'une communauté", développe-t-il. Juridiquement, il appuie sa plaidoirie sur la jurisprudence du procès des caricatures de Charlie Hebdo. Et de politiser le débat en évoquant l'amitié entre le président de la Licra et Nicolas Sarkozy comme la toile de fonds de ce procès.
12h53. Dernier acte du procès: la plaidoirie Me Lévy, l'un des deux avocats de Siné. Son intervention se transforme en charge contre Philippe Val: "Il s'est mal conduit, déshonoré, il n'a assumé aucune responsabilité." Sur les chroniques en elle-même, Me Lévy reprend les arguments du procureur, qui a demandé la relaxe de Siné, pour défendre son client. "La chronique du 2 juillet ne parle que de Jean Sarkozy. Elle n'attaque pas la communauté juive."

Le jugement sera rendu le 24 février.

Source

Pour Siné
Evénements
Coup de boule par Stéphanie Le Bars
Tribunal de Paris Mercredi 21 Janvier 2009
"Quand j'ai entendu qu'on me traitait d'antisémite, mon sang n'a fait qu'un tour", a témoigné l'ex-chroniqueur de Charlie Hebdo, visiblement affecté par cette accusation. "Si je l'avais eu [M. Askolovitch] en face de moi, ce n'est pas un procès qu'il aurait eu, c'est un coup de boule", a lancé le caricaturiste, en affirmant avoir "reçu des condamnations à mort à cause de ce rigolo". "Je me vois associé à Faurisson ou Le Pen, à des gens que je hais", s'est emporté Siné. Claude Askolovitch, "c'est un grossier personnage que j'ai envie de tuer", a-t-il déclaré, provoquant par sa gouaille et ses écarts de langage les rires du public et les sourires des avocats. Puis il s'est repris. A sa manière : "Enfin, le tuer c'est beaucoup mais en tout cas le faire souffrir."

Sûr de lui, Claude Askolovitch s'est défendu en invoquant sa bonne foi et la liberté d'expression : "Siné est libre d'écrire des insanités, je suis libre de les signaler." "Je n'ai jamais traité Siné d'antisémite, j'ai analysé sa chronique comme étant antisémite", a-t-il martelé, évoquant les préjugés sur "l'argent et les juifs" et les "avantages" dont jouiraient "les juifs par rapport aux arabo-musulmans en France".

Cité comme témoin par Patrick Klugman et Jean-Pierre Mignard, les avocats de M. Askolovitch, le sociologue Michel Wieviorka, spécialiste de l'antisémitisme, a conforté cette lecture en reprenant l'idée du "deux poids, deux mesures". "Le nouvel antisémitisme en France repose sur l'idée que les juifs réussissent dans la société alors que ce n'est pas le cas des arabo-musulmans", a-t-il rappelé, en ajoutant : "S'il faut dire qu'un propos est antisémite, c'est parce que tous ces propos amalgamés constituent un terreau favorable au drame."

Thierry Lévy et Dominique Tricaud, les avocats de Siné, ont estimé que "cette affaire avait été utilisée par les uns et les autres pour servir d'autres intérêts". "J'aurais provoqué l'affaire Siné pour entrer dans les grâces du président [de la République] ? Insanités", a répliqué M. Askolovitch. Selon les avocats de Siné, Philippe Val, cité par la partie civile mais absent au procès, "aurait profité de l'affaire" pour se débarrasser de Siné. La polémique a entraîné le départ du dessinateur de Charlie Hebdo et la création de Siné Hebdo.

La procureure a demandé la relaxe de M. Askolovitch au nom de la liberté d'expression.

Jugement le 3 mars.


Source

Pour Siné
Evénements
Procès de Lyon : Siné calomnié par la Licra, Val, BHL et consorts
Lyon Lundi 26 Janvier 2009
PROCèS LA LICRA CONTRE SINé
à Lyon le mardi 27 janvier 2008 à 9h30

6ème chambre Presse du tribunal Correctionnel
Palais de Justice, 67 rue Servient 69003.
Les avocats de Siné sont Maître Thierry Levy et Maître Dominique Tricaud


Pour ses chroniques du 11 juin et du 2 juillet 2008 parues dans Charlie Hebdo, la Licra a intenté un procès à Siné pour « incitation à la haine raciale ». Rien que ça ! Pourtant Siné ne faisait que défendre, une fois de plus, la laïcité contre tous les extrémistes sur le ton vif qu’on lui connaît : celui de la satire et de la caricature. Ce ton qui, justement, lui a valu de publier plus de 700 chroniques dans Charlie et une quarantaine de bouquins.

Les témoins de Siné sont (par ordre alphabétique) :
Guy Bedos – Artiste et délégué de la Ligue des Droits de l’Homme.
Delfeil De Ton – Journaliste au Nouvel Observateur
Gérard Filoche – Inspecteur du travail. Co-fondateur de SOS Racisme.
Sid Ahmed Ghozali – Ancien 1er Ministre algérien, opposant au FIS.
Mark Held - Architecte
Jean-Marie Laclavetine – Auteur et éditeur chez Gallimard
Dominique Lagorgette - Linguiste à l’Université de Savoie
André Langaney – Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle

Témoignage de Siné :

11 h 44 : Siné est à la barre. Il répond aux questions du juge sur ses chroniques. Le vieil homme ne se départit pas de son humour et de son goût de la provocation mais n'élude pas les questions du juge. "Il s'agit de propos humoristiques destinés à faire rire, sourire. Je ne tiens pas une chronique dans le Monde Diplomatique. Je reconnais tous mes propos mais ils attaquent des intégristes qui arborent des symboles interdits par la loi. J'ai écrit tout ce qui figure dans les chroniques et cela a fait rire des gens. Sauf mon patron. Les propos que l'on me reproche sur Jean Sarkozy, je les ai copié d'une phrase prononcée par Patrick Gaubert le président de la Licra qui m'attaque aujourd'hui. Je suis un militant pour les minorités. Je ne me sens pas coupable. Je suis fier de mes convictions et je n'en changerai pas". Concernant la chronique du 11 juin, Siné se défend avec insistance disant qu'il vise les intégristes religieux. Avec son verbe habituel : "quand je dis patate, c'est gentil dans ma bouche". Sur Charlie Hebdo, il se lâche : "Val voulait appeler Voltaire et Spinoza. Charlie Hebdo c'était un journal rigolo. Je me moque des curés, des patrons, des militaires mais jamais des pauvres, des immigrés. Je suis anti-religieux. C'est une profession de foi et je continuerai. Ce n'est pas un procès qui va m'arrêter".

11 h 54 : les débats prennent une tournure sérieuse. Le juge demande à Siné si l'on peut rire de tout. "Si les gens n'aiment pas qu'ils n'achètent pas. Quand je vois la messe le dimanche matin sur France 2, je suis bouleversé tellement je suis choqué. Je ne voulais pas exhorter à la haine raciale. Les bras m'en tombent quand je vois la mauvaise foi des gens qui me poursuivent", répond Siné.

Témoignage de BHL :
14 h 18 : arrivée de BHL entouré de cinq gardes du corps. Le philosophe a répondu présent à l'appel de la Licra qui l'a cité comme témoin. "Les propos de Siné tombent sous le coup de la loi. Dans le climat actuel, ses propos sont irresponsables et indignes. On ne peut pas dire d'une femme qui porte le voile qu'on va lui botter le cul, dire d'enfants qui ne mangent pas de porc qu'on va leur jetter un plat de saucisse dans la figure et qu'une conversion au judaïsme est un moyen de s'enrichir et de grimper l'échelle sociale. Ces trois assertions sont la ligne jaune à ne pas franchir entre le rire de bon aloi et le racisme. Il est possible et bien de critiquer les religions mais s'attaquer à des personnes en espérant créer un effet de répulsion ou de rejet, cela s'appelle du racisme et de l'antisémitisme. C'est navrant car Siné est un bon dessinateur mais ses propos sont inacceptables et je trouve bien que la Licra se soit élevé contre les propos de Siné".
16h25 : BHL, témoin médiatique, cité par la Licra se présente à la barre et répète dans les grandes lignes ce qu'il avait déclaré à la presse quelques heures plus tôt (voir 14h18). Il critique les stéréotypes "riche-juif" véhiculés dans la chronique de Siné. "Ce stéréotype jette le feu dans la tête des gens", déclame-t-il.
16 h 48 : Bernard Henri-Lévy clôture son témoignage en faisant référence au capitaine Dreyfus, "c'est toujours la même histoire" et en appelant à la condamnation de Siné : "S'il n'y a pas de condamnation et que l'on peut dire impunément les trois assertions de Siné, c'est un signal épouvantable que l'on enverra à notre pays".

Témoignage de Philippe Val :

14 h 46 : le juge convoque les témoins. Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo, ouvre le bal. Sans le moindre regard pour son ancien salarié, il répond aux questions et se désolidarise de Siné. Il ne se ménage pas lui-même : "J'ai une responsabilité, j'aurai du relire la chronique en tant que directeur de la publication(...) Je savais parfois qu'il avait parfois des problèmes sur des questions de xénophobie ou de racisme. Je suis souvent intervenu pour remplacer une phrase ou un paragraphe dans une chronique de Siné", rappelle Philippe Val. Quelques instants plus tard, interrogé par Me Jakubowicz, il en remet une couche : "ses propos sont moralement et éthiquement condamnables". Le témoignage de son ancien patron accable Siné. "Je réprouve ce que dit Siné dans cette chronique", ajoute le directeur de la publication de Charlie Hebdo.
16 h 25 : après un peu moins de deux heures de témoignage, Philippe Val quitte la barre. L'avocat de la défense l'a accusé d'avoir accablé son client en conclusion de son audition. Le juge annonce le report des plaidoiries à mercredi. La fin de journée de mardi sera consacrée à l'audition des autres témoins de la défense et de la partie civile.

Témoignage de Guy Bedos :

18 h : dès ses premiers mots à la barre, Guy Bedos déclenche quelques rires dans la salle d'audience. C'est la seconde fois qu'il vient témoigner en faveur de son ami Siné dans un tribunal après 1982 (voir l'article sur notre site Siné déconne). Entre Bedos et l'avocat de la partie civile, Me Jakubowicz, le ton monte : "Ce matin, Maurice Sinet a dit : "chez moi à Noisy-le-Sec, j'ai l'impression d'être à la mosquée et au marché, nous sommes moitié-moitié. Qu'en pensez-vous ?". La réponse de Bedos ne se fait pas attendre : "Tu m'emmerdes". La suite du témoignage se fera dans une ambiance plus bon enfant. "Siné est un provocateur, un malade de la provocation. Et il vous a encore montré ce matin qu'il peut aggraver son cas. Siné l'humoriste, il faut savoir le lire. L'humour est une langue étrangère et parfois il faut des sous-titres", souligne l'humoriste. Avant d'ajouter : "Quelque chose me heurte, on pourchasse l'antisémite comme le faisait Mac Carthy avec de pseudos communistes. Mais que l'on recherche les vrais antisémites".

Témoignage de Sid ahmed Ghozali

19 h 14 : L'ancien Premier ministre algérien dresse le portrait de son ami, de son frère, Siné. "Je ne lui connais que des amis arabes, juifs ou noirs, que des femmes juives. Si je devais le résumer en un mot, je dirai anti-raciste. Bob Siné est un humaniste". Après Sid Ahmed Ghozali, qui se déclare musulman à la barre, c'est Marc Feld, un architecte et ami de Siné, qui s'installe à la barre en se présentant assez rapidement comme juif. "Au fond, Siné est un juif d'honneur", conclut-il.

Source : "Lyon capitale"




Pour Siné
Evénements
Siné au tribunal 2
Paris Dimanche 18 Janvier 2009
Communiqué de presse



Demain, mardi 20 janvier, Obama deviendra Président des Etats Unis, et le procès de Siné contre Claude Askolovitch pour diffamation publique se tiendra à la XVIIè chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, à 13h30.

Siné a choisi de produire près d’une trentaine d’attestations de « bonne moralité » parmi lesquels — par ordre alphabétique — :
Christophe Alévêque, Guy Bedos, Frédéric Bonnaud, Rony Brauman, Sid Ahmed Ghozali, Cavanna, Georges Yoram Féderman , Sid Ahmed Ghozali, Mark Held, Marcel Francis Kahn, André Langaney, Bernard Langlois, Gustave Massiah, Daniel Mermet, Edgar Morin, Georges Moustaki, Michel Onfray, Gilles Perrault, Marina, Vlady, Michel Warschawski, Jean-Louis Weil…

Siné n’a demandé qu’un seul témoin : Philippe Val.

Nous vous rappelons que la pétition de soutien à Siné réunit aujourd’hui près de 35 000 signatures (France et Etranger)


Quelques extraits


Guy Bedos (Artiste et délégué des la LDH)
Ayant lutté toute ma vie, à la ville comme à la scène, contre le racisme et l’antisémitisme, (…) j’ai reçu les injures intolérablement diffamatoires de Claude Askolovitch vis – vis de Siné comme si elles m’étaient adressées à moi-même.
Frédéric Bonnaud (Journaliste)
« (…) hors Siné n’a rien d’un antisémite. Légitimement bouleversé par le sort terrible du peuple palestinien, il rêve de paix et de concorde. Et il considère que les religions – toutes les religions – sont autant d’obstacles sur le chemin de cette paix. Ce point de vue est discutable, certes, mais en aucun cas assimilable à du racisme ou à de l’antisémitisme. (…) »
Rony Brauman (Médecin et enseignant) :
« (…) Absurde parce que les propos incriminés n’ont rien de choquant en eux-mêmes. Ils le sont d’autant moins qu’ils ont été publiés dans un journal que ses lecteurs apprécient pour son ton provocateur. (…) »
Mark Held (architecte) :
« (…) dans la langue de ma mère, il y a un mot qui qualifie celui que l’on admire, qui peut servir d’exemple, l’ Homme dans le meilleur sens du terme, ce mot c’est MENSCH. Pour moi et les miens, Siné est un MENSCH. (…) »
Marcel Francis Kahn (professeur de médecine, entré dans la résistance à 15 ans)
(…) peut-on penser que moi, qui garde en mémoire le souvenir de ma femme, survivante du ghetto de Varsovie, de sa famille gazée à Treblinka, de mon cousin et de mon ami d’enfance Lionel massacrés à Auschwitz, je puisse frayer avec un antisémite. ? »

Daniel Mermet (Producteur radio, écrivain)
« (…) que ce soit pour des prétextes politiques ou communautaristes, le recours constant à ce chantage (l’antisémitisme) brouille les lignes, fragilise et angoisse les Français d’origine Juive, suscite de l’animosité en retour, renforce l’enfermement communautaire et rend plus difficile une lutte réelle et efficace contre l’antisémitisme. (…) »
Edgar Morin (Directeur émérite au CNRS)
« (…) Les poursuites contre Siné n’ont d’autre sens que grotesque et diffamatoire. (…) »
Georges Moustaki (Chanteur) :
« (…) si on n’est pas obligé d’être sensible à son humour, il lui faut reconnaître le talent et la bonne foi. Un journal comme Charlie Hebdo ne vaut que par les personnalités telles que lui. Ce sont elles qui ont donné le ton et la dimension à cette presse. (…)

Michel Onfray (philosophe)
« (…) Homme libre, sans concession, radical dans ses propos, il rassemble encore contre lui, ceux qui n’aiment ni la liberté, ni la radicalité.
Si d’aventure Siné avait dû être tout ce qu’on lui reproche, je n’aurais jamais été de l’aventure Siné Hebdo. »

Gilles Perrault (écrivain) :
(…) antitout par raison et générosité, il ne saurait être antisémite, puisque l’antisémitisme, c’est la déraison et la haine. Notre Siné n’a rien à voir avec les crétins malfaisants qui sont les antisémites. (…)
Marina Vlady (Comédienne et écrivain)
« J’ai fait la connaissance de Siné durant la guerre d’Algérie en 1959. Nous avions le même gout pour la liberté, la fraternité et la justice (la rigolade aussi !) (…) Mon compagnon Léon Schwartzenberg, très allergique aux antisémites (pour cause) lui a porté une tendresse sans failles. J’entends encore ses fameux éclats de rire lorsqu’il découvrait la « provoc’ » constante et juste de notre cher Siné »

Notre pronostic


Hop! Tous ces cancrelats
Vont l'avoir dans le baba !
Le veule Askolovitch
Termin'ra en saussiche !

Cinéma
Clips vidéo
Ultime plan de Louise-Michel à la fin du générique
Blog Louise-Michel Mardi 13 Janvier 2009

Pour Siné
Evénements
Siné au tribunal
Paris Samedi 17 Janvier 2009


Communiqué de presse


PROCÈS SINÉ CONTRE CLAUDE ASKOLOVITCH
Les avocats de Siné sont Maître Thierry Levy et Maître Dominique Tricaud



Mardi 20 janvier, à 13h30
(Tribunal de Grande Instance, boulevard du Palais, XVIIe chambre)


Rappel succinct des faits.

Le 2 juillet 2008, Charlie Hebdo publie la chronique hebdomadaire de Siné, Siné sème sa zone, tout entière dédiée à l’indignation, et aux coups de gueule sauce Siné depuis 1992.

Cette chronique ne suscite aucune réaction particulière. Jusqu’au 8 juillet, oú sur l’antenne de RTL, Claude Askolovitch (alors journaliste au Nouvel Observateur), s’en prend violemment à Siné à propos d’une phrase évoquant l’opportunisme de Jean Sarkozy, puisque prêt à se convertir pour épouser sa fiancée, juive, riche héritière de Darty. (Phrase reprise mot à mot d’une interview de Patrick Gaubert, patron de la Licra
– dans Libération 23 juin 2008). Claude Askolovitch y voit de l’antisémitisme et traite Siné d’antisémite et d’ordure.

La suite, on la connaît : Siné est viré de Charlie Hebdo, et la Licra intente un procès pour : provocation à la haine ou à la violence (…)

Siné voit rouge : se faire virer à 79 ans pour antisémitisme, la pire des accusations, se faire traiter d’ordure devant la France entière, il ne peut le supporter et, c’est sans aucune hésitation, qu’il intente un procès à Claude Askolovitch, pour diffamation publique.

Suite,la semaine prochaine, pour l’autre procès :
La Licra contre Siné.
à Lyon le mardi 27 janvier 2008 à 9h30


6ème chambre Presse du tribunal Correctionnel Palais de Justice, 67 rue Servient 69003).

À Lyon, ce sont également Maître Lévy et Maître Tricaud qui assurent la défense de Siné.



Robert Dehoux
Clip vidéo
Scène inédite de Louise-Michel
Blog Louise-Michel Jeudi 15 Janvier 2009

Bons Voeux
En 2009, devenez parfait !
Jeudi 15 Janvier 2009




D'autres bons voeux ragaillardissants : ceux de la police ! Et ce n'est pas un canular.

Guérilla pâtissière
Un projet de méga aéroport dans la crème
Notre-Dame-des-Landes (Nantes) Jeudi 08 Janvier 2009
«Six opposants au projet de méga aéroport local de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, ont été placés hier matin en garde à vue pendant près de neuf heures. On leur reproche d’avoir entarté le 1er octobre un conseiller général socialiste, Claude Bricaud, favorable au projet. L’enquête a été ouverte pour «violence en réunion». L’élu en a d’abord souri, avant de porter plainte à la demande du président PS du Conseil général. Les gendarmes ont déjà convoqué les deux internautes qui ont mis en ligne la vidéo de l’intervention sur DailyMotion et YouTube. Retrouvés par les adresses IP de leurs ordinateurs, ils ont subi six et huit heures de garde à vue, accusés de happy slapping, officiellement «enregistrement d’images et diffusion d’images touchant l’intégrité physique d’une personne». Source: Libération
Plus d'infos





Communiqué des entarteurs nantais désobéissants

Les Entarteurs Nantais Désobéissants sont recherchés pour l'entartage de Claude Bricaud ( vice-président du Conseil Général délégué à l'action foncière de Nantes ) du mercredi 01 Octobre. La brigade de recherches de la gendarmerie d'Ancenis est remontée à la source (adresse IP) de l'envoi de la vidéo de l'Entartage sur You Tube & Dailymotion.
De là, nous, Entarteurs Nantais Désobéissants opposé au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, décidons donc de tous d'aller faire nos avoeux munis des pièces à conviction : les 5 tartes Chantilly.

Ces faîts, font suite à la première réunion d'étude préalable à l'aménagement foncier, c'est à dire à une procédure de remembrement agricole liée au projet d'aéroport de NDDL.
Elle s'est déroulée le mercredi 01 Octobre 2008 à la mairie de Notre Dame des Landes Etaient présents : 9 maires concernés par le projet, des entreprises missionnées par le Conseil Général (géomètres et experts). Cette réunion était présidée par Claude Bricaud.
Nous étions 200 militants à s'être mobilisés pour dire NON à l'aéroport de Notre Dame des Landes. Projet destructeur et énergivore qui est contraire aux orientations que nous devons adopter face aux enjeux du XXI siècle : Lutter contre le Réchauffement Climatique.
Claude Bricaud a pris la parole avant d'entrer dans la salle de réunion, Osant nous dire que cette réunion ne portait en aucun cas, sur le projet d'aéroport. Et se lavant les mains en disant que « c'est une décision d'Etat »! Foutaïse ! . La foutaise s'est confirmée ! Dès le début de la présentation du diaparama , toutes les explications étaient en rapport direct avec le projet de l'aéroport.
Face à un tel mépris du Pouvoir et du Conseil Général vis à vis de la population devant de tels mensonges : nous avons décidé d'agir, spontanément par un entartage : 5 tartes à la crème chantilly pour Claude Bricaud : c'était sa représentativité qui était visée : Le Conseil Général un des fanatiques du projet. Et ce pour mettre en évidence que cette réunion était grostesque voire burlesques puisque toutes les décisions étaient déjà prises au préalable.

Nous conserverons notre Terre Nourricière !!

&

Un tel projet ne sortira pas la France de la crise financière que le monde traverse.


Pour Pierre Carles et Martin
Val, Cabu, Wolinski déboutés, youpie !
AFP Dimanche 21 Dcembre 2008
Le juge des référés du tribunal de Paris a débouté lundi les dessinateurs Cabu et Wolinski, ainsi que le directeur de publication de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui réclamaient l'interdiction de l'affiche du film "Choron dernière", sur laquelle leurs noms sont mentionnés.
Le documentaire réalisé par Pierre Carles et Eric Martin, dont la sortie est prévue sur les écrans le 7 janvier, retrace la vie de Georges Bernier, alias le professeur Choron, cofondateur du journal satirique Hara Kiri, mort le 10 janvier 2005 à l'âge de 75 ans.
Cabu, Wolinski et Philippe Val, qui y apparaissent uniquement dans des images d'archives, estimaient que la mention de leurs noms sur l'affiche laissait penser qu'ils y avaient participé volontairement, ce qui n'était pas le cas.
Les trois hommes ont donc décidé d'assigner pour atteinte à leur nom les sociétés 3B Productions et Tadrart Films, respectivement producteur et distributeur du film.

Dans son ordonnance, la juge des référés Magali Bouvier a estimé qu'il n'y avait "pas lieu à référé". En effet, écrit-elle, les demandeurs n'ont pas réussi à démontrer que la mention de leurs noms sur l'affiche "constituait une atteinte à la vie privée telle que leur diffusion prochaine constituait un péril imminent justifiant" l'interdiction de l'affiche.
Pour la magistrate, il est bien clair que le film de MM. Carles et Martin est un "film documentaire", et que la mention incriminée "ne s'interprète pas d'évidence comme étant autre chose que la liste des personnes dont des interventions figurent dans le film (...) et il s'agit d'une information pertinente".

Cinéma
Clips vidéo
Rencontre entre les Siné et l'équipe de Louise-Michel, partie 2
Dimanche 21 Dcembre 2008

Pour Julien Coupat et Cie
De la viande attendrie à Fleury-Mérogis par Serge Quadruppani
Vendredi 19 Dcembre 2008
A QUOI SERT LA DETENTION PREVENTIVE Dans le Canard Enchaîné de ce jour (17 décembre) : "Depuis un mois, à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume dans la cellule d'Ydlune Lévy, présumée d'"ultragauche" saboteuse de caténaires SNCF. (...) Officiellement, c'est "pour la protéger d'elle-même. En réalité, comme le concèdent des juges en privé, il s'agit d'abord d'"attendrir la viande" de cette "dangereuse terroriste" promue par MAM ennemi public n°1 avec son compagnon Julien C.(...) A la question de Libération (11/12) "comment s'expriment leurs velléités terroristes?", le contrôleur général Christian Chaboud, responsable de la lutte antiterroriste, a répondu : "De par leur attitude et leur mode de vie."
Renseignement pris auprès d'un vieil avocat, l'expression "attendrir la viande" est utilisée depuis toujours. Il s'agit d'en faire baver aux présumés coupables pour les pousser à coopérer.
Il y a des jours oú l'on hait sa langue maternelle.
Serge Q.


LA LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
n° 113, 20 décembre 2008

Cinéma
Clips vidéo
Rencontre entre les Siné et l'équipe de Louise-Michel
Samedi 20 Dcembre 2008

Pour Siné
Un cadeau de Noël pour foutre le bordel
Vendredi 19 Dcembre 2008
Annuel
France :
84€
75€
(Tarif réduit)
Dom & UE :
95€
80€
(Tarif réduit)
Monde :
125€
110€
(Tarif réduit)
Abonnement par prélèvement
trimestriel sans frais

(uniquement pour la France métropolitaine)
Plein tarif : 21€ /trimestre -
Tarif réduit* : 18,75€ /trimestre

(Tarif réduit réservé aux chômeurs, étudiants,
invalides, prisonniers, retraités, RMistes)
Photocopie d’un justificatif[/txt droite][/b]

Pour terminer l'année diaboliquement
Abonnez vos neveux et vos arrière-parents !

Cinéma
Chomsky & Cie, un documentaire passionnant d'Olivier Azam et de Daniel Mermet
Dimanche 14 Dcembre 2008
Synopsis
À l’heure oú impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques.
Inlassable, inclassable, implacable, « l’intellectuel le plus populaire et le plus cité au monde » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination avec une étonnante vitalité. Mais pas d’hagiographie, pas de prêt à penser. Souvent l’intellectuel est celui qui veut nous faire penser comme lui.
Au contraire, Chomsky nous incite à développer par nous-mêmes une pensée critique contre les différentes formes de pouvoir et les idéologies qui les justifient. Il montre que les changements sociaux sont à notre portée.
Et d’ailleurs il n’est pas seul. De Boston à Bruxelles, nous rencontrons chercheurs, journalistes, activistes tels que Jean Bricmont, ou encore Normand Baillargeon auteur du «Petit cours d’autodéfense intellectuelle», ce qui pourrait être le sous-titre de ce film engagé contre le cynisme conformiste et la pensée molle des faux rebelles.
Le site du film


Un extrait vidéo du film



Le site de Daniel Mermet : Là-bas si j'y suis
Le site de Noam Chomsky

Pour Julien Coupat et Cie
La criminalisation de la pensée par Michel Onfray
Libération Dimanche 07 Dcembre 2008
Suite aux récentes polémiques, nous reproduisons cette mise au point de Michel Onfray parue dans le Libé du 3 décembre que beaucoup de lustucrus ont loupée.

" Lorsque la presse a rapporté l’arrestation des présumés responsables des actes de sabotage des lignes TGV, la présomption d’innocence fonctionnait, certes, mais la présentation des faits par les médias, relayant à chaud la version policière, ne semblait faire aucun doute : il s’agissait là des personnes qui posaient les fameux fers à béton sur les caténaires.
Informé par cette seule source, dont la « une » de Libération qui titrait « L’ultra gauche déraille », j’ai rédigé mon billet hebdomadaire dans Siné-Hebdo en déplorant les actes de sabotages qui ne profitaient pas au peuple, mais qui, bien plutôt, le pénalisaient soit de manière individuelle, par les dommages causés, soit de façon collective, par la légitimation d’une réponse répressive des gouvernements en place.
Or, comme toujours lorsque la presse annonce avec force une information réellement fausse ( jadis, par exemple, le clonage d’un enfant chez les raëliens…), sinon incomplète, fragmentaire, parcellaire, donc partiellement fausse, il n’y a pas beaucoup d’autocritique . Dans le cas de Tarnac, par exemple, on constate que, le temps de la garde à vue, la presse s’est la plupart du temps contentée de relayer la position du ministère de l’Intérieur qui s’avère grandement fautive. Car le dossier ne comporte rien.
Ainsi, l’ADN des dits suspects, qui, habituellement agit en maître de justice incontestable, n’a pas été retrouvé sur le lieu des forfaits. Les accusations sont portées sur des hypothèses qui ne tiennent pas : un passé de militant et d’activisme international – ce qui ne saurait constituer un délit ; un matériel qui aurait pu servir aux actes de sabotage, - mais qui pourrait tout aussi bien s’expliquer par les besoins du pur et simple bricolage dans une maison ; des horaires de TGV, - mais on peut en avoir besoin pour le prendre à l’heure sans vouloir le stopper ; mais aussi, et surtout, des livres ! Péché mortel. Une bibliothèque subversive ! Et la présence de L’insurrection qui vient un ouvrage sans nom d’auteur dont on dit qu’il a peu être été signé par le principal protagoniste transformé en « chef »…
Devant un dossier vide et une totale absence de preuves, que peut la police pour ne pas se déjuger ? En appeler au terrorisme et à la possibilité d’un acte terroriste potentiel induit par le profil intellectuel. Autrement dit : criminaliser la pensée.


Version du délit de sale gueule : ils auraient pu le faire, donc ils l’ont fait. Le terrorisme, sauf cas avéré – Bombay par exemple…- est souvent le mot qu’on utilise pour fustiger l’ennemi quand on a envie de le condamner sans preuves ou avant même instruction du dossier. Fasciste, stalinien et pédophile servent selon les mêmes logiques.
Devant un dossier vide et une totale absence de preuves, que peut le journalisme pour ne pas se déjuger ? En appeler au débat et aux dossiers – plus tard... J’y contribue d’autant plus volontiers que, dans Siné-Hebdo j’ai moi même donné le change en emboîtant le pas aux journalistes d’en face ! Le temps d’une chronique, certes, mais quand même . Une leçon sur le journalisme qui est un pouvoir comme les autres et que le libertaire que je tente d’être ne se le rappelle probablement pas assez…"


Image piquée ici



Pour Julien Coupat et Cie
Créons le lieu le plus dangereux de France !
Echelle inconnue Mercredi 17 Dcembre 2008
CRÉATION DU LIEU LE PLUS DANGEREUX DE FRANCE
OU « AUTOPORTRAIT COLLECTIF EN ULTRAGAUCHANARCHOÔTONOME »
technique mixte / cadavre exquis.

(Dans le cadre du cycle les urbanismes combattants et en soutien aux incarcérés
du 11 novembre)

JEUDI 18 DÉCEMBRE 2008, 19H00. 18 RUE CROIX DES PELLETIERS À ROUEN

AIDEZ-NOUS. APPORTEZ
un livre, un outil, des horaires, un équipement de sport et une mauvaise
intention.

Hommage à Lautréamont par Jean Hélion


Le surréalisme c'est « la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie » et voilà que l'état, penché sur la table de dissection médiatique, devient soudain poète. Par la collection d'objets, ici appelés « pièces à conviction », leur rapprochement, une histoire, un sujet, un groupe, un ennemi se créent.

Ainsi, désormais nous le savons, pour qu'il y ait menace ou terroriste, il faut : un livre (ici, l'insurrection qui vient), un outil (ici, une pince
monseigneur), un document renseignant sur le fonctionnement d'un réseau (ici, des horaires sncf), un équipement permettant de modifier son rapport à l'espace physique (ici, un matériel d'escalade).
Ces objets sont des n˛uds, les pointes d'un tableau de fil tendu dessinant le portrait chinois d'individus en terroristes. L'important devient alors de tendre le fil, de raconter, entre les clous, un scénario plausible de menace nationale dans lequel chacun de ces objets aurait sa place : en somme, une mauvaise intention. Alors, l'arsenal légal de la lutte anti-terroriste peut s'appliquer.
Il est aujourd'hui convenu de dire au sujet du traitement des incarcérés du 11 novembre :
« demain ce pourrait être nous », juste mais pas tout à fait, insuffisant en tout cas. À l'heure ou la gestion complète d'un territoire semble devenir celle d'un immense aéroport (papiers, caméras de surveillance, borne biométrique, et maintenant liste d'objets interdits à bord).
Jeudi 18décembre c'est déjà nous ! Réalisation d'un poème surréaliste de combat.
Venez déposer sur le tapis roulant symbolique de notre territoire :
- un livre (dont vous aurez au préalable relevé quelques passages susceptible
de porter atteinte aux pouvoirs),
- un outil,
- des horaires ou tout document renseignant sur le fonctionnement d'un réseau
(sncf, routier, informatique...),
- un équipement de sport ou autre permettant de modifier votre rapport à
l'espace physique ou d'atteindre un endroit normalement inaccessible,
- et une mauvaise intention reliant le tout en scénario.
(ces objets doivent être en vente libre et autorisés sur la voie publique)

L'ensemble des objets apportés seront scannés et viendront nourrir une bibliothèque numérique de combat ainsi qu'un film. Vous pourrez, si vous le désirez, récupérer vos objets dès la fin de la soirée. D'autres documents et vidéos seront aussi visibles à cette occasion (vidéo « quel est votre ennemi », smala bibliothèque de combat ...)

C'était la LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
n° 112, 14 décembre 2008

Site d'Echelle Inconnue

Pour Pierre Carles et Martin
Evénements
Cabu, Val et Wolinski poursuivent Pierre Carles en justice par Augustin Scalbert
Rue 89 Jeudi 18 Dcembre 2008
Les trois piliers de Charlie Hebdo, Cabu, Val et Wolinski, attaquent en référé les producteurs du film Choron Dernière, qui sort (en France) le 7 janvier, au motif que leurs noms se trouvent sur l'affiche sans leur accord.
Les sociétés de production 3B et Tadrart Films sont assignées à comparaître ce vendredi 19 décembre à 14h30 au palais de justice de Paris à cause du dernier film de Pierre Carles (coréalisé avec Martin). Philippe Val, directeur de la rédaction et de la publication de Charlie Hebdo, et les dessinateurs Cabu et Wolinski les poursuivent pour "atteinte au droit au nom (...) à raison de l'utilisation illicite de leur nom dans le cadre de l'affiche du film 'Choron Dernière'".



Ce film, sous-titré "Vie et mort du Professeur Choron et de Charlie Hebdo", mentionne leurs trois noms sur l'affiche, et sur différents sites Internet, aux côtés de ceux de Georges Bernier (le professeur Choron), Cavanna, Marc-Edouard Nabe, Siné et Vuillemin.
Si le juge des référés suit les demandes des plaignants, les producteurs seront condamnés à payer 4 000 euros à chacun d'eux, ainsi que, solidairement, 1 500 euros, en plus des frais de justice et d'une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée.

L'assignation de leur avocat, Me Richard Malka, indique :
"L'affiche du film, réalisée par le dessinateur Vuillemin, induit une confusion majeure quant à la participation spontanée de Messieurs Cabut, Val et Wolinski au film en question (...) [Leurs noms] ne sauraient donc faire l'objet d'une utilisation à des fins lucratives et ce afin de susciter l'intérêt du public."
Le film, qu'"aucun d'eux n'a visionné", "semble en réalité être un véritable réquisitoire contre les demandeurs", qui y seraient "violemment" dénigrés. Quant à son coréalisateur Pierre Carles, il se serait "déjà illustré par l'utilisation de procédés très contestés". (...)
Me Malka explique qu'en assignant les producteurs du film, ses clients "cherchent à éviter la confusion. On a considéré qu'on ne pouvait pas laisser faire n'importe quoi, pour le principe. La prochaine étape, ça peut être un film porno avec les noms de Val, Cabu et Wolinski."

Du côté des boîtes de production, on s'étonne:
"Attaquer sur le mercantilisme de nos sociétés en demandant des dommages et intérêts et astreintes financières permet non seulement de ne pas attaquer les réalisateurs sur le fond du film, mais aussi d'asphyxier financièrement nos sociétés."

Pierre Carles, lui, trouve que les trois journalistes de Charlie se trouvent en situation d'"arroseurs arrosés":
"Ce qui est drôle dans cette affaire, c'est qu'il y a dix ans, j'ai pu sortir mon film 'Pas vu, pas pris', grâce à une souscription lancée par Charlie Hebdo, que dirigeait déjà Philippe Val. Sur l'affiche, se trouvaient une quinzaine de noms de personnes sans leur autorisation, dont PPDA, Etienne Mougeotte, Patrick de Carolis, ce que cautionnait Charlie Hebdo."


Robert Dehoux
Evénements
Le Déboucheur d'idées
Siné Hebdo Vendredi 05 Dcembre 2008
Principal meneur du groupe « Pouvoir ouvrier » lors de la grève générale qui, l’hiver 1960-61, paralysa la Belgique pendant six semaines, Robert Dehoux impressionna beaucoup le jeune Guy Debord par ses talents de semeur de bordel. Mais Debord — dont l’humour n’était pas la qualité première — le prit bientôt en grippe, car il avait à ses yeux un défaut rédhibitoire : il pensait que fomenter la révolution et se fendre la gueule n’étaient pas des activités incompatibles. « C’est moins le bruit des bottes qu’il nous faut craindre aujourd’hui que le silence des pantoufles », écrivit-il.

On n’en finirait pas d’énumérer les plus craquantes et plus corrosives frasques de cet agitateur magnifique. Nous l’avons vu saboter un congrès catho en sautant sur le râble des curetons qui prétendaient y prendre la parole, et coller nuitamment sur les murs d’un quartier populaire des dizaines de fausses affiches officielles si bêtes et si scandaleuses qu’une émeute éclatait, à l’aube, dès que les gens les lisaient. Quant au restau rigolo qu’il tint pendant des lustres dans la banlieue de Bruxelles, l’Estro Armonico, les rupins y raquaient des additions démesurées tandis que les gredins fauchés y ripaillaient gratos.
Dehoux, qui fut aussi « anti-libraire », directeur de revue (Alternative) et plein d’autres choses encore, avait un dada : boucher les serrures fâcheuses (banques, casernes, institutions, bâtiments officiels…) en y introduisant des allumettes coupées en deux dans le sens de la longueur. Essayez, vous verrez que c’est d’une efficacité étonnante. Ses livres, de Teilhard est un con (1962) au tout dernier, Le zizi sous clôture inaugure la culture (paru à L’Age d’homme et dont il a lui-même tiré un court métrage épatant), sont, à l’inverse, de formidables déboucheurs d’idées.
En exergue d’Avida, le film de Benoît Delépine et Gustave Kervern oú il tenait un rôle d’armoire parlante, Robert Dehoux proposait de faire « dérailler le train-train quotidien ». C’est sous la soutane d’un prêtre mécréant qu’il tire sa révérence à la fin de Louise-Michel, des mêmes réalisateurs.
L’ultime gag de cet antimilitariste acharné a été de mourir le 11 novembre dernier, à 82 balais. Ses cendres ont été dispersées dans une forêt, au cours d’une très belle tempête de neige.

Jean-Pierre Bouyxou

Pour Julien Coupat et Cie
Clip vidéo
Ultime Hyper Totale Gauche
La Parisienne libérée Jeudi 04 Dcembre 2008
La Parisienne libérée

Nouvelles définitions officielles :
terroriste - qui opère un retour à la terre
coupable - qui songe à commettre un crime
anarchiste - qui obéit à son chef
ultragauche - qui fait très très peur




Qui en veut à la seuneuceufeu ?
Qui déclare la guerre aux caténaires ?
Allô les studios, je suis dans le bureau
Oú est interrogé le terroriste de l'UHT :

Ultime Hyper Totale gauche
A gauch' de la gauch' de la gauch'
De l'extrême gauche
Ultime Hyper Totale gauche
Bien pire que la gauche de la gauche
De toutes les gauches

Ca fait des mois qu'on te suit
Toi et ton groupuscule
On sait tout sur ta vie
Et celle de ta cellule

Tu t'intéresses aux trains
Tu flânes près des chemins de fer
Si j'en crois les témoins
T'as même pris les horaires ?

Dans ta bibliothèque
Paraît qu'y a des bouquins
Et d'après notre enquête
T'en as mêm' lu certains~

Finies les projections
Et les choucroutes-parties
L'Etat dans son action
Sera direct aussi

Détournement de brouettes
Là tu risques vingt ans
A moins qu'ce soit perpet'
Si t'avoues pas maint'nant

Le procureur constate
Qu'il y a dans ton garage
Des tuteurs à tomates
C'est pour les sabotages ?

Le jugement est tombé
Fini le jardinage
Pour toi ça va chauffer
Sous les navets la plage

Une bombe atomique
Demain sera lâchée
Contre le membre unique
De ta communauté

T'étais le premier leader
D'un mouvement anarchiste
Le seul spéculateur
Anti-captitaliste

Et si les caténaires
Continuent à tomber
C'est qu'y a des courants d'air
C'est qu'le vent a soufflé
Oui si les caténaires
Continuent à tomber
C'est qu'y a des courants d'air
Et qu'le vent a soufflé

Qui en veut à la seuneuceufeu?

Pour Julien Coupat et Cie
Lettre ouverte des parents des neuf mis en examen du 11 Novembre
France Samedi 22 Novembre 2008
Lorsque la cacophonie s'accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme; laisser place à plus de vérité. Certains médias se sont empressés d'accréditer la thèse affirmée par la ministre de l'Intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : Les personnes arrêtées étaient d'emblée condamnées.

Personne n'aura pu rater l'épisode de « police-réalité » que nous avons tous subi la semaine passée. L'angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergé et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéantis, ce sont les marées de mensonges déversés. Aujourd'hui ce sont nos enfants, demain ce pourrait être les vôtres. Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.



Les interpellés ont à l'évidence bénéficié d'un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d'eux des personnes hors normes. La police les suspecte d'être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d'avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d'avoir cultivé des terres abandonnées, d'avoir organisé le ravitaillement en nourriture des
personnes agées des alentours. Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. À Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader.
Ils pensent que la vie, l'intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu'elles sont collectives.

Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot- Marie que si la simple lecture du livre « L'insurrection qui vient » du Comité Invisible fait d'une personne un terroriste, à force d'en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n'est pas un « bréviaire terroriste », mais un essai politique qui tente d'ouvrir de nouvelles perspectives.

Aujourd'hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d'avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu' à 20 ans de prison.

L'opération policière la plus impressionnante n'aura pas été de braquer, cagoulé, un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.

Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portes s'ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.

Que devient la présomption d'innocence? Nous demandons qu'ils soient libérés durant le temps de l'enquête et que soit évidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.

P.-S.: Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu'ils vivent que ce qu'ils voient à la télé.

www.comite-visible.info
www.soutien11novembre.org

Pour Julien Coupat et Cie
Soutiens visibles au Comité invisible
Mercredi 26 Novembre 2008





Des comités de soutien visibles viennent de naître à Tarnac, Rouen, Nancy, Tulle, Limoges, USA, Bruxelles.
Soutien aux inculpés du 11 novembre

Pétition lancée par Eric Hazan, éditeur La Fabrique

Pour Julien Coupat et Cie
Pétition
Nous sommes tous des anarcho-autonomes
La Fabrique Samedi 22 Novembre 2008
Voici le texte de la pétition initiée par Eric Hazan et La Fabrique au sujet de l'affaire des neuf inculpations de la semaine dernière (les soi-disant « terroristes » du Comité Invisible).
Il est possible de la signer en renvoyant votre nom et votre qualité ( (profession ou absence de profession, statut ou absence de statut) à l'adresse suivante :
comiteaat@boum.org

PÉTITION POUR LES "NEUF DE TARNAC"
Une opération récente, largement médiatisée, a permis d'arrêter et d'inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l'inconsistance de l'accusation de sabotage des caténaires, l'affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d'atteindre les institutions de l'État, et de parvenir par la violence – je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise – à troubler l'ordre politique, économique et social ».
La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n'existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L'inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste » est plus que vague : qu'est-ce au juste qu'une association, et comment faut-il entendre ce « en vue de » sinon comme une criminalisation de l'intention ?
Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu'il peut s'appliquer à pratiquement n'importe quoi – et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d'exception.
Les personnes inculpées n'ont pas été choisies au hasard, mais parce qu'elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations – dernièrement, celle de Vichy, oú s'est tenu le peu honorable sommet européen sur l'immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain. On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, oú un comité de soutien s'est organisé dès leur arrestation. Ce qu'ils cherchaient, ce n'est ni l'anonymat, ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole.
Finalement, l'absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.
En réalité, pour nous tous cette affaire est un test.
Jusqu'à quel point allons-nous accepter que l'antiterrorisme permette n'importe quand d'inculper n'importe qui ? Oú se situe la limite de la liberté d'expression ? Les lois d'exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c'est à nous de la donner, et d'abord en demandant l'arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l'exemple.


Points de vue :
Terrorisme à grande vitesse par Jérôme Leroy
Extrême gauche : on fabrique un épouvantail médiatique par Serge Quadruppani
L'anti-terrorisme n'a rien à voir avec le terrorisme d'Eric Hazan
Comité invisible : l'affaire du sabotage des lignes SNCF de Noël Blandin
Terrorisme ou tragi-comédie par Giorgio Agamben
Eric Hazan : A écouter sans modération


Pour Julien Coupat et Cie
Extrême gauche : on fabrique un épouvantail médiatique par Serge Quadruppani
Rue 89 Lundi 17 Novembre 2008
En l'état actuel des informations disponibles, toute personne dotée d'un minimum d'esprit critique a la possibilité de faire quelques observations minimales à propos des interpellations à Tarnac et autres lieux. Ces observations sont simples, vite dites. Mais elles sont accablantes pour le tohu-bohu médiatique orchestré par la ministre de la police et pour ceux qui s'y sont joints.

Le retour de l'épouvantail... sur le mode de la farce


Première observation : à l'heure actuelle, le dossier de l'accusation contre les personnes interpellées ne tient pas debout. Pas l'ombre d'un aveu ou d'une preuve matérielle. Juste des rapports de police sur des comportements jugés suspects. Qu'un représentant du parquet présente comme une organisation « terroriste » le « Comité invisible », pseudonyme de l'auteur collectif (ou pas) d'un livre publié depuis un an et demi chez un excellent éditeur parisien, donne la mesure du sérieux des accusations.
On a comme l'impression de revoir, sur le mode de la farce, les constructions abracadabrantes des juges italiens des années 70 contre l'extrême gauche enfermée tout entière dans l'épouvantail terroriste. Et ce n'est pas le surgissement d'un « témoin sous x » qui va nous rassurer: l'usage des repentis racontant ce qu'on veut qu'ils racontent a déshonoré pour toujours une certaine « justice » transalpine.
Sera-ce le dernier moyen tenté par la police et la justice hexagonales pour échapper au ridicule d'une affaire qui pourrait se dégonfler bien vite?

Deuxième observation : assimiler à du terrorisme des actes de sabotage pensés pour éviter tout dégât humain, est une bouffonnerie. Rappelons au passage que le sabotage a, depuis Emile Pouget, une longue tradition dans le mouvement ouvrier.
Et quand, naguère, des ouvriers menaçaient de répandre des produits toxiques dans un canal pour protester contre la fermeture de leur usine, on leur répondait en tendant des micros compassionnels, pas en leur envoyant des superflics cagoulés. Pour ne pas parler des nervis d'un syndicat agricole saccageant le bureau d'une ministre ou des viticulteurs détruisant la cargaison d'un pinardier. Personne à ce propos n'a parlé de terrorisme.

Quand MAM fabrique une « mouvance »...
Troisième observation : la fabrication de la « mouvance anarcho-autonome » par la ministre de la police et par les médias qui ont relayé sa parole sans aucun recul critique n'a été possible que grâce à l'extrême ignorance journalistique sur tout ce qui touche à la critique radicale du capitalisme.
Personne n'est obligé de connaître l'histoire de l'anarchie ni celle de l'autonomie ouvrière. On fera cependant observer que, pour des gens dont le travail est de parler des phénomènes de société, un effort de documentation ne serait pas de trop : si ces courants n'occupent pas le devant de la scène médiatique, ils furent comme des poissons dans l'eau dans quelques-uns des grands événements du siècle, de Mai 68 à l'automne chaud italien.
Événements qui ont profondément marqué la fin du siècle dernier et, sait-on jamais en ces temps de crise, qui pourraient bien connaître une nouvelle jeunesse, une nouvelle figure dans les années à venir. L'Insurrection qui vient (dont le ou les auteurs, jusqu'à preuve du contraire, restent inconnus) est une œuvre complexe, profonde, éminemment discutable et criticable mais certainement pas réductible, en sortant deux phrases, à une espèce de pièce à conviction dans un dossier de police.

L'exemple de la résistance au battage médiatique est venu, comme toujours, d' « en bas », du terrain de la vie réelle, des gens de Tarnac qui ont constitué un comité de défense. Il serait bon que ceux qui se chargent de nous informer aillent y faire un tour et répercutent aussi les voix dissidentes.

Serge Quadruppani, auteur d'embrasants polars noirs et rouges.

Comités de défense de Tarnac, Rouen, Paris : soutien aux inculpés du 11 novembre


Pour Julien Coupat et Cie
Terrorisme ou tragi-comédie par Giorgio Agamben
Libération Mardi 18 Novembre 2008
à l’aube du 11 novembre, 150 policiers, dont la plupart appartenaient aux brigades antiterroristes, ont encerclé un village de 350 habitants sur le plateau de Millevaches avant de pénétrer dans une ferme pour arrêter 9jeunes gens (qui avaient repris l’épicerie et essayé de ranimer la vie culturelle du village).
Quatre jours plus tard, les 9 personnes interpellées ont été déférées devant un juge antiterroriste et « accusées d’association de malfaiteurs à visée terroriste ». Les journaux rapportent que le ministre de l’Intérieur et le chef de l’Etat « ont félicité la police et la gendarmerie pour leur diligence ». Tout est en ordre en apparence. Mais essayons d’examiner de plus près les faits et de cerner les raisons et les résultats de cette « diligence ».

Les raisons d’abord : les jeunes gens qui ont été interpellés « étaient suivis par la police en raison de leur appartenance à l’ultra-gauche et à la mouvance anarcho autonome ». Comme le précise l’entourage de la ministre de l’Intérieur, « ils tiennent des discours très radicaux et ont des liens avec des groupes étrangers ». Mais il y a plus : certains des interpellés « participaient de façon régulière à des manifestations politiques », et, par exemple, « aux cortèges contre le fichier Edvige et contre le renforcement des mesures sur l’immigration ». Une appartenance politique (c’est le seul sens possible de monstruosités linguistiques comme « mouvance anarcho autonome »), l’exercice actif des libertés politiques, la tenue de discours radicaux suffisent donc pour mettre en marche la Sous direction antiterroriste de la police (Sdat) et la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Or, qui possède un minimum de conscience politique ne peut que partager l’inquiétude de ces jeunes gens face aux dégradations de la démocratie qu’entraînent le fichier Edvige, les dispositifs biométriques et le durcissement de règles sur l’immigration.

Quant aux résultats, on s’attendrait à ce que les enquêteurs aient retrouvé dans la ferme de Millevaches des armes, des explosifs, et des cocktails Molotov. Tant s’en faut. Les policiers de la Sdat sont tombés sur « des documents précisant les heures de passage des trains, commune par commune, avec horaire de départ et d’arrivée dans les gares ». En bon français : un horaire de la SNCF. Mais ils ont aussi séquestré du « matériel d’escalade ».
En bon français : une échelle, comme celles qu’on trouve dans n’importe quelle maison de campagne.




Il est donc temps d’en venir aux personnes des interpellés et, surtout, au chef présumé de cette bande terroriste, « un leader de 33 ans issu d’un milieu aisé et parisien, vivant grâce aux subsides de ses parents ». Il s’agit de Julien Coupat, un jeune philosophe qui a animé naguère, avec quelques-uns de ses amis, Tiqqun, une revue responsable d’analyses politiques sans doute discutables, mais qui compte aujourd’hui encore parmi les plus intelligentes de cette période. J’ai connu Julien Coupat à cette époque et je lui garde, d’un point de vue intellectuel, une estime durable.



Passons donc à l’examen du seul fait concret de toute cette histoire. L’activité des interpellés serait à mettre en liaison avec les actes de malveillance contre la SNCF qui ont causé le 8 novembre le retard de certains TGV sur la ligne Paris-Lille. Ces dispositifs, si l’on en croit les déclarations de la police et des agents de la SNCF eux-mêmes, ne peuvent en aucun cas provoquer des dommages aux personnes : ils peuvent tout au plus, en entravant l’alimentation des pantographes des trains, causer le retard de ces derniers. En Italie, les trains sont très souvent en retard, mais personne n’a encore songé à accuser de terrorisme la société nationale des chemins de fer. Il s’agit de délits mineurs même si personne n’entend les cautionner.

Dessin de Paolo Manolo

Le 13 novembre, un communiqué de la police affirmait avec prudence qu’il y a peut-être « des auteurs des dégradations parmi les gardés a vue, mais qu’il n’est pas possible d’imputer une action à tel ou tel d’entre eux ».

La seule conclusion possible de cette ténébreuse affaire est que ceux qui s’engagent activement aujourd’hui contre la façon (discutable au demeurant) dont on gère les problèmes sociaux et économiques sont considérés ipso facto comme des terroristes en puissance, quand bien même aucun acte ne justifierait cette accusation. Il faut avoir le courage de dire avec clarté qu’aujourd’hui, dans de nombreux pays européens (en particulier en France et en Italie), on a introduit des lois et des mesures de police qu’on aurait autrefois jugées barbares et antidémocratiques et qui n’ont rien à envier à celles qui étaient en vigueur en Italie pendant le fascisme. L’une de ces mesures est celle qui autorise la détention en garde à vue pour une durée de quatre-vingt-seize heures d’un groupe de jeunes imprudents peut-être, mais auxquels « il n’est pas possible d’imputer une action ». Une autre tout aussi grave est l’adoption de lois qui introduisent des délits d’association dont la formulation est laissée intentionnellement dans le vague et qui permettent de classer comme « à visée » ou « à vocation terroriste » des actes politiques qu’on n’avait jamais considérés jusque-là comme destinés à produire la terreur.

Giorgio Agamben, philosophe mutin.
Traduit de l’italien par Martin Rueff.


Robert Dehoux
Interview
L'art d'être réfractaire par Théophile de Giraud
El Batia moûrt soû Dimanche 16 Novembre 2008
Théophile de Giraud : Dans ton « Zizi sous clôture inaugure la culture », édité à l’ Âge d’Homme, en digne émule de La Boétie, tu mènes une enquête sur les mécanismes de la servitude volontaire. Comment sommes-nous devenus de pâles petits robots au service du grocacapital ?
Robert Dehoux : La chute dans l’esclavage du travail et du temps-chronomètre commence avec l’agriculture et la sédentarisation. C’est là que les structures hiérarchiques se mettent en place et que débute l’exploitation systématique de l’homme par l’homme. La chose est impensable dans les sociétés nomades de chasseurs-cueilleurs oú tout succès collectif est le fruit de la collaboration égalitaire entre les différents individus. Les micro-structures tribales, en voie de disparition sous le fascisme de nos prétendues civilisations, vivent sous le régime de l’entraide et non de la domination. Qui plus est, la simplicité de leur mode de vie les dispense de s’activer plus de quelques heures par jour pour assouvir tous leurs besoins, et ce sur le mode du loisir ludique plutôt que de la corvée mécanique. C’est cela l’âge d’or.
Théophile : On comprend que les « Native Americans » te soient chers. Tu as eu l’occasion de les rencontrer ?
Robert : Oui, à plus d’une reprise même. Cela s’inscrivait dans une recherche de comparses de pensée et de valeurs : l’Européen est tellement avachi par sa civilisation de carpettes qu’il ne réalise même plus le malheur d’être captif du pognon et d’une foule de technologies superflues. Il n’y a plus rien à en attendre, il faut retourner aux sources. Avec Yaki, ma stimulante complice et compagne, notre première visite dans une réserve indienne a eu lieu en 1983. C’était parmi les Onondagas, une tribu iroquoise parquée dans une réserve de l’Etat de New-York. Leur réputation d’intraitables était telle que c’est à peine si le taximan qui nous y conduisait a eu le courage de s’aventurer sur leurs terres.
Théophile : Vous avez été attachés au poteau de torture ?
Robert : Pas du tout. Dès qu’ils ont compris que nous soutenions aussi bien leur mode de vie ancestral que leurs revendications territoriales, nous fûmes accueillis à bras ouverts. C’est à un de leurs plus vigoureux porte-parole, Ron Jones, que je dois mon surnom Bob Dangerfield. C’était un type formidable, très engagé dans le respect des valeurs de son peuple. C’est sans doute ce qui lui a valu d’être assassiné.
Théophile : Assassiné ? Pour quelles raisons ?
Robert : Politiques très probablement. Son approche traditionaliste ne lui récoltait pas que des amitiés parmi ses propres frères de sang. Les collabos existeront toujours et certains Indiens ne dédaignent pas de pactiser avec les oppresseurs blancs pour en retirer divers avantages. On ne saura jamais ce qui s’est passé, mais il est certain qu’il dérangeait un peu trop. Les combats pour la justice et la liberté n’ont jamais bonne presse, quoi qu’on en dise. On ne valorise que les simulacres de luttes qui ne gênent personne. Allez donc dire aux Américains blancs qu’ils n’ont rien à foutre sur le territoire des Etats-Unis conquis par massacre et spoliation, et que le seul droit qu’ils ont c’est de retourner dans leur poubelle originelle : l’Europe.
Théophile : Les éditions Maëlstrom font actuellement circuler une pétition visant à la reconnaissance du génocide des Amérindiens : tu soutiens une telle démarche ?
Robert : Evidemment ! Génocide est le seul terme approprié : c’est par dizaines de millions que les saligauds de colons blancs les ont sciemment exterminés pour voler et saccager leurs territoires ancestraux.
Théophile : Tu reprends sur ton site internet le fameux manifeste contre la société industrielle de Théodore Kaczynski alias Unabomber : comment te positionnes-tu par rapport à ses envois de colis piégés ?
Robert : Extraordinaire ! Même si je suis plutôt du genre pacifiste, je trouve sa démarche remarquable : il a au moins eu le mérite de tenter quelque chose. Face à une civilisation techniciste qui conduit toute la planète à l’apocalypse, le plus criminel est encore de rester les bras croisés.
Théophile : Justement, que peut-on faire pour enrayer la machine ?
Robert : Sans doute plus grand-chose, je vois mal comment l’humanité raterait son suicide d’ici moins d’un siècle. Néanmoins, depuis des décennies, je prône le bouchage généralisé de serrures. Il suffit de glisser un bout d’allumette dans tous les orifices à clé pour paralyser définitivement notre société. Je pars du principe qu’une serrure égalant un flic, si on rendait impossible l’usage des serrures-flics, on abolirait du même coup la propriété et tous ses dérivés toxiques : le pouvoir, le pognon, l’exploitation des pauvres par les riches, etc. Le procédé est simple mais pourrait se révéler redoutable si tous les mécontents du système le mettaient régulièrement en œuvre. Ce serait mille fois plus traumatisant pour les gouvernements qu’une énième manifestation altermondialiste stérile.


Théophile : Tu as souvent utilisé ce procédé ?
Robert : Et comment ! À Montréal notamment, lors d’un raid vengeur contre les tortionnaires du monde animal, nous avons torpillé les serrures de plusieurs magasins de fourrures. Mais notre plus beau coup reste le neutralisation d’une grosse banque bruxelloise durant toute une matinée : une petite allumette leur a coûté des millions ! Il faudrait aussi songer à en glisser dans les serrures des grosses bagnoles tueuses d’atmosphère et de poumons : on leur doit bien ça !
Théophile : Sujet qui m’est cher, tu évoques à plusieurs reprises dans ton « Zizi » l’intelligent contrôle des naissances pratiqué par les sociétés tribales afin, je te cite, de « déterminer leur nombre en fonction des ressources accessibles ». Justement, pour protéger la planète, ne serait-il pas temps d’encourager la dénatalité à l’échelle mondiale ?
Robert : C’est certainement une des voies à suivre en effet : non seulement pour endiguer la dévastation des derniers lambeaux de nature et éviter la progagation d’une misère toujours plus grande, mais d’un point de vue plus large on peut même se demander s’il n’est pas totalement stupide de se reproduire dans une société-prison comme la nôtre. De nombreux animaux internés dans des zoos pour notre bon plaisir perdent toute appétence pour la perpétuation de leur espèce. Allez donc expliquer au lion que si on le met en cage, c’est pour lui éviter d’aller se perdre en brousse : il vous rugit au nez… Mieux vaudrait que la Terre soit peuplée de 100 millions de libres et jubilants « cro-magnons » plutôt que de 7 milliards d’esclaves névrosés, dépressifs et robotisés.
Théophile : Ton dégoût des robots, c’est aussi ce qui a causé ta rupture avec les situationnistes…
Robert : Bien entendu, leur culte naïf du progrès et du salut de l’humanité par la technique m’était insupportable. Ils espéraient se goinfrer du beurre et de l’argent du beurre, comme si l’usage d’une nappe n’impliquait pas nécessairement sa lessive. Ma formation d’ingénieur m’avait assez convaincu qu’aucune industrie de masse n’était pensable sans destruction et oppression de masse. Les situs imaginaient que les robots allaient nous délivrer de l’esclavage en devenant nos esclaves… Comme si un robot ne tombait pas en panne, ne dévorait pas de ressources naturelles, comme s’il n’était pas le plus sûr garant de la pérennité de la société de consommation et de ses contraintes mortifères. Avec les GSM, l’internet, les ordinateurs et leurs périphériques, on voit aujourd’hui combien la technologie nous aliène sans cesse davantage : nous sommes désormais au service de nos objets et non l’inverse. L’heure n’est plus très lointaine oú nous passerons plus de temps à recharger, entretenir, remplacer, financer et « updater » nos gadgets qu’à les utiliser… Pour ne rien dire de la désincarnation croissante du lien humain : la machine nous machinise, pitoyable imbécile que celui qui vénère les machines.
Théophile : Certaines de tes frasques avec Noël Godin sont légendaires, tu nous en touches un mot pour conclure ?
Robert : Il y en a eu de belles en effet. Des entartages bien sûr, mais aussi d’autres mousseuses polissonneries. Noël s’amuse souvent à raconter que s’il a quitté Liège pour s’installer à Bruxelles, c’est parce qu’il avait été expulsé son logement après que, fort éméché, j’ai pissé par la fenêtre sur la tête de la locataire du dessous (rires). On avait aussi réussi à se faire menacer de mort tous les deux après avoir royalement ridiculisé la Belgique durant un machin télévisé un peu trop regardé. Lors de l’émission de réparation, en anticipation de la prévisible coupure du micro au moindre dérapage, j’avais préparé des pancartes portant des slogans contestataires. De son côté, Noël avait balancé aux millions de téléspectateurs l’adresse privée de Bouygues en suggérant de lui envoyer des milliers de paquets de merde (re-rires). Il y a eu aussi une opération de réouverture du Pavillon des Passions Humaines de Jef Lambeaux, dans le parc du Cinquantenaire. Une nuit, avec Yaki, Sylvie, Noël et une poignée d’autres corsaires dont l’ami Philippe « Papou » Simon, nous avions copieusement bu et, par dégoût de toute censure, d’une seule voix décidé d’aller fracturer la porte interdisant l’accès au public de ce chef-d’œuvre trop scandaleux au goût de certains rabat-joie. On était en train d’attaquer la porte à la foreuse et au bélier lorsque les flics sont arrivés pour nous demander ce que l’on faisait. Réponse : ça se voit non, on libère le grand art de son cachot ! Les pandores ont été tellement impressionnés par la réouverture sauvage de cette boîte de torride réputation qu’ils sont restés muets comme un cerveau de téléphage et nous ont laissés quitter les lieux sans interpeller personne ni dresser le moindre PV ! Preuve qu’il suffit d’oser…
Théophile : Un dernier mot (de désorde) ?
Robert : Sabotons tout ce que l’on peut saboter, sauf le whisky écossais, nomdedjeu !



Cette ultime interview a été publiée dans El Batia moûrt soû, vingt jours avant le grand départ de notre ami Robert Dehoux. Et voici son site, le journal mural.

Robert Dehoux
Evénements
L'antilibraire Robert Dehoux a passé l'arme à gauche. Merde alors, quelle histoire !
Chez lui Lundi 10 Novembre 2008
Notre complice de proue depuis 40 ans, le légendaire Robert Dehoux, dit Popeye the sailor man, poop ! poop !, a cassé sa pipe ce 11 novembre. Nous voilà inconsolables.
Les cendres de Robert, selon son voeu, seront dispersées dans la forêt sauvage.


Jacky et Robert




Philippe, Sylvie, Noël, Neele et Robert

Le meilleur hommage à rendre à Robert est, bien sûr, d'aller boucher de ce pas quelques serrures irritantes.


Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°10
Blog de Siné Mardi 11 Novembre 2008

"J'ai souvent appelé de mes voeux une loi qui ferait pendre
une douzaine de banquiers par an" Jonathan Swift



Noël Godin
Noël Godin fait des siennes
Prenons nos cliques, prenons nos claques, boutons le feu à la baraque !
Chez nous Lundi 10 Novembre 2008





Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°9
Blog de Siné Mardi 04 Novembre 2008

« Faites en sorte d’obtenir ce que vous aimez,
sinon vous serez forcé d’aimer ce que vous obtenez. » George Bernard Shaw


Siné Hebdo poursuit vaillamment sa route et s’adapte à son succès.
Le canard tire toujours à 130 000 exemplaires 9 semaines après son lancement !



Pour Denis Robert
Qui a peur de Denis Robert ?
http://lesoutien.blogspot.com Mardi 04 Novembre 2008



Depuis quelques jours, on peut lire dans nos quotidiens divers communiqués et un encart publicitaire grassement payé par une société financière qui accuse le journaliste Denis Robert de tous les maux.
Etrange pratique que celle de ces organes de presse prestigieux qui se font payer pour passer (sans le moindre commentaire) un texte qui piétine allègrement le travail d’un confrère. Passons !

Une question reste sans réponse : comment est-il possible qu’au cœur d’une tourmente financière historique qui fait apparaître aux yeux des foules ébahies l’incompétence, l’irresponsabilité, la criminelle légèreté des dirigeants de toutes les banques du monde, ces hommes si importants qu’on voit courir à la porte des palais des Républiques pour mendier l’argent des contribuables, perdent leur temps et leur argent à tenter de museler un journaliste solitaire ?



Dessin de Rémy Cattelain





Pour faire simple, rappelons que les chambres de compensation sont ces sociétés inventées par les banques pour simplifier et accélérer les transferts d’argent d’une banque à une autre.
Mais aussi les enregistrer. L’outil est pratique. Il a un grave inconvénient : il identifie, et mémorise toutes les transactions interbancaires à travers le monde.
Si la majorité de ces mouvements d’argent sont légaux, beaucoup recouvrent des activités criminelles. Et énormément finissent leurs courses dans des paradis fiscaux, à l’abri des regards importuns. La vulnérabilité du système et l’accès à l’information financière passent par ces chambres de compensation internationales.




Dessin de Rémi Malingrëy


Il suffirait que les juges aient accès à cette mémoire informatique pour relever le cheminement de l’argent de la fraude et du crime organisé. Il suffirait que cette menace existe pour que les fraudeurs à l’impôt, mais aussi les trafiquants de drogue, d’armes et d’influence retirent leur argent des banques.
Et ça, les banquiers ne le supporteraient pas. Voilà ce que Denis Robert répète depuis plus de dix ans, à travers ses articles, ses livres et ses films.
Il faut abattre ce type. Ils sont légion à s’y employer.







Livres
Vive le cinéma désolant de Jean-Jacques Rousseau !
Vendredi 31 Octobre 2008
Incroyable ! Sort début novembre 2008 dans nos librairies, sous la houlette des austères éditions Archimbaud / Klincksieck, un recueil encyclopédique de textes et de témoignages juteux sur le plus merveilleusement siphonné des cinéastes en activité, notre aminche Jean-Jacques Rousseau. Titre de l’ouvrage : Jean-Jacques Rousseau cinéaste de l’absurde.

Voici le texte, frigoussé en 2003, de mes présentations publiques en Belgique du Diabolique Docteur Flak qui continue à fort bien traduire l’essentiel de mon rapport enflammé à l’œuvre incomparable de Jean-Jacques Rousseau.

Place donc ce soir à ce qu'on pourrait appeler le cinéma belge radicalement désolant personnifié gloupitamment par toute l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau. Par cinéma désolant, nous entendons un cinéma tout à fait désolant pour les codes cinéphiliques faisant la loi, et même la police, un cinéma absolument affligeant pour les valeurs établies patiemment par les historiens du septième art, les animateurs de salles d'art et d'essai, les revues et les écoles de cinéma et l'intelligentsia pète-sec.

Au point que le Diabolique Docteur Flack semble presque conçu tout exprès pour consterner ou mettre gravement en pétard les tristes lustucrus qui ne jurent que par ces valeurs. Ce que vous allez voir constitue un véritable outrage à tout l'enseignement infligé aux élèves de l'INSAS, de l'IAD, de l'INRACI.
C'est du cinéma malotru, impur, balourd, disparate, bordélique, d'un exceptionnel mauvais goût. C'est du cinéma mal conçu, mal écrit, mal dialogué, mal filmé, mal mis en scène, mal joué, mal monté, mal musiqué, mal génériqué.
Mais ce cinéma navrant s'asseyant sur toutes les règles transpire la sincérité, l'enthousiasme, la liberté vraie et totale, et s'avère quelquefois étonnamment inspiré.


Et puis, quel plaisir, quel plaisir incomparable il peut nous dispenser contrairement à la plupart des films à l'affiche pour le moment.

Il y a en tout cas trois manières de vivre les films de Jean-Jacques Rousseau dans le plaisir effréné.
Premièrement, en s'en moquant cruellement parce qu'on estime qu'ils atteignent les cimes du ridicule et Jean-Jacques Rousseau ne devra pas se désespérer si des tempêtes de rires sarcastiques se déchaînent dans un moment. Ca fait partie de l'aventure.
Mais il y aura aussi, car je connais certains d'entre vous, jambon à cornes !, des rires et des refus de rire d'une autre dimension. On peut en effet être autant allumé, ou bien plus, par ces bandes que par les séries Z miteuses devenues légendaires grâce à Tim Burton, d'un Ed Wood. Jean-Jacques Rousseau d'ailleurs s'auto-proclame sans vergogne « le Ed Wood belge ».

On peut trouver le cinéma de Rousseau très toniquement désolant, et très jouissif, et tout à fait jubilatoire, et même assez indispensable pour faire la nique au cinéma d'auteur rigoriste casse-bonbons trônant actuellement.

Mais on peut jouir avec le cinoche de Rousseau d'une troisième manière, ventre de boeuf ! En considérant comme de plus en plus de ses partisans de première ligne que ses films mal léchés sont de la poésie, de l'authentique poésie, de la poésie candidement incandescente comme celle de l'autre Rousseau, le douanier, de la poésie onirique sauvage très inconsciemment dévastatrice, de l'art splendidement brut, de l'écriture furieusement automatique.
Le Diabolique Docteur Flak est même devenu un film culte dans certains milieux intellos parisiens-déjantés. Là-bas, c'est le film belge qu'on se passe et qu'on se repasse euphoriquement le plus volontiers avec C'est arrivé près de chez vous.


Festivals
Notre ciné-tract au Festival Cinépocket
Bozar Vendredi 31 Octobre 2008

Le jeudi 6 novembre, à 20h30, lors de la cérémonie de clôture du Festival des films mobiles de Bruxelles, sera projeté au Palais des Bozar, entre un mini-épopée de Bouli Lanners et un micro-pensum de Chantal Akerman, un ciné-tract anarcho-enragé de Noël Godin.
Titre du crapouillot : « Prenons nos cliques, prenons nos claques, boutons le feu à la baraque ! »


Livres
Comment faire enrager les racloirs à parquet
Jeudi 30 Octobre 2008
Pour pisser à la raie pétainiste du juge d’application des peines en matière de terrorisme et à la raie stalinienne des racloirs du parquet de Paris s’escrimant à pousser Jean-Marc Rouillan à se renier lui-même crapoteusement, un bon truc spitant*** : transmuter magiquement les livres récents de notre taulard en best-sellers surprise. Vous vous dites que là, j’ondule grave de la toiture. Ah non, non, j’débloque pas, les loulous, on peut y arriver ! C’est qu’y a une tripotée de mimiles, rebutés par la réincarcération chafouine du mauvais - garnement - ayant - plantureusement - payé - sa-dette, qui vont devoir songer à leurs cadeaux de fin d’année.Et que si la plupart de ces gustaves commandaient dès à présent chez leur libraire plusieurs exemplaires des deux derniers Rouillan (10 et 14 €) à la place des nouveaux morpions des marie-salopes du jour (Amélie Nothomb, Ingrid Bettancourt, sœur Emmanuelle), les intrépides éditions Agone, oú Jean-Marc turbina pendant sa semi-liberté, seraient cocassement acculées, du coup-même, à réimprimer en catastrophe les ouvrages réclamés à son de trompe. Ce qui bouleverserait toutes les lois de la fabrication putassière des succès de librairie, égayerait un peu le pendard claquemuré, ferait grimper à l’échelle les tristes sires l’ayant réexpédié au gnouf, ameuterait les médias friands de coups de théâtre et mettrait une foutue ambiance dans vos réveillons plan-plan : « Tu me rappelles qui c’est, mon petit, ce Rouillan que tu m’offres-là ? Ah, mère-grand, c’est le loustic qui a zigouillé le Général Audran et le PDG Besse. »
***spitant : mousseusement euphorisant en belge



À vous de jouer pour qu’au grand dam des hautes serpillières flicardes et magistrates entendant enterrer vivant l’inmatable Rouillan, ses bouquins cartonnent subitement mieux que le BHL-Houellebecq ou le Dominique de Villepin.
D’autant plus que, littérairement parlant, ça serait tout à fait mérité.

Les Chroniques carcérales et De mémoire (1) de JMR s’avèrent foutrement mieux frigoussés et diablement plus captivants de bout en bout que les actuelles têtes de pont des ventes livres.
Le premier recueille les cinglants reportages sur les joyeusetés du quotidien pénitentiaire en France, livrés chaque mois, entre 2004 et 2007, au nez et à la barbe de la censure administrative, au canard rebelle marseillais CQFD (dont la survie est en péril, agissons !).
Le second, se déroulant en 1971 à Toulouse, décrit avec une verve tout de suite grisante les premières camaraderies, les premières fauches, les premières érections, les premiers complots et esclandres du petit chenapan Jean-Marc.












Autre Rouillan réussi à accrocher sur vos sapins de Noël entre deux couilles dorées : Le Capital humain(éd. L’Arganier), un roman chouaga en phase avec les prochaines mutineries ouvrières oú l’on constate que, de nos jours, quand on sort de prison, on est toujours en prison. Pour Rouillan, en avant !


Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°8
Blog de Siné Mardi 28 Octobre 2008


"Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse" Woody Allen

Pour Rouillan
Pétitions
En avant, pour Rouillan !
CQFD et Marginales Mercredi 29 Octobre 2008

PÉTITIONS POUR LA LIBÉRATION SANS CONDITION DE JEAN-MARC ROUILLAN

La pétition n°1, "Rage en cage", à signer sur le site de Marginales, s'adresse a priori aux écrivains, philosophes, éditeurs, cinéastes, journalistes, artistes...

Voici la pétition n°2 à signer, elle, sur le site de CQFD et à diffuser aussi tous azimuts :

JEAN-MARC ROUILLAN VEUT TOURNER LA PAGE SANS LA DECHIRER

Jean-Marc Rouillan est à nouveau en prison. Il a rompu le silence pour annoncer qu’il tournait la page de son passé et commenter – brièvement – l’interdiction qui lui est faite de parler d’une stratégie révolutionnaire jugée il y a 22 ans aujourd’hui.
L’État a répondu en révoquant sa semi-liberté.
Par cette « Affaire Rouillan », l’État réaffirme aujourd’hui sa volonté de s’attaquer à la liberté de parole. Les interprétations crapuleuses de l’interview accordée à L’Express, attisées par certains médias et soutenues par le tribunal d’application des peines, veulent museler et punir l’expression politique de l’écrivain qu’est Jean-Marc Rouillan. Sa réincarcération « préventive » nous le prouve.
Nous considérons que les conditions de la remise en détention de Jean-Marc Rouillan sont une atteinte au droit de libre expression.
Nous affirmons que Jean-Marc Rouillan n’a pas dérogé aux contraintes qui régissent le régime de semi-liberté accordé en décembre 2007.
Nous affirmons également notre révolte face à cette décision qui relève de l’acharnement et de la volonté de faire taire Jean-Marc Rouillan. Lui aujourd’hui et nous demain.

Nous réclamons donc la libération sans condition de Jean-Marc Rouillan.


L'AUDIENCE D'APPEL DE JEAN-MARC ROUILLAN EST FIXÉE. CE SERA LE 27 NOVEMBRE 2008.







Pour Siné
Evénements
Philippe Val amalgame Bakchich et la presse pro-nazie
Bakchich info Lundi 27 Octobre 2008
On croit rêver : dans son dernier livre nauséeux, Reviens Voltaire, ils sont devenus fous, Philippe Val ose assimiler le site d'infos rebelles de nos amis de Bakchich au mythologique "Je suis partout", canard français de propagande nazie et antisémite des années 30 et 40 !
Et il vient de remettre ça dans les micros de RMC...
Bakchich, évidemment, contre-attaque et porte plainte contre l'abject Val.


Les propos diffamateurs de Val :
"Mais au fond, tout cela est anecdotique, l’affaire Siné révèle quelque chose d’autrement plus grave et plus profond.
D’abord, la question des sites d’information sur Internet, qu’ils soient autonomes comme, par exemple, Médiapart, Rue 89 ou Bakchich, ou qu’ils soient les appendices des grands titres comme Le Monde, Marianne ou Le Nouvel Observateur.
Ne parlons même pas de Bakchich, qui actualise et adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout. Malheureusement, ce genre de site d’informations n’est pas l’exception, c’est la règle".
La réaction de Bakchich :
"Après ces déclarations, oú Bakchich est comparé à ce journal symbole de la collaboration avec l’occupant nazi, Je suis partout, Philippe Val persiste et signe lors d’une émission, « Les grandes gueules », sur RMC, mardi 28 octobre.
« – Les Grandes Gueules, à Philippe Val : Vous avez des mots très durs envers les sites internet d’information, notamment Bakchich.info. Vous faites une comparaison entre Bakchich et Je suis partout, qui rappelons-le pour les plus jeunes était un journal collabo et antisémite, c’est fort ça ?
– Philippe Val : Bakchich, oui, c’est un site extrêmement médiocre, qui se permet d’écrire des choses sur les gens, encore une fois sans preuves, de répercuter des rumeurs. »

Cette comparaison est insultante et inadmissible. Bakchich a décidé de porter plainte."
Lire aussi

Vilains canards
El batia moûrt soû
Bon vent à El Batia moûrt soû !
www.elbatiamourtsou.be Vendredi 17 Octobre 2008


Le "journal jovial, crédule, saugrenu mais outrecuidant" , El Batia moûrt soû de l'Entre Haine et Trouille, en Belgique, au capital inconnu, dont nous apprécions l'effronterie tijluilenspiegelesque a de quoi pavoiser : on ne le dégotera plus désormais encarté dans le dernier Charlie Hebdo. Faussant compagnie à Val par solidarité avec Siné, il est mis en vente à présent dans la plupart des librairies du pays. Félicitons son âme damnée, le sulfureux dessinateur Serge Poliaert, dont nous reprenons ici trois dessins.
Et faisons tam-tam, tronc de dious !





Au sommaire du n° 55 du 17 octobre, on peut lire par exemple, deux éditoriaux contradictoires sur l'affaire Val/Siné, un hommage à l'anti-éducateur mécréant espagnol Francisco Ferrer, une interview galvanisante du boucheur de serrures antipathiques Robert Dehoux, un compte-rendu du coloriage iconoclaste de la statue équestre de LéopoldII par Théophile de Giraud, le nouvel épisode d'un feuilleton enivrant de Fanchon Daemers sur l'histoire des cabarets belges satiriques à la Belle Epoque, la truculente page du Galopin, le portrait affriandant de l'artiste visionnaire décoiffant Frank Maieu par André Stas et une trifouillée de dessins ravageurs. Nous déplorons, par contre, la prose poussivement moraliste du père-la-trique Franticek Badul.








Télé
BHL version Jamel dans "C'est bien fait pour sa gueule"
Jamel Show Mardi 03 Juin 2008
Pour le passage à l'an 2000, Jamel Debbouze
a bricolé ce sketche béachélien à pisser de rire.






Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°7
Blog de Siné Mardi 21 Octobre 2008

"Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis" André Gide

Philippe Val
Val calomnie les anars
lexpress.fr Vendredi 24 Octobre 2008
Philippe Val, de plus en plus ignominieux dans l'ignominie : il taxe à présent l'enflammant mouvement anarcho-syndicaliste de la Belle Epoque d'antisémitisme ! Et il assimile défintivement l'antisionisme à l'antisémitisme en embouchant les trompettes du "patriotoquardisme".

(...) " Un peu d’histoire. A partir de 1880 environ, une gauche apparaît, qui peut prétendre à un gouvernement démocratique, mais affronte une gauche proudhoniste, anarcho-syndicaliste, qui exprime en même temps sa doctrine sociale et son antisémitisme : l’anticapitalisme est aussi la dénonciation du juif, lié à l’argent. (...) La question antisémite n'est pas « lavée » à gauche. De plus, on passe d'une génération de journalistes dont le référent historique est Auschwitz et le modèle Albert Londres - on regarde, on raconte - à une génération dont la « scène primitive » est le conflit israélo-palestinien et les modèles, Denis Robert et Serge Halimi...

Peut-on, sur fond de ce conflit, être antisioniste sans être antisémite ?
"C'est impossible. Israël est une démocratie et le sionisme est l'expression, partagée par la droite et la gauche, du patriotisme israélien. « Sioniste », c'est le mot pour dire patriote. Il n'y a qu'aux juifs qu'on refuse le droit au patriotisme. On peut légitimement se dire opposé à la politique du gouvernement israélien, mais se dire antisioniste, c'est se dire antijuifs." (...)

Texte intégral : "L'affaire Siné est un avertissement " interview de Christophe Barbier dans l'Express.

BHL - Houellebecq
Ennemis publics, ou l'extension du domaine de l'ego par Thierry Savatier
Les mauvaises fréquentations Jeudi 23 Octobre 2008
Commentant Ennemis publics de Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy (Flammarion / Grasset), Thierry Savatier épingle ceci :

(...) " Critiques des journalistes, révélations pénibles des biographes sont donc évoquées, sans omettre les attentats pâtissiers gloupinesques de Noël Godin : « Jusqu’à l’agression physique, jusqu’à l’offense faite au visage (ces fameux ʺentartagesʺ qui sont entrés dans les mœurs et, en tout cas, dans le langage et dont nul n’a l’air de mesurer la vraie violence, non seulement physique, mais symbolique…) à quoi il m’est arrivé d’avoir aussi, plus souvent qu’à mon tour, à faire face. » Cette « violence symbolique », commentée il y a déjà longtemps par un Pierre Desproges malicieux, rappelle surtout les manifestations Dada que décrit Philippe Soupault dans le premier tome de ses passionnants Mémoires de l’oubli et qui ne blessent que les amours propres susceptibles ou les ego démesurés.

Devant ces plaintes répétées, le lecteur finit par se demander s’il n’est pas le jouet d’une joyeuse comédie. Car la presse est bonne fille. L’Express, plutôt malmené par les duettistes, parle d’Ennemis publics comme d’un « ouvrage passionnant et agréable », le Nouvel Obs, dont Jérôme Garcin, responsable des pages littéraires, y est éreinté, publie les bonnes feuilles du livre. L’incohérence du lamento saute alors aux yeux et se termine en pantalonnade ". (...) Texte intégral de Thierry Savatier


Cinéma
Choron dernière
Mercredi 22 Octobre 2008



Avant-première de Choron dernière ce dimanche 26 octobre à 16h30 au Festival des libertés de Bruxelles, Place Flagey, en présence de Pierre Carles et Patrick Font.


Enfin tout à fait au point, après avoir été réaffûté durant des années, le ciné-brûlot sur le Professeur Choron de Pierre Carles et Martin est aussi tranche-dedans et mal léché qu'on pouvait l'espérer !
On y retrouve, outre le Professeur, Cavanna, Cabu, Siné, Nabe, Vuillemin, Wolinski, et Philippe Val, plus ignoble que jamais...

Très bientôt, nous mettrons en ligne un passionnant dossier sur le film (en PDF que vous pourrez télécharger) constellé de commentaires acérés de Benoît Delépine, Delfeil de Ton, Jean-Pierre Bouyxou, Eric Martin, François Cavanna, Marc-Edouard Nabe et de dessins plus balèzes les uns que les autres de Vuillemin, Rémi, Lindingre, Rémi Malingrëy, Faujour, Lefred Thouron, Berth...

Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°6
Lundi 13 Octobre 2008


" Il faut mettre un terme aux maîtres " Pierre Desproges

Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°5
Lundi 06 Octobre 2008


"L'abjection la plus totale, ce n'est pas de trahir, c'est de ne jamais donner un commencement de réalité
à ses rêves les plus fous" Marcel Moreau

Pour Siné
Evénements
La rédaction de Siné Hebdo cambriolée d'Augustin Scalbert
Rue 89 Samedi 04 Octobre 2008
"Le canard toutefois paraîtra mercredi
Car rien ni personne ne l'mettra au tapis !
Portons un toast aux intrépides Siné
Qui cette fois encore niquent la fatalité !"

Quatre ordinateurs, et rien d'autre, ont été volés dans la nuit de samedi à dimanche dans les locaux de la rédaction de Siné Hebdo, qui se trouvent au domicile du fondateur, en banlieue parisienne. Le vol a eu lieu pendant le sommeil des occupants.
Ces ordinateurs contenaient le fichier d'abonnés, les coordonnées complètes de tous les collaborateurs du journal, le fichier des 10 000 soutiens à Siné, ainsi que l'ensemble des travaux déjà publiés et des projets de l'hebdo.
Un autre ordinateur, qui n'a pas été volé car il se trouvait sous clé, contient heureusement une copie de tous ces éléments, ce qui permettra au journal de paraître mercredi. Le reste du matériel informatique présent dans la pièce n'a pas été emporté, pas plus que l'argenterie ou les objets d'art qui s'y trouvent.
Par ailleurs, Siné a reçu par e-mail de nouvelles menaces de mort. « Siné antisémite, t'es comme Hitler, tu vas crever », a écrit l'auteur du mail, selon Catherine Sinet, épouse du dessinateur et rédactrice-en-chef du journal.
Il y a quelques semaines, Siné avait déjà reçu d'autres menaces de mort, qui avaient donné lieu à une plainte. « Je vais te mettre un poignard dans le ventre, tu vas en crever », cite encore Catherine Sinet. Selon elle, cet e-mail avait été publié au même moment sur le site Internet de la Ligue de défense juive, un mouvement d'extrême droite. Des captures d'écran ont été effectuées, et une enquête est en cours.
En attendant d'en savoir plus, le dessinateur et sa femme -qui précisent que la rédaction ne travaillait sur aucune affaire « sensible »- se refusent à faire un lien entre le cambriolage et les menaces. Une nouvelle plainte sera déposée lundi matin.

"Bête noire des services de police, précise notre ami Charles Tatum Jr dans son blog, le fameux Fantômas est définitivement hors de cause. À l'heure du crime, il pillait quant à lui la cave a vin de Mme Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur. "

Cinéma
Louise-Michel ou comment buter son patron (sans trop se salir les mains) par Nicolas Crousse
San Sebastian Samedi 27 Septembre 2008
Louise-Michel remporte le prix du meilleur scénario à San Sebastian

Buter son patron, c’est une chose. Encore faut-il savoir qui est « vraiment » son patron. Est-ce son supérieur ? Le gérant de la boutique ? Le PDG de la chaîne ? Ou faut-il encore aller plus haut ? Ah, pas évident, hein. Et moins évident encore quand il s’agit de passer à l’acte. A l’action directe. Au terrorisme, quoi !
Celui de Louise (Yolande Moreau) et de Michel (Bouli Lanners), en croisade pour tenter de faire la peau au boss responsable du licenciement sec d’une bande d’ouvrières du Nord de la France, tient moins de Mesrine ou des Brigades Rouges que de Don Quichotte ou des Pieds Nickelés.
Chevaliers des causes perdues d’avance, ces deux-là vont nous emmener, nonante minutes durant, d’un fiasco sanglant à un flop terroriste. En formant un duo de losersrocambolesques : Yolande Moreau en guerillera aussi virile que taiseuse. Bouli en tueur à gages bavard comme une pipelette, et tenant du reste plus de la gonzesse que du Terminator. Les deux comédiens sont au sommet de leur forme. S’ils ne cessent d’échouer dans leur entreprise visant à rendre justice, nos lascars ne désarment jamais. Et ne cessent de vouloir venger les petites mains baisées par les rapaces du système.



Entre l’esprit de la déconne de C’est arrivé près de chez vous, du trio Belvaux-Poelvoorde-Bonzel, et le radicalisme militant de Fermeture de l’usine Renault – Vilvoorde, de Jan Bucquoy, Louise Michel se déguste comme une praline bourrée d’explosifs. Plus qu’une réussite, c’est une pépite d’humour noir et de subversion carabinée, qui plus est non dénuée d’émotion. Autant de références qui lorgnent vers la Belgique, et il n’y a pas de hasard. Benoît Delépine et Gustave Kervern, célèbres gagmen du génial Groland (Canal +) et désormais collaborateurs de Siné Hebdo, sont sans doute possible les plus Belges des cinéastes français. Chacun de leur film (les deux précédents : Aaltra et Avida) est à sa façon une déclaration d’amour aux dingos de Lilliput-Land. Le casting du film, partiellement tourné à Bruxelles, ressemble en outre à une galerie de portraits de nos plus beaux specimen. Outre Bouli et Yolande, on y retrouve Benoît Poelvoorde (dans le rôle d’un cinglé obsédé par les attentats du 11 septembre), Robert Dehoux (le vieux sioux de l’anarchie made in Belgium), Nicolas Crousse, Jackie Knuysen, Véronique… et Sylvie Van Hiel. D’autres sont là, qui poussent le bout de leur nez d’une scène à l’autre. Comme Siné (en Papa de Bouli), Albert Dupontel (en tueur serbe), Mathieu Kassovitz (qui est aussi producteur du film) ou Philippe Katerine (dans son propre rôle). Célèbres ou anonymes, ils ne répondent qu’à un seul mot d’ordre, exigé par le tandem réalisateur : les copains d’abord. (…)



Devant un parterre de journalistes espagnols, Kervern et Delépine, un verre de rouge à la main et un immense jambon sous le bras (« nous l’offrirons au journaliste qui posera la question le plus intéressante »), insistent sur l’aventure humaine de leur cinéma. « C’est une réunion de pirates. On fait des films pour voir nos amis, ou rencontrer des gens. Comme Kaurismaki, sur Aaltra. Comme, Arrabal, sur Avida. Ou sur celui-ci comme le journaliste Denis Robert, qui s’est fait lyncher pour sa couverture de l’affaire Clearstream. Le journalisme économique devrait être le plus important, vu que c’est l’économie qui fait tourner le monde. Or, on voit rien, personne ne fait son boulot, ça nous révolte. Et quand il y en a un qui le fait, il est mort. »
Ecorchés autant que zouaves, les deux hommes méritent bien mieux qu’une folklorisation médiatique. « On fait des westerns avec Indiens qui tuent les cow-boys », déclare Benoît. « Dans le cinéma français, on s’intéresse surtout aux jolis poissons. Nous, on préfère les vilains poissons, enchaîne Gus. Qui confesse son sentiment d’inadaptation grandissant. Et une sensibilité de grand blessé. « Je ne peux plus voir la fonte des glaces sans avoir envie de chialer. On roule tranquillement vers le chaos. »

Chevaux de Troie du paysage audiovisuel français, Delépine et Kervern, hérauts de la télé contestataire, sont conscients d’être à l’intérieur du système pour mieux tenter d’inoculer le virus. « Tant qu’il y aura la télévision, reprend Gus, il n’y aura pas de révolution possible. »
Mais, précise Benoît, on préfère en rire, parce que sinon il y a de quoi se tuer. »
Avant de faire le bonheur de San Sebastian, Louise Michel a obtenu le Grand Prix au festival de Groland…organisé par la bande à Delépine et Kervern ! « C’était le jury le plus corrompu de l’histoire du cinéma », affirme Noël Godin, complice et hilare. « C’est nous les patrons du festival, confesse Benoît. Faut bien que ça serve à quelque chose, un patron, non ? »

Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°4
Blog de Siné Mardi 30 Septembre 2008



"Fusiller les riches de but en blanc serait de la folie: il faut d'abord les mettre en prison et les affamer jusqu'à ce qu'ils aient fait revenir de l'étranger l'argent qu'il y ont caché. (...) C'est seulement quand ils n'autrant plus rien que nous les fusillerons. "
Jules Lafargue

Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°3
Lundi 22 Septembre 2008
"Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu'ils peuvent provoquer des changements." Noam Chomsky

Vilains canards
Tribune de Siné
Siné Hebdo n°1 : déjà collector !
Mercredi 10 Septembre 2008

Vilains canards
Tribune de Siné
On se souviendra du 10 septembre
Dimanche 07 Septembre 2008

Vilains canards
Tribune de Siné
Merci pour vos dons
Lundi 01 Septembre 2008

Vilains canards
Tribune de Siné
Non... en plus, je deviens patron !
Lundi 25 Aot 2008

Vilains canards
Tribune de Siné
Lettre à Christine Albanel
Paris Jeudi 31 Juillet 2008

Festivals
Louise-Michel rafle la mise au 4e Festival du film grolandais
Quend Mercredi 24 Septembre 2008





Après les Yes Men en 2005 et Borat en 2006, c'est Louise-Michel de Benoît Delépine et Gustave Kervern qui a décroché dans le délire à Quend-sur-plage l'Amphore d'or 2008, soit le Grand Prix du film le plus radicalement grolandais.
Autre prix pour Louise Michel, celui de l'interprétation féminine, attribué à toutes les ouvrières en pétard de l'équipée.

Attention, nous précisons que nous ne tenons pas seulement Louise-Michel pour le meilleur long métrage cocassement séditieux de l'année. Nous crions sur les toits qu'il s'agit là d'un des films français les plus géniaux jamais fricassés et qu'il n'a rien à envier à des chefs-d'oeuvre absolus comme le Playtime de Tati, le Week-End de Godard ou la Chambre en ville de Demy. Chacun de ses plans s'avère prodigieusement inspiré et la puissance de feu subversive-carabinée de l'ensemble est... épastrouillante comme aurait dit le Père Peinard à la Belle Epoque.

Expositions
Rémi Malingrëy au Groland
Quend Plage Mercredi 17 Septembre 2008


Le percutant dessinateur Rémi Malingrëy expose
au 4e Festival de Quend du Film grolandais
du 19 au 21 septembre 2008
Ca s'appelle "Que du bonheur !"

Viendez, viendez ! Nous, on y sera !

Pour Siné
Evénements
Siné Hebdo : déjà "collector" ! par Siné
Siné Hebdo Mercredi 10 Septembre 2008

Pour Siné
Evénements
Siné présente son canard
Noisy-le-sec

Pour Siné
Evénements
A bas les cons ! de Daniel Couvreur
Le Soir (Belgique) Mardi 09 Septembre 2008
(...) Siné aura 80 ans le 31 décembre. Fondateur anarchiste de Siné Massacre et de L'Enragé, infatigable trublion de Charlie Hebdo, il a donné toute sa vie à la lutte contre le gendarme, le curé, le militaire et le politicien borné. Anti-sarkozyste affiché, il a été débarqué de Charlie Hebdo cet été (lire en page 34). Siné aurait pu se retirer sous sa tente pour jouir des testicules en or de ses droits d'auteurs. Il a préféré rebondir et tout investir dans la création de son propre journal sans dieu ni maître. L'humoriste Guy Bedos et le philosophe Michel Onfray l'accompagnent dans le financement de sa rébellion contre les cons.
Nous avons lu le numéro zéro. C'est une bombe de bon sens planétaire, un éclat de rire de générosité humaine, une claque de lucidité politique. Allergique à l'ego, Siné ne joue pas les éditorialistes en chef. Le vieux libertaire laisse la plume acide ou les crayons sulfureux aux copains d'abord, ces malotrus bourrés au talent graphique et littéraire embarqués à ses côtés. L'équipage de Siné Hebdo partage une même volonté de ruer dans les brancards de la société sarkozyste et d'un monde usé, poussé par ce fol espoir d'éviter l'abyme du lendemain à l'Humanité.
Le journal se découpe en tranches de Mauvaises Humeurs, de Douce France, de Bougez-vous le cul et de Petites Gâteries, sans publicités ni sponsors. Guy Bedos y revendique l'antisarkozysme primaire « parce qu'il est primaire ». L'écrivain underground Jackie Berroyer, un ancien d'Hara-Kiri que l'on voyait plus souvent aux enterrements qu'aux baptêmes, refait surface dans Siné Hebdo pour nous rappeler avec élégance de nous « méfier des cons instruits ». Le militant historique des droits de l'homme, Maurice Rajsfus, expert en répression policière et en censure militaire, signe avec « La matraque n'a pas d'âge », une méditation essentielle sur nos droits et libertés à l'aube du XXIe siècle. Philippe Geluck laisse son Chat sur le quai des Belges et se rachète une méconduite, tournant le dos à l'humour canapé de Michel Drucker.
(...)
La première livraison de Siné Hebdo se referme sur une pleine page griffue de Jacques Tardi. Le maître de la bande dessinée antimilitariste règle un compte magistral avec la violence aveugle des armes à feu. Mais il serait injuste de ne pas citer d'autres coups de crayon et de réflexion comme ceux de Carali, le fondateur du magazine Psikopat, auteur d'un dessin inouï contre la haine raciale. Ou le duo infernal de Benoît Délépine et Diego Aranega, le créateur du héros Focu, qui allume en strips les spécialistes en ressources humaines impuissants à assurer la reconversion de Siné !
Texte intégral
Du même Daniel Couvreur, lire aussi dans le Soir : "Siné est un être anti-raciste"

Pour Siné
Evénements
Siné appelle à la barre Val, Joffrin et Jean Sarkozy par Olivier Bertrand
Blog Libé Lyon Lundi 08 Septembre 2008
La 6e chambre du tribunal correctionnel de Lyon, spécialiste des affaires de presse, découvrait cet après-midi « l'affaire Siné ». La Licra a en effet renvoyé, en citation directe, le dessinateur, qu'elle accuse d'incitation à la haine raciale après sa chronique sur Jean Sarkozy en juillet, et une autre concernant les femmes musulmanes en juin. L'audience devait seulement fixer la consignation (somme que la partie civile doit verser pour attaquer en citation directe) et la date du procès. L'avocat du caricaturiste en a profité pour présenter la liste des témoins qui pourrait être cités. Parmi eux, Jean Sarkozy, fils du Président et cible de la seconde chronique de Siné. Philippe Val, patron de Charlie Hebdo qui avait viré le caricaturiste du journal après sa chronique. Et Laurent Joffrin, président directeur général de Libération, qui avait pris position contre Siné dans un éditorial du quotidien...
Les autres témoins réclamés par le caricaturiste ont pris part, le plus souvent dans la presse, au débat qui a suivi son limogeage. Parmi eux, les philosophes Michel Onfray et Bernard Henry-Lévy (actionnaire de Libération). Gisèle Halimi, Michel Polac et le journaliste Nicolas Poincaré. Le dessinateur Charb, Delfeuil de Ton, etc. Au total vingt noms, sur une liste qui serait « provisoire ».
(...)
Le tribunal a fixé l'audience au 27 janvier, pour l'examen au fond des faits. L'audience durera un à deux jours et les deux parties, Licra et dessinateur, ont jusqu'au 19 décembre pour arrêter la liste définitive des témoins qu'ils entendent faire citer. « Je n'ai pas arrêté la mienne, indique Alain Jakubowikz, avocat de la Licra. Mais ceux qui me paraissent importants sont de toute façon dans la liste de mon contradicteur. » Source

Rébellions burlesques
Léopold II barbouillé en rouge
Bruxelles Lundi 08 Septembre 2008
Il n'est jamais trop tard pour filer une peignée à un monarque sanguinaire.



L’écrivain mécréant Théophile de Giraud a pris témérairement d'abordage la statue équestre de Léopold II de la place du Trône devant des journalistes et des potes prévenus de son action. Et c'est dans une ambiance plutôt bon enfant qu'il a eu le temps de peinturlurer en rouge la tête et le buste du roi colonialiste avant d'être agraffé par la police et conduit au commissariat central de la ville.
Félicitations, Théophile !



Communiqué de presse post Attentat contre la statue de Léopold 2
"Ce mardi 09 septembre entre 15 et 15h30, l’écrivain Théophile de Giraud et ses joyeux comparses ont mené une action de contestation contre la statue équestre de Léopold 2 située place du Trône à Bruxelles.
Leur revendication : que le gouvernement belge, par respect pour les millions de victimes de la sanguinaire politique coloniale menée au Congo par l’ancien souverain, prenne la décision de déboulonner toutes les statues offrant ce despote esclavagiste à l’admiration des foules. A cet effet, un manifeste pour l’abollition des statues de Léopold 2 a été distribué aux participants et aux passants.

La police est arrivée sur les lieux aux alentours de 15h20, trop tard pour empêcher Théophile de Giraud d’empeinturlurer le visage et le torse de la statue de gouache rouge, symbole du sang des congolais innocents tués ou mutillés sous les ordres du sanguinaire souverain. Une pendaison symbolique du tyran a eu lieu devant une trentaine de comparses et de journalistes. Théophile de Giraud ainsi qu’un participant ont été menottés et arrêtés, paradoxe s’il en est de nos gardiens de justice et de paix qui, par cet acte, ont contribué à protéger un symbole de violence et d’injustice.
Auparavant, les participants avaient exprimé leur colère contre le bourreau du Congo en arborant des slogans tels que Léopold 2 = serial killer, raciste, esclavagiste…
De mémoire de bruxellois, la statue n’a jamais eu aussi bonne mine !"

Frédérique, compagne de flibuste de Théophile de Giraud

Dossier complet sur sus au vieux monde, le blog de l'Albert Londres breton Charles Tatum,jr qui était sur place.

Festivals
Un festival frappadingue : le festival de Quend-sur-plage
Lundi 08 Septembre 2008
Une carte blanche cinématographique a été confiée polissonnement à Noël Godin par le 4e Festival de Quend du Film Grolandais . Le larron en profitera pour présenter le samedi 20 septembre, à midi, dans la drôle de salle « Ciné tête en l’air », deux brûlots belges :

1. Fuyons les Monstres (2007), le court-métrage le plus splendidement sinoque de Jean-Jacques Rousseau

2. Cartoon Circus, un extraordinaire document, invisible depuis 40 ans, de Benoît Lamy, dans lequel le cinéaste rencontre avec son ami Picha les dessinateurs les plus déchaînés des années 68 : Reiser, Topor, Siné, etc… Juste avant la projection dédiée bien entendu à son vieux complice Benoît Lamy, Noël Godin et quelques bouteilles de bières trappistes explosives accueilleront Siné sur scène.


Benoît Lamy et son co-scénariste et producteur Picha


Venez faire les 400 coups avec nous du 19 au 21 septembre dans l’Ile de la Tortue grolandaise !
Programme des réjouissances: Banzaï !

Pour Siné
Les flashes qui tachent
Une histoire de Charlie Hebdo par Mathias Reymond
Acrimed Dimanche 07 Septembre 2008
(…) Du hold-up sur un titre par Philippe Val au détournement de son orientation éditoriale avec le concours des plus jeunes : retour sur la normalisation de Charlie Hebdo.
(…)
Eté 2008. Le journal « mythique » des années 70 n’est plus que la pâle copie de ce qu’il était seize années plus tôt. Figure emblématique de l’hebdo, le dessinateur Gébé est mort, ainsi que Bernar et Pasquini. Des journalistes de talent ont pris la porte : au revoir Olivier Cyran, au revoir François Camé et Anne Kerloc’h, au revoir Michel Boujut, au revoir Mona Chollet… Un dessin de Lefred Thouron sur Patrick Font (en procès pour pédophilie) ne passe pas : Lefred quitte le navire (le dessin sera publié après son départ, avec un mot de Philippe Val). Renaud, un des principaux actionnaires, abandonne aussi l’hebdo. Patrick Font, condamné à une peine de prison, disparaît rapidement des photos de son ex-comparse, Philippe Val. Wolinski dessine pour Paris Match, Le Journal du Dimanche et les publicités St Yorre, Cabu donne ses meilleures caricatures au concurrent d’en face, le Canard Enchaîné et les jeunes (Jul, Charb, Tignous, etc.) font la queue pour griffonner pour la télévision, dans des émissions de bas de gamme.
Engraissée par les euros et les repas mondains, notabilisée par les soirées chez Ardisson et les cocktails avec BHL, glorifiée avec le procès des caricatures et la montée des marches à Cannes, l’équipe de Charlie Hebdo décide, à la quasi-unanimité, de renvoyer Siné pour propos prétendument antisémites [3].
On ne rigole plus à Charlie Hebdo. Avec son impertinence, l’équipe restante a aussi gommé de sa mémoire ses éclats de rire d’autrefois et les nôtres par la même occasion...
(…) Pourquoi, et comment, un hebdomadaire satirique, mariant humour acide et critique sociétale, a-t-il subi une telle dérive ?
(…)
L’exclusion de Siné pourrait bien sonner le glas de Charlie Hebdo.
En 1981, Siné écrivait dans Charlie Hebdo, une phrase qui résume assez bien ses parti-pris : « J’aime le pognon mais pas les riches, j’aime la paix mais je suis prêt à tuer, (…) j’aime les juifs pas Israël, les arabes pas les émirs, les prolos pas le PC. » A près de 80 ans, celui qui avait fondé Siné Massacre pendant la guerre d’Algérie (dont la maquette inspira l’Hebdo Hara-Kiri, 7 années plus tard) et qui a créé L’Enragé en mai 68, s’apprête à sortir un nouveau journal. Son nom ? Siné Hebdo, naturellement.
Et Charlie Hebdo ? De Charlie Hebdo, il ne reste que le titre…
Texte intégral

Mathias Reymond, crack en sciences économiques


Pour Siné
Evénements
Sans lanterner, faut s'abonner !
Siné Hebdo Jeudi 04 Septembre 2008
Clic-sur le dessin de Siné
Ainsi, tu pourras t'abonner !




Pour Siné
Réactions
C’est la calomnie qui compte, c'est salir qui compte ! par Daniel Mermet
Là bas si j'y suis-France Inter Lundi 01 Septembre 2008
(...) Jean-Marc Sylvestre, l’infatigable télévangéliste du marché des matins de France Inter, s’en va.
Mais heureusement, nous avons une consolation, Philippe Val est toujours là, toujours sur France Inter, le philosophe Philippe Val, le patron de Charlie Hebdo, celui qui a eu le courage de virer l’infâme dessinateur Siné ! La grande affaire de l’été à laquelle personne n’a pu échapper.
Ah, comme l’équipe de « Là-bas si j’y suis » était malheureuse d’être en vacances au milieu des vahinées, et de ne pas pouvoir soutenir l’ami de BHL et de Laurent Joffrin, celui qu’Alexandre Adler prend pour Emile Zola, celui qui a eu le courage de faire lyncher le vieux Bob Siné, tout comme il a réglé son compte au tout puissant Denis Robert, tout comme il a anéanti le révisionniste Noam Chomsky et tous les autres antisémites qui encombrent cette planète !
Les antisémites sont partout !

Car ils sont de plus en plus nombreux ces serpents, ils sont partout ! Ce n’est plus seulement Edgar Morin et Eric Hazan, plus seulement Pierre Bourdieu ou Hugo Chavez qui sont antisémites, plus seulement Bruno Guigue, Pascal Boniface, José Bové, Alain Badiou, Jacques Bouveresse, la rédaction du Monde diplomatique, Eyal Sevan ou Charles Enderlin, mais combien d’autres (sans parler de celui qui vous parle ! ) combien d’autres ? C’est pourquoi Charlie Hebdo a rejoint la chasse contre ces sorcières. Depuis des années, un petit réseau d’inquisiteurs zélés ont trouvé une ficelle très efficace pour discréditer ceux qui leur déplaisent, c’est de les accuser ou de les faire accuser d’antisémitisme. Un mot qu’ils jugent douteux, une critique de la politique israélienne, ou de la politique de Washington, ou de l’Otan, ou même de l’occident, et ils font de vous un nouveau Drumont, ou un nouvel Eichmann.
Ils se disent « sionistes », ils disent défendre Israël, mais ils sont de droite avant tout, même d’extrême droite, souvent proches des néocons américains, leur objectif c’est de salir leurs adversaires politiques, des gens classés à gauche, en les faisant passer pour antisémite. Ça ne marche jamais, devant les tribunaux, ces accusateurs perdent toujours, mais peu importe, pour eux, c’est la calomnie qui compte. C’est salir qui compte. Et ça, ça marche, toutes les personnes qu’on vient de citer ont subi des conséquences dans leur vie professionnelle ou privée. C’est quelque chose d’ assez ignoble qui s’est collé à la vie politique, médiatique et intellectuelle en France, surtout depuis 2001, 2002. Quelque chose qui inhibe, qui pervertit l’information, qui bloque les débats, c’est une immense censure non dite. C’est un terrorisme intellectuel tout à fait comparable au Maccarthysme américain ou à la terreur que faisaient régner les staliniens français dans les années 50/60.
« Val a fait péter la grosse baudruche ! »
Or, tout ça vous le savez. Voilà des années qu’on en parle dans Là-bas si j’y suis. Tout le monde le sait. Et tout le monde se tait. Nous traversons des temps de résignation et de désespérance morne. Mais sous la lâcheté, ça fermente quand même, ça couve, ça pue c’est vrai, mais ça s’accumule comme du gaz dans une bombonne.
Et voilà que début juillet, BOUM ! Val a fait péter la grosse baudruche ! Ce maladroit s’est pris les pieds dans ses grosses ficelles. Il est tombé dans son propre piège et une immense poubelle de merde l’a entièrement recouvert, lui et ses « collaborateurs ».
Quelle injustice ! Alors même qu’il est celui qui aura le plus efficacement mis en évidence l’ignoble imposture du chantage à l’antisémitisme. Il l’a fait involontairement, sans aucun doute. Mais peu importe. Car cette imposture est criminelle. La banalisation de l’antisémitisme est un crime contre la mémoire des victimes. A voir des antisémites partout, on en voit nulle part. La banalisation de l’antisémitisme détourne et rend impossible la vraie lutte contre l’antisémitisme et le racisme. Ce détournement doit être combattu partout et par tous, au grand jour.

Pour Siné
Evénements
Le redoutable équipage de Siné Hebdo
Dimanche 31 Aot 2008


Ce photomontage a été réalisé par rocbo


"A l’insu de mon plein gré, j’ai réuni, sous ma bannière de pestiféré,
une bande de trublions, bien décidés à ruer dans les brancards…
"
Siné


LA LISTE DES MAUVAIS GARNEMENTS DEBAUCHES PAR SINE


Du côté des dessinateurs tranche-dedans
Diego Aranega, Aurel, Berth, Carali, Etienne Delessert, Desclozeaux, Faujour, Gab, Philippe Geluck, Jiho, Kafka, Lasserpe, Jean-Christophe Lie, Lindingre, Loup, Remi Malingrëy, Martin, Miss Tic, Mix & Remix, Poussin, Rémi, Ronald Searle, Tardi, Vuillemin.

Du côté des auteurs en pétard


Roland Agret, Christophe Alévêque, Isabelle Alonso, Arthur (Henri Montant), Normand Baillargeon, Guy Bedos, Bernard Gasco, Jackie Berroyer, Frédéric Bonnaud, Jean-Pierre Bouyxou, Jean-Marie Brohm, Sylvie Caster, Benoît Delépine, Dror, G-Y Federman, Gérard Filoche, Bruno Gaccio, Noël Godin dit l'entarteur, Gudule, Bernard Joubert, André Langaney, Stéphane Maggi, Martin, Gus Massiah, Michel Onfray, J-C. Piquet-Boisson, Didier Porte, Serge Quadruppani, Maurice Rajfus, Denis Robert, Delfeil de Ton, Raoul Vaneigem, Michel Warschawski.



Pour Siné
Réactions
"Charlie a achevé de se renier" par Pierre Marcelle
Libération Jeudi 28 Aot 2008
CHASSONS LES MAUVAISES PENSEES

Le chat de Siné

D’abord, dire cette évidence que, malgré le black-out décrété à Charlie Hebdo, oú les grands ciseaux d’une censure furieuse font depuis six semaines taire les langues et s’écraser les plumes, elle n’est pas terminée, «l’affaire Siné»… Aussi bien ferait-on mieux de parler d’une «affaire Val», tant le procès - si dérisoire en ses attendus, si tragi-comique en ses conséquences - destiné à assassiner un homme en l’expulsant «à jamais» des bibliothèques (ainsi qu’y appelle la ministre de la Culture (!) Albanel), s’est retourné contre ses instigateurs. Entendez le silence soudain de procureurs qu’on avait connus plus prompts à bramer leur passion pour le débat d’idées et la liberté de la presse, lesquels, sur l’air fameux du «Je-ne-suis-pas-d’accord-avec-ce-que-vous-dites-mais-je-serais-prêt-à mourir-pour-que-vous-le-disiez» (paroles de Voltaire, musique de Tocqueville), font très bien dans des colonnes éditoriales, pourvu qu’ils restent à l’état de bandeau publicitaire…

Donc, le mal est fait. Siné est viré, le «nouveau» Charlie a achevé de se renier et sa rédaction de se coucher ; ainsi la «liberté grande» de Julien Gracq, si volontiers brandie en viatique, se découvre-t-elle réduite en charpie. Se méfier de ceux qui l’invoquent en y mettant des barbelés ; ceux qui, plaidant si mollement pour la licence de dire, et d’écrire, et de dessiner, se sentent si peu sûrs d’elle - et d’eux-mêmes - qu’ils se croient tenus de faire précéder leurs plaidoyers d’un prudent «je n’aime pas trop Siné, mais…» Normal, à propos d’un dessinateur qui toujours pensa mal.

Que, dans la chasse aux mauvaises pensées, l’infamante accusation d’antisémitisme ait encore une fois fait son office, ne surprend pas. Tout juste avons-nous été (un peu) étonnés de découvrir que son premier procureur, Philippe Val, se soit laissé aller à identifier et compter, parmi ses partisans et ses opposants, qui était juif et qui ne l’était pas (voir le portrait de Siné, in Libération du 30 juillet). Et à peine amusé en apprenant que Patrick Gaubert (député UMP qui évoqua le premier - dans Libération du 23 juin - la rumeur de la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy) traînera Siné en justice, le 9 septembre, pour «incitation à la haine raciale»… Patrick Gaubert est président de la Licra, ce qui, si l’on ose dire, l’oblige.

C’est que, depuis certain 11 Septembre et certaine croisade irakienne, le procès en antisémitisme se dégaine à tout propos et tout prétexte, au seul profit des antisémites véritables. Arme mécanique et absolue des maîtres censeurs, il n’est plus désormais que l’étendard trop prévisible sous lequel se concoctent d’étranges alliances et incongrus jumelages… Y présidèrent, entre autres et après la loi contre le voile islamique, une pétition contre le fumeux concept de «fascislamisme» (1), la mise en scène de la trop consensuelle affaire des «caricatures de Mahomet», ou un pince-fesses sans lendemain - mais rythmé par la guitare de Carla Bruni peu avant qu’elle devienne Sarkozy - contre le test ADN de Brice Hortefeux…

Le chien de Pavlov

Oú l’on constate qu’à l’heure oú Bernard-Henri Lévy (2), entre deux exotiques promenades à Gori, se demande fielleusement «de quoi Siné est[-il] le nom ?» (dans le Monde du 22 juillet), le dessinateur honni fait un idéal bouc émissaire. Porteur de valises durant la guerre d’Algérie, fondateur de l’Enragé en 1968, «noniste» au référendum européen et défenseur des droits des Palestiniens, Siné incarne bien cet «antisarkozysme pavlovien» dénoncé par quatre députés socialistes emmenés par Manuel Valls (Libération du 22 juillet). Sous couvert de contester le non à la réformette constitutionnelle, leur tribune désignait l’ennemi à abattre avant le congrès de Reims : en gros, tout ce qui refuse le crédo fataliste du libéralisme économique.

Outre gloser sur les travaux d’Ivan Pavlov, physiologiste qui mit en évidence, vers la fin du XIXe siècle, le réflexe conditionnel de salivation chez le chien, on pourrait déplorer la métaphore animalière (toujours «totalitaire», selon Bernard-Henri) censée délégitimer toute opposition un peu systématique aux vicieuses «réformes» du sarkozysme. Plus gravement, on avancera l’hypothèse que, derrière Siné, c’est ladite «gauche de la gauche» (et, en premier lieu, le NPA de Besancenot) que visent de conserve Val et Valls, et leurs communs partisans. On ne s’étonnera donc pas qu’en cette affaire, le chien de Pavlov soutienne résolument le chat de Siné. A l’un et à l’autre, la chasse est ouverte, mais il n’est pas acquis que l’un ni l’autre s’y laissent tirer comme des lapins.

(1) Notez que lundi dernier, comparant les talibans afghans aux nazis qui, le 25 août 1944, massacrèrent cent vingt-quatre habitants du village de Maillé, Nicolas Sarkozy inventa, comme pour y faire écho, le «nazislamisme».
(2) Actionnaire de Libération et membre de son conseil de surveillance.
Source

Pour Siné
Evénements
"Insolent, mal élevé, comme à la belle époque"
BibliObs Mardi 26 Aot 2008
Interview de Catherine Sinet (la dulSINEe de Bob) par Anne Crignon,
éhontément chapardée sur BibliObs

Anne Crignon - Créer un journal en trois semaines en plein mois d'août: c'est juste incroyable.
Catherine Sinet - C'est que tout le monde nous le suggérait: des copains, comme Willem, et un ami spécialiste du droit des sociétés prêt à nous aider. Il y a un peu plus de trois semaines, j'étais en train de faire des courses avec une amie et Bob m'appelle pour me dire: «On y va.» Je lui ai dit: «Tu es sûr que c'est raisonnable à notre âge de se remettre à travailler 15 heures par jour?» Et c'est parti comme ça.
Et comment va Siné?
Bien. Tout ça l'a rajeuni de trente ans.
Vous vous êtes proposée d'emblée comme rédactrice en chef?
Je ne voyais pas bien qui d'autre. Tous ceux qui nous aident sont bénévoles, évidemment, et travaillent ailleurs. On n'est pas encore certains de pouvoir les payer.
Qui a réuni la cinquantaine de collaborateurs qui vont travailler avec vous - dessinateurs, écrivains, personnalités de la télé?
C'est moi.
Pourquoi ne donnez-vous pas encore leurs noms? Celui de Tardi circule par exemple...
C'est prématuré. L'annonce sera faite le 1er septembre.
Qui sont les actionnaires?
Bob, moi (j'ai crevé mon assurance-vie), un copain, Guy Bedos, et Michel Onfray. L'Association des Mal Elevés va aussi recueillir les fonds. Et il faudra repenser la chose après le premier numéro. Nous avons déjà un premier abonné, en Irlande, qui a appris les ennuis de Siné dans «The Observer». D'ailleurs, pour s'abonner, il suffit de nous écrire aux Editions de l'Enragé, 118-130, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
Evidemment, on voudrait connaître votre version de ce qui est devenu «l'affaire Siné».
Je me sens un peu loin de tout ça maintenant... Tout a démarré pendant nos vacances en Normandie. On gardait nos petits-enfants, quand on a commencé à recevoir des coups de fil de journalistes, plein de coups de fil. La chronique de Bob était passée dans le numéro du 8 juillet - il l'avait rendu le 28 juin - et il est certain que, dix jours plus tard, Philippe Val en connaissait parfaitement le contenu. Il l'a même lue devant témoins, je l'ai su depuis. Dans un premier temps, c'est donc Charb qui nous appelle, c'est notre meilleur ami (enfin, c'était), pour suggérer à Bob de faire ses excuses à Jean Sarkozy.
On imagine mal Siné faire ce genre de chose...
Il n'en était bien sûr pas question. Charb nous apprend donc qu'il va y avoir une pétition dans le journal, ce à quoi Bob répond: «C'est parfait, comme ça je compterai mes amis.» Dans un deuxième temps, la pétition est laissée de côté et il accepte tout à fait l'idée de faire ses excuses aux lecteurs qui auraient mal interprété ses propos. Mais le samedi après-midi, il reçoit un coup de fil de Michel Polac qui lui dit: «Mais qu'est ce que c'est que cette histoire? On me demande de signer une pétition.» Coup de fil à la rédaction: Charb nous explique que la pétition est signée... à l'unanimité! A l'unanimité? Bob lui rétorque que c'est impossible, et pour cause: Polac a dit non. On va se coucher, et on se dit que ce n'est plus possible. Et on envoie un mail à Charb pour qu'il le transmette à Val (je n'avais pas le mail de Val). Pour l'anecdote, Bob ne sait pas se servir d'une ordinateur: je suis la machine qui écrit pour lui.
Et vous lui dites quoi?
Tout simplement que s'il y a une pétition, il n'y aura pas d'excuses. Logique non? Le lendemain dimanche, à 11 heures, on reçoit un coup de fil de Val, ivre de rage, qui demande à Bob sa démission. Bob lui dit: «Pas question. Mais tu me renvoies du journal si tu veux.» Ils hurlaient tous les deux, alors je prends Val en ligne pour lui demander ce qui lui arrive et discuter. A l'époque, on croyait encore aux menaces des Sarkozy (mais les intéressés ont démenti par la suite). Je lui demande si c'est l'affaire Denis Robert qui le met dans cet état, car Bob en a parlé favorablement, il me dit oui. Je lui demande s'il a parlé à Claude Askolovitch avant son passage à la radio, il me dit oui. Il doit regretter aujourd'hui de m'avoir dit ça. Mais il me l'a dit. Bref, en ce beau dimanche, Bob était bel et bien renvoyé de «Charlie Hebdo».
Ça vous a affecté.
Moi oui... Bob, non. Il était fou furieux. Ah la la, quel cirque. Le téléphone sonnait en permanence, notre réseau internet marchait mal, ce qui ne facilitait pas les contacts; nos deux petits-enfants de 3 et 6 ans couraient partout. On a dormi trois heures par nuit pendant trois jours et on est rentrés à Paris plus vite que prévu. Bob a reçu des menaces de mort de la Ligue de Défense juive; on a menacé de lui planter un poignard dans le ventre; il a même été convoqué à la PJ.
L'objectif numéro deux, c'est de régler vos comptes avec Philippe Val et «Charlie Hebdo», alors?
Il n'y aura pas un mot ni sur Val ni sur «Charlie», pas un dessin, pas une allusion. C'est la consigne. Siné vous dirait: «Je fais le "Charlie" que j'aimerais, impertinent, insolent, mal élevé, comme à la belle époque.» Il ne faut pas oublier que Siné a créé «Siné Massacre» en 62 et «L'Enragé» en 68, et que «Charlie Hebdo» est né... en 69. Donc «Charlie Hebdo» est aussi un bébé de Siné, bien qu'il n'y ait pas travaillé dans les premiers temps. Nous avons l'antériorité, pour ceux qui penseraient qu'on copie «Charlie Hebdo».
Avez-vous essayé de débaucher des plumes à «Charlie»?
Surtout pas !
Certains de «Charlie» sont-ils tentés de vous rejoindre?
Oh oui!
Comment comptez-vous vous démarquer de Charlie?
Il n'y aura pas d'édito.
On vous a quitté aux manettes de «Droit de réponse», en 1987. Avez-vous travaillé dans la presse depuis?
Non. Je réapprends le métier!
Oú est installée la rédaction de «Siné Hebdo»?
On a transformé tout le rez-de-chaussé de notre maison en bureau. Ce matin, on était debout à 5 heures.
Combien de permanents autour de vous deux?
Trois. Un maquettiste, quelqu'un pour la presse, une assistante. Même la femme de ménage veut nous aider.
Et vous Siné, si vous deviez définir votre journal?
Bob Sinet.- Un journal mal élevé.

Pour Siné
Edito de Noël Godin
Siné hebdo part à l'assaut
Mardi 26 Aot 2008

En kiosque à partir du 10 septembre


Mis en branle phynancièrement par Guy Bedos,
Michel Onfray, les Siné...et quelques autres
mauvais garnements libertaires, le journal
des mal élevés paraît chaque mercredi,
contient 16 pages, coûte 2 €, refuse la pub
et embarque avec lui une quarantaine
d'intrépides gibiers de potence dont les noms
seront divulgués ce lundi 1er septembre
.

Maintenant, les loulous, c'est à vous de jouer
Mettez-vous illico en trente-six quartiers
Pour que Siné hebdo puisse semer l'effroi
Chez les pète-sec, les chie-mou, les pisse-froid !

Faites circuler cette chwette info !
Tannez vos marchands de journaux !
Sans lanterner, abonnez-vous !
Souscrivez ! Larguez des sousous !

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Soutien financier (ne fût-ce qu'1 €, cré pétard !)
Par chèque à l’ordre de
"AMORCES LES MAL ÉLEVÉS”,

21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris.

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Pour Siné
Historique
Procès LICRA/Siné : pourquoi Lyon ? par Bernard Joubert
Lundi 18 Aot 2008
« Je trouve curieux que la LICRA engage ses poursuites à Lyon. Vous vous souviendrez que le procès des caricatures avait eu lieu, et c’était logique, à Paris, à la 17e chambre, celle dont les juges ont une grande habitude de ce genre d’affaire de presse, et ce qui simplifie aussi la présence des parties et des témoins. À Lyon, il y a eu ce fameux procès entre des viticulteurs et le journal "Lyon mag’" oú le beaujolais nouveau avait été traité de "vin de merde". Le caractère régional du conflit était évident. Que la LICRA décentralise le procès me paraît donc relever de la tactique.
On imagine les raisons de cette délocalisation : faire chier Siné et ses avocats (voyage,
hôtel, fatigue), gêner la venue de témoins (faire déplacer un Cavanna à 85
ans, ce n'est pas facile), éviter d’avoir beaucoup de public et de journalistes, etc. Ça ne me semble pas augurer d’un procès très sain.

La LICRA avait déjà poursuivi "Charlie hebdo", le premier, le vrai, le libertaire, en 1977, pour une couverture de Carali titrant à l’occasion d’une rencontre entre le Raïs d’Egypte et le Premier ministre israélien : "Un bicot lèche le cul d’un youpin". Poursuites en référé, à Paris bien sûr, que la LICRA avait perdu. La semaine suivante, la réaction de Cavanna n’avait pas été de crier joyeusement "on a gagné !" comme c’était habituellement le cas pour les procès politiques. Son ton était maussade. Quand on n’est pas raciste, se laver du soupçon de racisme soulage, mais ne donne pas un sentiment de victoire contre des ennemis, sauf quand on a le sentiment que le plaignant avait un autre but que de lutter contre le racisme. »













Bernard Joubert, fin connaisseur en images interdites, auteur de l’indispensable Dictionnaire des livres et journaux interdits par arrêtés ministériels de 1949 à nos jours (Cercle de la Librairie) : s’ouvrant sur une saillie spitante de Delfeil de Ton (« pour sculpter la bêtise, il suffirait de mouler un censeur »), c’est un phénoménal relevé circonstancié de 1213 pages d’absolument toutes les publications françaises ou « de provenance étrangère » ayant été frappées d’interdiction administrative par les cafards du Ministère de l’Intérieur. Et grâce à l’incisivité de l’écriture de Bernard Joubert et à son délectable mauvais esprit, ça se lit comme de l’Alphonse Allais ou du Benjamin Péret.


Du même auteur, à consulter aussi, à la Musardine, Histoires de censure et Anthologie érotique de la censure, et, aux éd. Alternatives, Images interdites.




Pour Siné
Historique
Tuer Siné par Delfeil de Ton
nouvelobs.com Mardi 19 Aot 2008
Oú l'on voit que l'acharnement contre Siné n'est pas beau à voir et en a ridiculisé plus d'un
Nicolas Sarkozy, président de la République, se rend en Israël. Patrick Gaubert, président de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme, la Licra, confie à cette occasion à «Libération» (23 juin), qui le rapporte en style indirect, que «le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l'épouser».
Dix jours plus tard (numéro du 3 juillet) «le Nouvel Observateur» présente en couverture «La France des héritiers». Sous-titre: «Les riches s'enrichissent, les pauvres s'appauvrissent». Suit une liste, toujours en couverture, de sept de ces «héritiers». En tête: Jessica Darty. En quatrième position: Jean Sarkozy. Le dossier s'ouvre sur la photo d'un couple: «Jean Sarkozy et sa fiancée Jessica Sebaoun-Darty ».
Rien d'anormal à tout ça. La presse fait son travail d'information. De son côté, Siné, chroniqueur humoristique à «Charlie-Hebdo», fait le sien. Il lit la presse pour s'informer de ce dont on parle, la presse de gauche en l'occurrence, ce qu'il serait malvenu de lui reprocher.
Dans le même temps que «les héritiers» Sarkozy et Darty font la une, l'héritier Sarkozy, Jean, âgé de 21 ans, déjà conseiller cantonal, est élu président du groupe UMP (le parti politique de son père) du Conseil général des Hauts-de-Seine, connu pour être le département le plus riche de France. Venant de grimper ainsi les deux premières marches d'une carrière politique qui s'annonce prospère, il se trouve que le jeune homme passe en justice. Rien de grave: un délit de fuite, qu'il aurait commis sur un scooter en octobre 2005, et qui aura donc mis près de trois ans pour arriver au tribunal.
Que fait Siné?
Rapprochant les révélations du président de la Licra sur la conversion de Jean Sarkozy qui souhaite épouser une héritière juive (voir plus haut) et cette affaire de délit de fuite, il donne cette brève dans sa chronique, que voici in extenso et qui lui a valu d'être mis à la porte de «Charlie-Hebdo»:
«Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet (encore lui) a même demandé sa relaxe! Il faut dire que le plaignant est arabe! Ce n'est pas tout: il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !»
Pour cette brève, que je viens de situer dans son contexte, Siné est cité à comparaître à Lyon, le 9 septembre, pour pas moins que «complicité de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence». La plainte vient de la Licra, alors que c'est son président qui a lancé le bobard d'une conversion de Jean Sarkozy!
Cette histoire devient nauséeuse.
Quelques-uns, à la Licra, ont certainement conscience du ridicule. Pour donner du poids, paraître équitable, la Licra produit maintenant deux autres brèves, pas plus convaincantes, mais celles-ci censées offenser, outre les juifs, les musulmans. Antisémite ne suffit plus. Le procès qu'on fait à Siné prend des airs de chasse à l'homme. On l'a déjà déshonoré. On veut le tuer? Depuis toujours antiraciste, quand le mot n'était pas dans les dictionnaires, pourquoi est-il soudain si nécessaire de faire croire qu'il est le parangon du racisme français?
Moins que jamais, pour ma part, je ne regrette d'avoir passé ces dernières semaines à m'élever contre si grande injustice, à dénoncer cette affaire extravagante oú l'on a vu les pétitionnaires pro-Siné se faire traiter de «bataillons quelque peu cacochymes» par le directeur de «Libération» et se voir reprocher, dans «le Figaro», d'avoir «la bassesse de Drumont». La palme revient pourtant à Mme Albanel, ministre de la Culture. A propos du persiflage de Jean Sarkozy, elle a tenu à faire savoir au peuple, par un communiqué, le dégoût qu'elle éprouve devant «le dessin de Siné». La malchance a voulu que de dessin, il n'y en avait point.

Pour Siné
Réactions
"Tous victimes" par Isabelle (du premier Charlie Hebdo)
soutiensine blog Samedi 16 Aot 2008
(...) Si l'humour (autrefois qualifié par Cavanna-Bernier de "coup de poing dans la gueule") doit désormais s'en tenir à une qualité Almanach Vermot pour n'effaroucher personne, qu'est-ce qu'on va s'emmerder.
A travers Siné, ce sont tous les dessinateurs, auteurs, artistes capables de susciter autre chose qu'un sourire crispé en cul de poule qui sont brimés.
Outre ma vieille sympathie amusée pour le pote Siné, la raison forte de mon soutien est là.

Quant à l'éventualité d'un procès, quelle tristesse que des gens comme Cabu, Cavanna et Wolinski en aient désormais la trouille, eux qui ont vécu les retentissants procès, principalement contre l'armée, des belles années de Charlie Hebdo. Les témoins à décharge y étaient prestigieux. La foule en soutien débordait du palais de Justice. La présidente du tribunal dissimulait mal sa sympathie...(...) Texte intégral

Pour Siné
Historique
La phrase de Siné avait été prononcée par le président de la Licra ! par D.D.T.
nouvelobs.com Dimanche 27 Juillet 2008
(...) La réalité est la suivante: Siné, comme tout bon chansonnier ou chroniqueur humoristique, commente l'actualité. Et l'actualité, c'était que Patrick Gaubert, président de la Licra, se réjouissait, dans les pages de «Libération» du 23 juin, que «le fils de Nicolas Sarkozy, Jean», vienne «de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l'épouser». Siné ne dit rien de plus si ce n'est sa petite conclusion: «Il ira loin ce petit.» (...)
Siné n'est pas un journaliste d'investigation. Il réagit à ce qu'il voit dans l'actualité. Il apparaîtrait maintenant qu'il ne serait pas question de conversion. Mais Patrick Gaubert ne l'a pour l'instant pas démenti. C'est donc un faux procès que l'on fait à Siné. (...)
Propos recueillis par Sarah Halifa-Legrand
Texte intégral


Pour Siné
Les flashes qui tachent
Cabu et Val, duettistes par D.D.T.
nouvelobs.com Mardi 12 Aot 2008
MM.Cabu et Philippe Val ont foutu Siné à la porte de leur journal sous l'accusation infamante d'antisémitisme.
Du coup, de nombreux confrères me demandent comment il a pu se faire que Philippe Val se trouve être directeur de «Charlie-Hebdo». Sur Internet, la même interrogation fuse de toutes parts. Vous voulez savoir comment ça s'est passé? Je vais vous raconter comment je l'ai vu et vécu. Comme on vient de le lire, il ne s'agit pas que de Val, il s'agit de Val et Cabu.

Lire la suite

Réponse chafouine des duettistes

Pour Siné
Réactions
Les manoeuvres faux-cul de la LICRA par Bruno Testa
Clinacanoo.com Jeudi 14 Aot 2008
Attention, chien méchant !

La raison d’être officielle de la Licra est de lutter contre le racisme (un peu) et l’antisémitisme (beaucoup). Sa raison profonde, d’être le chien de garde de l’état d’Israël. Ce qui explique que pour elle, il y a les bons Juifs et les mauvais Juifs. Les mauvais Juifs, que l’on traîne au besoin devant les tribunaux, s’appellent par exemple Edgar Morin. Il aura fallu attendre la Cour de Cassation pour que le philosophe, dont Nicolas Sarkozy s’est inspiré pour sa pseudo “politique de civilisation”, soit finalement relaxé de l’accusation infamante d’antisémitisme. Le journaliste Charles Enderlin, dont personne ne conteste l’honnêteté dans sa couverture du conflit israélo-palestinien, est régulièrement la cible de ces pitbulls de la pensée. Sans compter Rony Brauman, né en Israël, bête noire des sionistes. Les bons Juifs s’appellent par exemple Alain Finkielkraut qui peut se permettre d’ironiser sur l’équipe de France rebaptisée “Black, black, black” et de traiter d’assistés les Antillais sans que cela ne dérange la Licra. Ils s’appellent également Claude Lanzmann, l’auteur de Shoah, et Bernard-Henry-Lévy qui défendaient bec et ongles Charlie Hebdo dans son droit de reproduire les caricatures danoises de Mahomet au nom de la liberté de penser ! C’est certainement pour promouvoir cette liberté de pensée que La Licra a décidé de porter plainte contre le dessinateur Siné, pro-palestinien notoire, accusé d’antisémitisme pour s’être moqué de l’arrivisme de Jean Sarkozy. Jean Sarkozy étant jusqu’à preuve du contraire catholique, on voit combien l’attaque de la Licra est pertinente. Pour faire bonne mesure et pour montrer qu’elle ne se préoccupe pas que des Juifs, la Licra a également décidé de porter plainte contre un autre propos de Siné qui se moquait cette fois des femmes musulmanes voilées. Une manœuvre faux-cul qui ne trompe personne. Espérons que le 9 septembre à Lyon, le juge aura l’intelligence de condamner la Licra non pas à l’euro symbolique mais à porter une muselière.

Bruno Testa, romancier, dramaturge et fin expert en "délocalisation de la torture"

Pour Siné
Evénements
La LICRA poursuit Siné (13 août)
"La LICRA a confirmé les poursuites qu’elle a engagées contre le dessinateur Maurice Sinet dit Siné par une citation directe à comparaître qui lui a été signifiée par voie d’huissier." annonce, mercredi 13 août, un communiqué publié sur le site Internet de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) sous un appel au soutien du journaliste alégrien Mohammed Sifaoui.
"Le communiqué ajoute "Siné devra donc comparaître le mardi 9 septembre 2008 à 14 heures devant la 6ème chambre correctionnelle (presse) du Tribunal de grande instance de Lyon, à l’initiative de Maître Alain Jakubowicz, avocat de la LICRA."

L'AFP qui a obtenu une copie, de la citation à comparaître précise que la LICRA vise deux chroniques de SIné parues dans l'hebdomadaire Charlie Hebdo : l'une (qui a provoqué le licenciement de Siné par Philippe Val, patron de Charlie) critiquant l'éventuelle conversion de Jean Sarkozy (démentie depuis par l'intéressé), et l'autre critiquant les femmes musulmanes voilées.
Source

Réaction de Bruno Testa: "Attention, chien méchant"

Question de Bernard Joubert : "Pourquoi à Lyon ?"
Analyse fute-fute de D.D.T. : "Tuer Siné"

Vilains canards
Tribune de Siné
Qu'est-ce qu'il fait Siné ?
Siné déblogue Jeudi 14 Aot 2008



Pour Siné
Actions
A Lyon, un café "censure" Charlie Hebdo
libelyon.blogs.liberation.fr Mercredi 13 Aot 2008
La dernière fois que le café 203 avait fait parler de lui, c'était l'hiver dernier. L'interdiction de fumer dans les lieux publics entrant en vigueur, son patron avait décidé d'autoriser ses clients à fumer. Lui-même est non-fumeur, mais il trouvait l'évolution liberticide. Sept mois plus tard, il remonte au créneau sur le thème de la liberté, d'expression cette fois. Son café, dans lequel les consommateurs trouvent chaque jour de nombreux journaux et magazines, ne propose plus Charlie-Hebdo... (...) lire la suite

Pour Siné
Historique
L'image de Richard Malka vole en morceaux
article11.info Mardi 12 Aot 2008
Il semblait intouchable. Avocat de Charlie Hebdo, scénariste de BD à succès, figure médiatique et pseudo-icône des libertés publiques, Richard Malka avait tout du gendre idéal. Sauf que l’affaire Siné a mis en évidence les contradictions du personnage. Un grain de sable qui risque de gripper la belle machine à auto-promo de l’avocat. Son dernier effet de manche ? (...)
Richard Malka est finalement la première victime de l’affaire Siné.
Tant l’image publique qu’il s’était patiemment composé n’a cessé de voler en morceaux depuis quelques semaines.
Et c’est ainsi que Denis Robert sera vengé.
Texte intégral
Blog de Denis Robert
Comité de soutien de Denis Robert



Pour Siné
Analyses fute-fute
Alexandre Adler, Rioufol, Siné et l'affaire Dreyfus de JJ Savigné
bellaciao.org Jeudi 31 Juillet 2008
(...) Ce dont les Adler, BHL et autre Rioufol ne se sont pas encore vraiment rendu compte, c’est que l’arme de dissuasion massive qu’ils croyaient avoir mis au point et en train de leur exploser au visage. Ils pensaient qu’ils suffisaient, pour les faire taire sans autre forme de procès, d’attribuer le qualificatif infâmant d’antisémite à tous ceux qui osaient critiquer la politique de l’Etat d’Israël envers les Palestiniens, la mondialisation libérale ou même la politique rédactionnelle de Val.
La bonne nouvelle c’est que cela ne marche plus. Il ne sera plus possible maintenant d’isoler un homme ou une femme et de lui imposer, sans procès, la marque immonde de l’antisémitisme. Le mouvement de soutien massif à Siné se reproduirait alors, en plus fort car nourri de la première mobilisation.

Une partie importante de l’opinion comprend qu’en soutenant le licenciement de Siné sous le prétexte infâmant d’antisémitisme, c’est le droit à la liberté d’expression, à la caricature, à la dérision, au blasphème contre les religions ou les grands de ce monde que l’on veut étouffer. Une partie importante de l’opinion comprend que pratiquer l’amalgame entre l’antisémitisme et d’authentiques anti-racistes (Pascal Boniface, Daniel Mermet, Edgar Morin, Noam Chomsky ou Siné) c’est ouvrir un boulevard au véritable antisémitisme. Une partie importante de l’opinion comprend que l’on peut parfaitement être contre la politique d’Olmert et ne pas être antisémite. Une partie importante de l’opinion rejette la police de la pensée que veulent imposer ces petits messieurs, omniprésents dans les médias. Et ce n’est qu’un début : les milliers de signataires de la pétition de soutien à Siné ne sont que la pointe émergée de l’iceberg.

Cette bonne nouvelle, c’est en partie à Val que nous la devons. Qu’il en soit remercié, tout comme il a remercié Siné ! Texte intégral





Pour Siné
Réactions
Vive Google et Siné ! par D.D.T.
nouvelobs.com Mardi 05 Aot 2008
Oú l'on voit Internet sauver Siné d'une machination et comment il s'en ensuivit une pétition indigne

On ne remerciera jamais assez Yahoo!, Google et leurs confrères, grâce à eux il y a un peu de liberté d'expression en Chine et ils viennent de montrer leur rôle indispensable dans la défense de la liberté en France.
Que se serait-il passé sans Internet? Un preux chevalier des neiges aurait foutu Siné à la porte de «Charlie-Hebdo» en lui accrochant au cou la pancarte «antisémite» et aucun journal n'aurait moufté. La calomnie aurait fait trois lignes puis on retournait à Carla et Nicolas pendant que Siné crevait dans son coin dans le déshonneur.
Ça ne s'est pas passé comme prévu. Un puissant lobby, au service d'on ne sait quels intérêts, composé d'auteurs de Groland, des caricaturistes Lefred-Thouron et Rémi Malingrëy, augmenté du cinéaste Jean-Pierre Bouyxou, a lancé une pétition pour Siné. Avec la pétition lancée en Belgique par la «section pâtissière d'Al-Qaida» (1) de l'entarteur Noël Godin, on dépasse déjà de loin les dix mille signatures, qui vont de Jean Nouvel à Philippe Geluck et de Michel Onfray à Bruno Masure, en passant par François Maspero et Annie Ernaux.
Les citoyens, par leurs commentaires sur Internet, leurs réponses aux mensonges, ont montré que dans leur immense majorité ils désapprouvaient la censure de Siné et se sont montrés fort critiques de l'arbitraire de son employeur-patron, M. Philippe Val. (Lire la suite)

(1)"section pâtissière d'Al-Qaida" : boulette du Nouvel Obs. Il s'agit, en fait, d'Al-Qaitarte !

Pour Siné
Réactions
Révélations sur Siné et Desproges par D.D.T.
nouvelobs.com Mardi 05 Aot 2008
Ces deux gars-là étaient des humoristes. Desproges est mort mais Siné bande encore. Les maîtres-chanteurs à l'antisémitisme, pour étayer leur accusation contre Siné et leur association au Phare de la Pensée Philippe Val, vous sortent maintenant une tirade de Desproges qui condamne Siné sans appel.
Elle a l'air terrible. Les sots et les ignorants peuvent s'y laisser prendre, mais c'est un trucage éhonté.(...)
Figurez-vous, bonnes gens, qu'en ce temps-là, Desproges et Siné travaillaient dans le même journal. Lequel s'appelait Charlie-Hebdo. Années 1970. Le vrai Charlie-Hebdo. Pas le Charlie-Ersatz d'aujourd'hui.
Bref, les accusations portées par Desproges contre Siné et pieusement rapportées par des "philosophes", des "journalistes", c'était DE L'HUMOUR. Comme je vous le dis. C'était pas pour de vrai. C'était une blague entre copains.
Alors, s'il vous plaît, lâchez-nous avec Desproges. N'abusez pas de son cadavre. Il vous clouerait sur place, s'il pouvait revenir. Et je vous parie que ça le démange. Texte intégral


Pour Siné
Pétitions
Communiqué de l'AFP du 31 juillet 2008
La pétition de soutien à Siné a recueilli 8.800 signatures, a annoncé jeudi à l'AFP le comité de soutien au caricaturiste, au centre d'une polémique après une chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy.

Une pétition lancée en Belgique par l'humoriste Noël Godin a en outre recueilli 2.250 signatures.

Parmi les nouveaux signataires de la pétition lancée par le comité de soutien se trouvent l'architecte Jean Nouvel, le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot ou l'ancien président de Médecins sans frontière Rony Brauman.

Parmi les premiers signataires figuraient de nombreux dessinateurs (Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux), des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l'écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes -Denis Robert, Denis Sieffert...

Le texte de la pétition évoque notamment la "grande gueule" de Siné, "sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à tous: Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes".

Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur l'éventualité de la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage, annoncé par la presse, avec la fille du fondateur des magasins Darty.

Philippe Val avait justifié la fin de la collaboration avec le caricaturiste dans Charlie Hebdo en expliquant que les propos de Siné "pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal".

Siné s'était défendu depuis à plusieurs reprises de tout antisémitisme.

Pour Siné
Réponses de Siné
Lettre ouverte de Siné à Philippe Val
Paris Dimanche 03 Aot 2008
Philippe,
Tu dois être fier de toi de m’avoir, comme tout bon patron qui se respecte, viré comme un malpropre (et sans indemnité), depuis le temps que tu en rêvais.
Le hic, c’est que tu es tombé sur un os. Le "vieux" te donne du fil à retordre et, si j’en crois la rumeur, le fil en question est plutôt barbelé !
Cette peu glorieuse attitude ne m’étonne pas de toi, mais celle de l’équipe à la fois pute et soumise, me bouleverse, sauf quelques rares exceptions qui ont réussi à résister à ta pression et ont accepté de la pétition en ma faveur qui, au moment oú je t’écris, a dépassé les 10.000 signatures !

Dans ce combat truqué d’avance, oú j’ai refusé de me coucher, il y a dans le coin droit du ring, toi et tes soigneurs qui te glissent du plomb dans les gants : Claude Askolovitch, Alexandre Adler, Maitre Goldnadel, Pascal Bruckner, Laurent Joffrin, Bertrand Delanoë, Elie Wiesel, Dominique Voynet, Bernard Henri Lévy, Jean Claude Gayssot, Claude Lanzmann, Fred Vargas… j’en passe et des pires.

Et dans le coin gauche, moi et les miens : Gisèle Halimi, Guy Bedos, Rony Brauman, Jean-Luc Godard, Jean Nouvel, Edgar Morin, Michel Onfray, Philippe Geluck, François Maspero, Pétillon, Gilles Perrault, Willem, Clémentine Autain, Bruno Masure, Marina Vlady, Regine Deforges, Wiaz, Fernando Arrabal, Michel Warschawski, Marcel-Francis Kahn, Olivier Besancenot, Gus Massiah, Gérard Filoche, Marina Vlady, j’en passe et des meilleurs….

A la seule lecture des ces noms, tu as déjà perdu le combat aux points. Il ne me reste plus qu’a te mettre K.O
Compte sur moi, tu vas aller au tapis avant le 15e round.
Ta cote n’est guère brillante chez les parieurs !

Pour Siné
Historique
"Purge pour délit d'opinion" le 5 août 2008
rue89.com
Siné viré de Charlie Hebdo: et Dieu créa l’Internet par Hubert Delpont

La mise à la porte de Charlie Hebdo d’un de ses piliers, Siné, constitue incontestablement l’événement médiatique de l’été, comme l’a justement caricaturé Plantu « retournant » la dernière une de Charlie en un Philippe Val déguisé en gauleiter qui somme le dessinateur de prendre la porte (dessin paru dans L’Express).
Qui aurait imaginé que ce repaire de libertaires soit un jour le théâtre d’une purge pour délit d’opinion, plus précisément pour présomption d’antisémitisme ? Comment ne pas condamner la forme et le fond d’un licenciement que le décideur n’a pas eu le courage d’annoncer ? Que penser de ce directeur d’un journal célèbre pour ses excès qui, n’ayant pas le courage d’assumer publiquement un texte dont il est pourtant juridiquement responsable, répond à la crainte d’un procès par l’annonce à l’auteur, « qu’ayant enfreint la charte du journal, il s’en est exclu de lui-même »?
Juridiquement, intellectuellement et moralement, ce licenciement sent si mauvais qu’il a provoqué une extraordinaire et fort salutaire chaîne de réactions et de réflexions qui, en cette période de brouillage, voire de perte de repères, éclaire les lignes de l’affrontement idéologique (cachez ce sein que je ne saurais voir) actuel.

Un débat qui n’en finit pas
Schématiquement, la bataille oppose trois équipes. La première est constituée des commissaires du prêt-à-penser médiatique : Bernard-Henri Lévy et Pierre Assouline, philocritiques du Monde qui ont, en commun, l’abus de références à Sartre ou à Proust (à défaut de citations) pour masquer l’incommensurable vide de leur pensée. Ils sont suivis de Laurent Joffrin (Libération) qui se fend d’un « on choisit sa religion… pas sa race » (sic). Puis viennent pêle-mêle Ivan Rioufol (Le Figaro), Alexandre Adler (France Culture) et enfin Claude Askolovitch (Nouvel Obs) qui, après avoir été à l’origine du drame, est en vacances, inaugurant avec Lang la nouvelle forme française du congé payé de nos têtes.
Tous condamnent Siné d’avoir enfreint le code lorsque, soupçonnant le fils du Président de vouloir faire son chemin en se convertissant au judaïsme pour épouser une riche héritière, il a signé son antisémitisme. Plus jamais ça, ordonnent-ils, BHL s’impatronisant ainsi chef du protocole du rire :
« Allons Siné. Tu as encore le choix. Ou la répétition du même humour de cabaret […] ou te libérer et faire de ton humour l’aventure d’une liberté ajustée aux libertés du jour […]. »
C’est écrit : nous voilà sommés d’ajuster nos liberté aux leurs. La seconde équipe, innombrable, est celle qui, depuis le début juillet, fait exploser les blogs du refus plus ou moins conscient, plus ou moins bien exprimé, d’ajuster nos libertés à celles du libéralisme ambiant. Une déferlante qui rappelle celle de « La Face cachée du Monde » qui s’appuyait pourtant sur un dossier (et un journal) beaucoup plus épais.

De l’effervescence à la désolation

Une déferlante qui, dans sa vigueur et sa diversité, rassure sur la pérennité de « l’esprit français » dont, se lamente Philippe Val dans un éditorial intitulé, comble d’ironie : « Le Retour des couilles », oú il prononce qu’en « dix ans, Internet a détricoté le travail fragile de deux siècles […] Un jour, parce que la haine nous aura épuisés […] nous apprendrons la politesse ». Leur programme devient clair : après que BHL nous ait réappri à rire, Charlie se charge de nous rendre polis… Bientôt la fin du monde ?
Du tac au tac, l’internaute de Démocratie et socialisme, Renaud Chenu, lui a collé « Val fan culo ! » dans un papier solidement argumenté. En attendant les pollutions pékinoises, ne boudons pas le plaisir que procure ce débat internautique à des milliers de mains, multiforme, protubérant, dynamique, intelligent.
Lisez, lisons, dévorons les mots, les phrases, les titres, les textes : le carnaval des animaux d’Alain Badiou oú il complète « l’homme aux rats » (Sarkozy) d’une Ségolène en « chèvre peinte », la solide enquête des journaleux de Télérama, le come-back de l’inusable Edwy Plenel qui se refait une virginité d’occase, etc. Vous savez quoi ? Pas sûr qu’en lisant ça, Choron et Reiser seraient si tristes que certains le disent.

La tristesse vient de la troisième équipe, Daniel Schneidermann(« Une affaire secondaire »), Philippe Cohen (« Une tempête dans un verre d’eau »), Cavanna (Il y a eu une connerie, s’il y a autre chose, je suis pas au courant »), Charb (« Les protagonistes ont merdé (moi aussi) »). Ceux-là aimeraient que l’on ne voit rien, en tout cas pas grand-chose. Mais la barricade n’a que deux côtés.
A vos claviers, vive Internet.

Hubert Delpont, docteur en histoire aquitain

Source

Pour Siné
Evénements
La page Clearstream n'est pas tournée
Lundi 04 Aot 2008
Communiqué du vaillant Comité de soutien de Denis Robert

A la suite des déclarations de André Roelants à la une du monde, du Figaro et sur les fils AFP oú le pdg de Clearstream déclare qu’une page “venait de se tourner”, que l’affaire Clearstream est “close”, la multinationale “entièrement blanchie” et que Denis Robert, condamné en diffamation à Bordeaux, aurait renoncé à combattre.

Le comité de soutien à Denis Robert précise que Denis Robert a gagné face à Clearstream plus de procès qu’il n’en a perdu.
- Que les procédures sont en appel.
- Que le rendez-vous judiciaire le plus important est prévu pour le 4 septembre prochain au TGI de Paris oú seront jugés en appel les plaintes déposées par Clearstream contre le film de Denis Robert et Pascal Lorent “les Dissimulateurs” le livre “Révélation$” et “la Boîte Noire”.
- Nous rappelons que pour les 2 premiers procès, Denis Robert a été condamné à 1 euro symbolique alors que 300.000 lui étaient réclamés.
Et que pour le second, le tribunal de Paris avait jugé l’enquête de Denis Robert sérieuse et de bonne foi et condamné Clearstream à verser à Denis Robert 8.000 euros pour le préjudice subi.
- Nous rappelons aussi que le non lieu luxembourgeois a été obtenu grâce à des prescriptions.
- Et pour finir que le travail de Denis Robert a provoqué l’éviction des principaux dirigeants de la firme en mai 2001.

Rapports Val/Siné/Clearstream

A lire : "Mes amis Philippe Val et Denis Robert de Francis Kuntz (alias Kafka) du Groland
Comité de soutien de Denis Robert

Denis, on est à fond la cuve avec toi contre ces gangters dégueulbifs !





Pour Siné
Les flashes qui tachent
Philippe Val n’est féroce qu’avec ses salariés
PLPL
En 2000 déjà, le journal PLPL analysait le système Val
Extrait du Dossier "Les faux impertinents", PLPL n°0, juin 2000

"C’est la déception hebdomadaire, le non-événement du mercredi (NEM). Les colères acides de Charlie Hebdo avaient gonflé les voiles de la contestation ; les pets coulis de son rédacteur en chef Philippe Val chloroforment les lecteurs. Dépliant publicitaire de Daniel Cohn-Bendit durant les élections européennes, puis de l’OTAN lors de la guerre du Kosovo, cette publication supposée sans dieu ni maître a fini par exhiber comme un trophée les compliments d’une ministre en exercice. Libération en 1981, Le Monde en 1995 : les nouvelle formules officialisent les reniements ; Charlie Hebdo a inauguré la sienne en janvier dernier. Elle est calamiteuse. Interviews de professeurs à Science Po ou de Charles Pasqua, reportages paresseux, chroniques politiques indigentes puisque rédigées par un journaliste de Libération, la lecture de Charlie est aussi captivante qu’un tunnel publicitaire de TF1.
Philippe Val, rédacteur en chef du NEM, est l’architecte de ce retournement. Chaque semaine, piétinant les plates-bandes d’Alain Duhamel et de Luc Ferry, il administre un aide-mémoire de morale politique pour école élémentaire. S’y précipitent les figures imposées de la mondanité éditoriale : odes à la démocratie, défense du jospinisme, sermon contre les extrémistes.
La tête de Philippe Val a enflé par la mâchoire. L’amuseur est devenu un « dictateur cool », confesse Tignous. Cool avec certains membres de sa rédaction — de sa cour —, mielleux avec le lecteur à qui il inflige ses souvenirs d’enfance. Mais Philippe rectifie à la baguette les journalistes de Charlie qui baillent devant ses platitudes. Susceptible, il supprime la rubrique « Les Mondains » du dessinateur Luz : PLPL sait aujourd’hui qu’il tremblait d’y figurer. Autocrate, il épure l’encadré administratif situé en page 14 du journal : la plupart des membres de la rédaction collégiale n’y sont plus (Charb, Luz, Cyran, Siné, Biard, Boujut, Cholet, Lapin, Polac, etc.) Seuls les petits chefs qui fredonnent ses chansons y sont désormais tolérés."
Égratigné dans un article du Monde, il somme la rédaction de Charlie de signer une lettre qu’il a rédigée seul. Philippe Val s’indigne des « accusations contre Philippe Val » et chante (faux, comme d’habitude) ses propres mérites (Le Monde, 28 mars 2000). (...)
Val s’aventure parfois à dénoncer les excès du capitalisme. Mais il se ravise : « Il ne peut y avoir de démocratie sans marché. » (12/4/2000) Et lorsque, cédant pour une fois aux supplications de sa rédaction, Val se résigne à critiquer le patronat, il protège systématiquement Martine Aubry et les autres ministres délégués par le MEDEF au sein du gouvernement socialiste.(...)

Et hop !, allons faire un p'tit tour au Plan B

Pour Siné
Réactions
De "bête et méchant " à "responsable et sérieux" par Numa Sadoul
Dimanche 03 Aot 2008
Dessin de Bench



Quoiqu'il s'en défende dans son dernier édito de "Charlie", et malgré la (molle) réaction de Cavanna dans le même numéro, Val vient de mettre fin à l'Esprit qui portait ce journal et ses devanciers depuis plus de quarante ans.
L'Esprit-Charlie, ou l'Esprit-HaraKiri, c'était ce fatras libertaire et excessif dont Siné était devenu, dinosaure, le dernier vrai représentant.
Comme le disait clairement le titre de sa rubrique, il "semait sa zone" de semaine en semaine. Siné, comme Reiser d'ailleurs, c'est d'abord le goût de la provoc, même celle à deux balles. Tout le monde sait ça, même Val, même les adversaires de l'Esprit en question.
Tout le monde sait que Siné s'amuse à écrire n'importe quoi, ce n'est pas nouveau.
En le mettant dehors, Val, avec l'approbation apparente de sa rédaction, met un point final definitif au slogan historique : "Journal Bête et Méchant". Ce qu'il veut, c'est un journal "responsable et sérieux" que l'on puisse citer dans les revues de presse du mercredi matin.

Au-délà du cadre purement charliesque, et au-delà même des personnes mises en cause ou de leurs idées, cette dramatique affaire, ce pathétique haro sur Siné, ce ridicule déchaînement médiatique démontre une chose terrifiante : le politiquement incorrect n'a plus droit de cité dans notre France libérale.
Et ça, c'est réellement monstrueux.

Numa Sadoul, dramaturge, comédien et historien du 8ème Art



Pour Siné
Pouah !
Philippe Val est un raciste par Pierre Tevanian
lmsi.net Vendredi 01 Aot 2008
« Le racisme est une valorisation généralisée et définitive de différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression ou des privilèges. » À la lumière de cette définition d’Albert Memmi [1], nous sommes en mesure de démontrer que Philippe Val, le très médiatique et pontifiant patron-éditorialiste de Charlie Hebdo, est, purement et simplement, un raciste.

Lecteur assidu – de son propre aveu – du grand Spinoza, chansonnier depuis trois bonnes décennies, éditorialiste et écrivain depuis deux décennies, Philippe Val sait peser ses mots, et on est en droit de supposer que lorsqu’il écrit et publie quelque chose – et qu’il ne le renie pas dans les semaines, les mois et les années qui suivent – ses écrits nous livrent le fond de sa pensée. C’est pourquoi on ne peut pas considérer les ahurissants propos qui suivent comme une blague de fin de banquet ni comme du deuxième ou du troisième degré. C’est imprimé, noir sur blanc, dans le Charlie Hebdo le 5 janvier 2005 :
« Les otages français, Christian Chesnot et George Malbrunot ont été enlevés par des terroristes islamiques qui adorent égorger les Occidentaux, sauf les Français, parce que la politique arabe de la France a des racines profondes qui s’enfoncent jusqu’au régime de Vichy, dont la politique antijuive était déjà, par défaut, une politique arabe. »
Cette phrase de Philippe Val n’a évidemment aucun sens. Qualifier la politique antijuive de Vichy de politique « arabe » n’a aucun sens puisque aucune influence arabe n’a joué un quelconque rôle dans cette entreprise criminelle. Tout s’est passé entre l’Allemagne nazie et la France de Vichy, point barre.

Pour que cette phrase insensée signifie quelque chose, il faut admettre un postulat raciste : le postulat selon lequel les Arabes, en bloc, sont antisémites par nature.(...)" Texte intégral

[1] Albert Memmi, Le racisme, Folio, 2000


Pierre Tevanian, professeur de philosophie et éminence grise du collectif "les mots sont importants"

Pour Siné
Les flashes qui tachent
Les moeurs patronales de Val par Olivier Cyran
CQFD Samedi 02 Aot 2008
Fragment dodu d'un article balèze sur "La liberté d'expression selon Charlie Hebdo" paru dans le CQFD du 17 février 2006

(...) "Le droit à la caricature est une liberté fondamentale et Charlie a bien raison de la défendre bec et ongles. Plus discutable est la posture qui consiste à se faire mousser en rempart contre le péril sarrasin. Depuis le 11 Septembre, l’hebdomadaire ne cesse de rhabiller le vieux tropisme anti-arabe aux couleurs plus tendance de l’islamophobie. Ses deux spécialistes en capillo-détection, Fiammetta Vener et Caroline Fourest, martèlent semaine après semaine que les barbus sont partout, chez les banlieusards, les altermondialistes, les pacifistes... Un jour, elles ont même cru dénicher un poil à barbe islamique dans la tonsure de la Ligue des droits de l’Homme.
Mais le plus prompt à se poser en héros de la résistance anti-terroriste, c’est le patron, Philippe Val. Ses fulminations incessantes contre quiconque s’écarte de l’axe du bien ont découragé jusqu’à ses lecteurs les plus fidèles. Même Pascal Boniface, directeur du très « expert » Institut de relations internationales et stratégiques, et à ce titre peu suspect de ben-ladisme, en est tombé de sa chaise. Philippe Val est un « vendeur de l’idéologie néo-conservatrice américaine », constate-t-il :
« Sharon et Bush sont ses héros positifs, ceux qui osent les critiquer sont selon lui complaisants avec les terroristes. Dans la grande bataille des idées à laquelle nous assistons, Val constitue un élément important. La tonalité ironique du journal, les dessins humoristiques lui permettent de vendre l’idéologie néo-conservatrice contenue dans ses éditoriaux à un électorat qui n’aurait pas naturellement penché de ce côté. » [1]

Il est vrai qu’on ne saurait faire grief à « l’ami Val », comme l’appelle Serge July [2], de bomber le torse contre les forces du mal. La liberté d’expression réside précisément dans le droit reconnu à chacun de l’accommoder à sa propre sauce, fût-elle pleine de grumeaux. L’ennui, c’est que ce droit si abondamment étalé par le directeur de Charlie Hebdo ne vaut que pour lui-même et ceux qui pensent comme lui. Ses ex-collaborateurs à Charlie en savent quelque chose : en cas de divergence, l’esprit des Lumières vire subitement au despotisme pas du tout éclairé.
Exemple : le chroniqueur Philippe Corcuff, « poussé vers la porte de sortie » après trois ans de loyaux services. Bien que partageant l’essentiel des lubies valiennes, et en dépit d’une élasticité idéologique qui lui permet d’aller de Bayrou à Krivine sans se déchirer un tendon, Corcuff a en effet fini - un comble ! - par passer pour extrémiste aux yeux de son employeur. Dans un communiqué publié le 3 décembre 2004, le sociologue revient sur l’un des désaccords qui ont motivé son départ :
« Recourant à des amalgames répétés entre l’islam comme religion, les différents courants de l’islam politique, l’intégrisme et le terrorisme, Charlie Hebdo - hormis quelques courageux résistants de la nuance et de la complication - s’est inscrit dans une croisade de la Civilisation (“européenne”) contre la Barbarie (“musulmane”). Dans cette perspective, on a été jusqu’à publiciser une fausse rumeur à propos du Forum Social Européen de Londres, oú on a fait de ceux qui ne participaient pas à la nouvelle croisade (comme la LDH) des “alliés objectifs” des intégristes islamistes, en remettant ainsi à l’honneur une formule d’origine stalinienne. »

Pas d’accord ? Dehors !
Un an plus tôt, c’était le critique ciné Michel Boujut qui mangeait le bouillon pour cause d’hérésie. Dans un texte diffusé en mars 2003, il s’interroge :
« Opération épuration. Pfuitt... à la trappe ! [...] Je me pose une seule question, naïve comme toutes les vraies questions : peut-on être à la fois homme de morale (exigeante) dans ses éditos et homme de pouvoir (discrétionnaire) dans son “traitement des ressources humaines” ? Faire la leçon aux autres et se comporter comme ceux à qui on fait la leçon à longueur de colonnes ? Toujours cette foutue histoire de la paille et de la poutre. »
Fin 2000, Mona Chollet avait été virée elle aussi pour délit d’opinion : lors d’une réunion interne, elle avait osé contester un édito de Val qui qualifiait les Palestiniens de « non-civilisés ». « Il est tellement ignorant des autres cultures qu’il n’imagine pas qu’on puisse être “civilisé” autrement qu’en lisant Spinoza avec ses chats sur les genoux », dit-elle :
« Quelques jours après, il m’a convoquée, et il m’a annoncé qu’il arrêtait mon CDI après le mois d’essai, alors que j’étais pigiste depuis un an. Ça m’a sidérée. Il ne m’a pas dit pourquoi, mais ça crevait les yeux. Finalement il m’a dit : “je ne suis pas sûr que tu sois en accord avec la ligne que je veux donner au journal”. Je suis encore restée à Charlie quelque temps, mais en tant que pigiste, c’est-à-dire moins en position d’ouvrir ma gueule. »
Dans la ligne, le maquettiste Pierre-Yves Marteau-Saladin l’était lors de son embauche à Charlie. Croyant détecter en lui un serviteur de confiance, Val lui confie la mission secrète de moucharder les salariés suspects de dissidence et de lui rapporter leurs propos. C’est du moins ce que racontera le maquettiste une fois viré, écœuré par « l’état d’autocratie que Val a instauré ». Apparemment, l’indic n’a pas donné satisfaction."

« La liberté d’expression n’est pas négociable », bonimente Val à la télé. C’est vrai, à quoi bon négocier avec ses contradicteurs quand il suffit de s’en débarrasser ?

[1] Analyse publiée le 7 décembre 2005 sur le site oumma.com.
[2] Libération, 09/02/06

Texte intégral
Olivier Cyran, ex-chroniqueur de proue de Charlie

Et, ajoute Gérard Filoche dans un mail envoyé ce 3 août au comité de soutien à Siné :
"On pourrait encore parler des conflits avec Olivier Cyran, du départ de Francois Camé, de Anne Kerloch, des difficultés pour mettre en place des délégués du personnel, de l’accaparement des actions, demandez à la femme de Gebé qui signe pour Siné, etc..."
et pourquoi Bob Siné n’irait-il pas aux prud’hommes ? Il aurait du être salarié (sinon avoir des actions...) car dans une entreprise a statut de presse, c’était sa ressource principale, il aurait du avoir un salaire et non des droits d’auteur, il n’était pas "auteur" puisque subordonné et que Val exerçait son contrôle sur le contenu, que sa rubrique était régulière, et qu’elle était formatée par le journal, etc.."


Pour Siné
Evénements
Menacé de mort, Siné porte plainte (3 août)
nouvelobs.com Samedi 02 Aot 2008
L'ancien chroniqueur de Charlie Hebdo a déposé une plainte contre X après avoir reçu des menaces de mort par le biais d'emails et de coups de téléphone anonymes. Contacté par Nouvelobs.com, le chroniqueur explique les raisons de son recours.

Qu'est-ce qui vous a poussé à porter plainte ?
- Je suis allé au commissariat de Noisy-le-Sec pour porter plainte contre X pour "menaces de mort". Depuis quelques jours, je reçois des emails d'insultes d'un type qui se fait passer pour Mordechai Anielewicz, un héros du ghetto de Varsovie, et qui veut me planter "20 cm d'inox dans le bide". Sur le site de la Ligue de défense juive, il me traite aussi de "fils de pute", de "vieux schnock"…
Et puis je reçois aussi des coups de fils à 11 heures du soir et c'est ma femme qui doit raccrocher. Déposer une plainte, je n'y tenais pas trop mais ma femme commence sérieusement à avoir les boules. J'ai même acheté une bombe lacrymo. Parce que je n'ai pas droit au port d'arme.

A quel genre d'accueil avez-vous eu droit au commissariat ?
- J'ai été reçu en triomphe, les flics me disaient de ne "pas laisser tomber" parce qu'"il y a des cons partout". J'ai vraiment été surpris par leur réaction, d'autant plus que, d'habitude, quand j'entre dans un commissariat, c'est parce que je les ai insultés ou pour faire un tour en cellule de dégrisement. Ils m'ont même proposé de mettre un flic devant ma porte mais je m'en fous.

Avez-vous une idée de qui se cache derrière ces menaces ?
- C'est sûrement un mec du Bétar, un groupuscule interdit par la police avec qui j'ai déjà eu des problèmes il y plus de quarante ans. A l'époque [en 1967, ndlr], j'avais fait une expo contre Israël dans une boutique près du Palais Royal. La nuit après le vernissage, ils avaient tout cassé, vitrine y compris…
Le pire, c'est qu'on ne sait même pas s'ils sont pro-juifs. Ils ne sont peut-être qu'une vingtaine mais, en tous cas, ce ne sont pas des rigolos, des gars qu'il faut prendre à la légère.
Et puis, on commence à les connaître. Quand Tardi avait illustré "Voyage au bout de la nuit" de Céline, ils l'avaient fait chier pendant dix ans. D'ailleurs, depuis, il ne répond plus au téléphone. Moi, je ne veux pas en arriver là.
C'est comme Goldnadel [président d'Avocats sans frontières, ndlr], ça ne m'étonnerait pas que ce provocateur soit là-dessous. J'ai aussi entendu dire que Val ou Askolovitch allaient dorénavant condamner la moindre critique contre les juifs. Au vu de la croisade qu'ils mènent, ça ne m'étonnerait pas.

Interview réalisée par Mathieu Carbasse du nouvelobs






Pour Siné
Analyses fute-fute
La liberté d'expression en France à une croisée des chemins par Jean Bricmont
Louvain-la-Neuve Jeudi 31 Juillet 2008
S’il est une expression bien française, c’est « Paris vaut bien une
messe » ! Fallait-il condamner Henri IV pour racisme anticatholique ?
Les conversions pour raison d’opportunité sont légions, surtout lors de
mariages. Lorsque l’époux ou l’épouse est riche, cela suscite toujours
de l’ironie et l’on s’en gausse dans les chaumières, avec ou sans Siné.
Mais il a suffi que cette ironie ait pour objet un mariage oú la riche
épouse est de confession juive, pour qu’une icône de la caricature
française soit chassée de Charlie Hebdo, pour « antisémitisme ».

Sur le fond, on reproche à Siné d’insinuer que le fait d’être juif (ou
d’être marié à une personne de confession juive) permet « de faire du
chemin dans la vie ». Manifestement, vu le contexte, il voulait dire
que c’est l’opportunisme, attribué (à tort) au fils Sarkozy, qui permet
« de faire du chemin dans la vie ». Mais que penser du fait qu’un
simple journaliste, Claude Askolovitch, en lançant une accusation
radiophonique d’antisémitisme, peut ainsi faire virer un des plus grand
caricaturistes de France ? Si l’on voulait faire croire à la population
qu’il existe un « pouvoir juif » tout-puissant, il n’est pas évident
qu’on s’y prendrait autrement. C’est le larbinisme de Val et de ses
collègues qui suggère qu’être juif aide à réussir, pas les écrits de
Siné (d’aucuns suggèrent que Val a simplement profité de l’occasion
pour se débarrasser d’un collaborateur qu’il détestait ; mais quoi
qu’il en soit, le fait est que l’accusation d’antisémitisme permet de
« casser » n’importe qui, sans possibilité de défense, sans débat
contradictoire, sans procès équitable ; c’est l’analogue moderne des
lettres de cachet).

Cette affaire, vue dans le contexte des attaques répétées de Charlie
contre les musulmans, amène la liberté d’expression en France à une
croisée des chemins : soit on déclare une fois pour toutes que les
musulmans et les catholiques sont des cibles légitimes qui doivent
subir en silence toutes les insultes et toutes les caricatures, mais
que tout propos désobligeant contenant le mot « juif » ou « sioniste »
est tabou, soit cette affaire permettra de faire sauter ce verrou. Dans
le premier cas, il ne faut se faire aucune illusion : un tel traitement
différentiel suscitera (et suscite sans doute déjà) un antisémitisme
massif, bien que silencieux et ignoré des élites médiatiques.

Jean Bricmont, physicien et analyste dévastateur


Pour Siné
Pouah !
Elkabbach et Val excédés par Plantu

Pour Siné
Crachats sur Val
Le dessin couillu de Plantu
L'Express Mercredi 23 Juillet 2008
Pour les propos de Plantu "sur la plus belle connerie que Charlie a jamais faite ! " parus dans "L'Est Républicain" sous le titre "Charlie fait le contraire de ce qu'il prône", voir Bakchich





Pour Siné
Réponses de Siné
Siné et les allumés juifs du jazz
Jeudi 31 Juillet 2008
Peut-être que ça peut intéresser les défenseurs de Siné (puisqu'on en est réduit à fouiller le passé). Quelqu'un, sur le forum d'Arrêt sur images (un certain Alain Sterckeman) a trouvé un blog de jazz :

Siné, ça marque par Jean-Jacques Birgé

On y trouve un entretien avec Siné qui doit dater de la fin 2006. Voici ce que dit Siné :

"Les Chicogoans en revanche me plaisaient et j’aimais leur côté joyeux. J’attribuais ça au fait qu’il s’agissait de Juifs. Il est vrai que beaucoup d’entre eux l’étaient ; en dessin, mon maître aussi était juif : Steinberg.J’ai toujours estimé que les Juifs, en général, étaient plus perméables que les goys."

Commentaire du découvreur de ce blog : "Est-ce qu'un homme foncièrement antisémite pourrait tenir de tels propos ? D'autant que le sujet était le jazz pour des lecteurs passionnés de jazz, donc aucune visée politique, on ne peut pas ici le soupçonner de faire passer un message particulier pour donner le change.
J'espère qu'on ne nous dira pas que juif=joyeux est un cliché antisémite".



Pour Siné
Crachats sur Val
"Ben oui, mon con, tu rames dans ta propre merde !" par Yan Lindingre
Vendredi 01 Aot 2008
"(...) Le pouvoir est derrière Val, allez hop, hue! Haro sur le Siné! Cognez, lynchez, vous êtes du côté du manche, les gars! Regardez moi ça, ce gros tas d¹enflures anti-Siné qui peine à enfler. A l¹heure qu¹il est, notre ami, lui, récolte 10000 signatures de soutiens. En plein été! Et les abonnements de Charlie commencent à fondre, façon catastrophe climatique.(...)

(...)Val a déclaré cette semaine dans Charlie : "j¹ai l¹impression de ramer dans un
océan de merde". Ben oui mon con, tu rames dans ta propre merde. Et je te
souhaite de terminer la traversée à la nage. Si Malka pouvait lui aussi
passer par dessus bord, ça ne serait pas pour me déplaire. Quand je pense au
tas de fiente que vous avez déversé tous deux, durant des années, sur
mon pote Denis Robert, tout ça pour que Malka se goinfre d¹honoraires
exorbitants, rien que pour ça. N¹y a-t-il donc que le fric qui vous motive, bande d¹infâmes? (...) Texte intégral sur le blog de Lindingre

Pour Siné
Analyses fute-fute
Les dangers de “l’affaire Siné” par Thierry Savatier
lemonde.fr Mardi 29 Juillet 2008
(...) "De la critique par Siné d’un comportement individuel, sur lequel chacun se forgera une opinion (cela peut sembler naïf, mais pourquoi, dans le cas concerné, vouloir absolument privilégier l’arrivisme à l’amour, si tant est que la nouvelle soit avérée – ce qui ne semble pas être le cas ? Personne ne s’est apparemment posé la question…) on voudrait déduire la critique d’une communauté déterminée, et de cette communauté tout entière. Cette lecture trop rapide pose un véritable problème, moins peut-être celui de la liberté d’expression que celui d’un éventuel abus d’interprétation.
Il semble bien difficile, devant un tribunal, d’obtenir une condamnation pour antisémitisme en s’appuyant sur un pareil texte, tant l’argument semble mince pour constituer le délit. Le fait de pouvoir substituer à « judaïsme » tout autre qualificatif religieux (bouddhiste, protestant, born-again, musulman, hindouiste, etc.) sans changer le sens de la phrase litigieuse rend la suspicion d’antisémitisme peu consistante. Par ailleurs, avoir vu dans ces lignes le raccourci – aussi stupide qu’odieux – « Juif = pouvoir et fortune » ou « il faut être Juif pour réussir dans la vie », n’est-ce pas avant tout avoir voulu l’y voir ? Si la jeune fille en question avait été l’héritière d’un banquier singapourien, d’un magna du pétrole texan, d’un riche homme d’affaires saoudien ou d’un roi de l’acier indien, le sens ironique du propos eut été identique.(...)

(...) A force de crier à l’antisémitisme à tout propos, ne court-on pas le risque, particulièrement dangereux, de décrédibiliser une juste cause, d’en banaliser la notion et de lasser une opinion qui restera sourde si un jour survient une alerte sérieuse ? Les avertisseurs d’incendie, pour être efficaces, ne doivent retentir que lors d’un véritable incendie, sinon, ce ne sont que des sirènes aux chants trompeurs.
L’affaire Siné résonne en écho à deux autres, à l’occasion desquelles on utilisa l’argument de l’antisémitisme pour dissimuler l’existence d’une police de la pensée, sous couvert d’une intention louable. La première concerne Hannah Arendt, lors de la publication de la traduction française (1966) de son essai Eichmann à Jérusalem (Gallimard, collection Folio, 484 pages, 9,40€). La philosophe, que je tiens, sous ma seule responsabilité, comme l’un des plus grands esprits du XXe siècle, fut l’objet d’un lynchage médiatique dont elle souffrit jusqu’à sa mort, parce qu’elle était sortie des propos convenus.(...)

(...)La seconde affaire fit l’objet d’un procès, puisqu’aujourd’hui les prétoires semblent remplacer les forums ; elle concerne Edgar Morin, sociologue mondialement reconnu (il y a une université Edgar Morin au Mexique) qui fut condamné en 2005 pour « diffamation raciale » à cause d’un article, Israël-Palestine, le cancer, publié dans Le Monde le 4 juin 2002 et partiellement repris dans Le Monde moderne et la question juive (Le Seuil, 263 pages, 12€). Certes, de nombreuses voix s’élevèrent pour le défendre et la Cour de cassation l’innocenta en annulant l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles, en juillet 2006, mais le mal était fait.Comme dans les procès intentés aux artistes pour « pornographie », souvent, les accusateurs savent que leur dossier est pratiquement vide et qu’ils n’obtiendront pas gain de cause, mais leur tentative de censure sert à intimider ceux qui n’adhèrent pas à leur système de pensée et à dissuader les autres de s’exprimer. Car, on le sait, la qualification d’antisémitisme ou de diffamation raciale conduit à une exclusion sociale dont les intellectuels qui en sont accusés injustement, comme Edgar Morin ou Hannah Arendt, ont toutes les peines à se remettre.(...)

(...)L’ironie n’est pas toujours interprétée comme telle, et celle de Siné, maladroite ou non, n’a pas échappé à ce sort. Le paradoxe – et le danger – de son « affaire », c’est que les invectives qu’elle a soulevées et la véhémence des réactions suscitées semblent si disproportionnées en comparaison du texte incriminé qu’elles risquent de créer dans l’opinion une réaction inverse à celle espérée." Texte intégral

Thierry Savatier, historien des z'arts z'et lettres

Pour Siné
Réactions
Vous vous mettez en 20 pour faire la police de la pensée officielle par Gérard Filoche
nouvelobs.com Jeudi 31 Juillet 2008
"O combien je soutiens mon pote Siné contre les 20 que vous êtes ! Et combien je suis offusqué que certains signataires ci-dessus se joignent aux bien-pensants ampoulés et ridicules, à l’ordre officiel de Madame Albanel pour soutenir celui qui n'a commis d'autre "crime" récent que de s'en prendre au fils Sarkozy… Car qu'est ce qui décide ces 20 signataires à faire le procès de la carrière entière d'un dessinateur aujourd'hui âgé de 80 ans célèbre depuis ses caricatures et prises de position lors de la guerre d'Algérie, le manifeste des 121, et son immortel dessin oú il montre des soutanes devant un crucifié se moquant d'un pauvre hère devant son totem ? Ce n’était pas seulement des "fulgurances", il en fallait du courage !… Siné est un combattant depuis les années 60 de toutes les causes démocratiques, antiracistes et, d'ailleurs, ne l'avez-vous pas côtoyé aux nombreux dîners des parrains de SOS-Racisme auxquels il participait, c'est là que je l'ai rencontré avec vous tous, en 1988, lorsqu’il y serrait la main de François Mitterrand, et les vôtres ? Qu'est ce qui vous prend de faire un autodafé à partir de citations tronquées, tirées de leur contexte, de sa vie, de son œuvre entière ? Vous l’excommuniez? C’est un grand honneur que vous lui faites ! Oú a-t-on vu cela, vous vous prenez pour Jdanov? Comme l’a fait la ministre de la culture du père de Jean Sarkozy qui veut voir "disparaître à jamais" (un autodafé, vous amenez le briquet?) Siné, sa vie, son œuvre?

Tous, absolument tous les juristes répètent qu'il n'y a pas d'antisémitisme dans le texte incriminé de Siné, juridiquement ça n’est pas plaidable, ce n'est qu'une reprise d'une info exprimée déjà dans Libération le 23 juin par un ami de Jean Sarkozy, membre de la Licra, en termes similaires...

Crack du PS français

Vous parlez peu de l’objet précis et récent de l’affaire, ce que vous en citez est tronqué malhonnêtement, et vous étendez surtout la question "aux dérapages" de toute la vie d’un homme, en l’occurrence d’un artiste, en extrayant des excès qui vous ont semblé contestable en lui -d’un point de vue universel suprême, celui de votre absolue autorité.

Rien ne vous donne ce droit d’exécuter ainsi quelqu’un. Personne ne vous a demandé de vous mettre à 20 pour juger le bon ou le mauvais goût des caricatures de Siné, c'est son droit, sa liberté, son œuvre, et s'il est apprécié depuis plus de 50 ans, lui, ami de Prévert, de Léonor Fini ou de Malcolm X, il y a sûrement une raison à ses centaines de milliers d'admirateurs... Toute licence en art! Même pour les dessinateurs de chat, bouffeurs de curés et provocateurs! Même pour Plantu que vous exécutez au passage en donneur de leçons suprêmes que vous êtes…

Vous vous mettez en 20 pour faire la police de la pensée officielle, et estimez que cela fait des décennies que Siné aurait dû être réduit au silence? Bouh, ça fait froid dans le dos! Toute l'équipe de Hara-Kiri, Charlie Hebdo première mouture, (avant que Val ne s'en empare), est censurée épurée, réduite au silence, en un même coup, par vos propos: soit 80 % des caricaturistes célèbres dans ce pays depuis 40 ans. Votre logique, c'est d'interdire une seconde fois "Bal tragique à Colombey", ça se faisait à l’époque, après que les Yvon Bourges aient interdit "La Religieuse" de Jacques Rivette. Vous voulez, vous aussi, liquider quelque chose de mai 68 en vous en prenant à Siné et en donnant raison à Val?

Parce que vous croyez que Val a une constance dans son engagement ? Qu’il est "démocrate, défenseur et garant des principes" de Charlie Hebdo et de sa rédaction? Voulez-vous qu’on joue au même jeu des citations le concernant? Ce serait aussi facile, cruel mais dégradant. Ou comment Val a tiré profit de Charlie, et comment il traite le droit de ses salariés dans le journal sur lequel il a mis la main, comment il vient de "licencier" un prétendu "droit d’auteur" qui était plus ancien que lui à la fondation ? La rédaction de Charlie qui a votre "entier soutien", ce sont aussi Charb et Cavanna défendant Siné contre toute votre accusation: "Je n’aurais pas travaillé 16 ans aux côtés d’un antisémite", "Siné n’est pas antisémite" écrivent-ils!

Comme Willem, Delfeil de Ton, Carali, Barbe, Geluck, Malingrey, Pichon, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tignous, Thouron, Tardi, Wiaz... qui le soutiennent. Alors pourquoi est-ce Siné qui est viré, vilipendé, lynché et comment pouvez-vous donner votre "entier soutien" à ce Val-là?" Voir aussi

Gérard Filoche, crack du PS français


Pour Siné
Pouah !
La pathétique pétition des pro-Val
Paris Jeudi 31 Juillet 2008
Crac ! Boum ! Ça y est ! Les groupies de Val, volant héroïquement à la rescousse de leur idole cabossée, ont lancé leur propre pétition. Dûment agrémentée de citations tronquées et de raccourcis sidérants, elle est dans “Le Monde” du vendredi 1er août, pipolisée par la fine fleur du libéralisme new wave : l’indéboulonnable Alexandre Adler, la sémillante Elisabeth Badinter, le toujours poilant Robert Badinter, le granitique Pascal Bruckner, l’euphorisante Hélène Cixous, le fringant Bertrand Delanoë, le facétieux Jean-Claude Gayssot, la pétaradante Blandine Kriegel, le funambulesque Claude Lanzmann, le tourneboulant Daniel Leconte, l’inoxydable Pierre Lescure, le crémeux Bernard-Henri Lévy, le bidonnant Daniel Mesguich, la fondante Ariane Mnouchkine, la gracile Elisabeth Roudinesco, le délicat Johan Sfar, le brillantissime Dominique Sopo, la rimbaldienne Fred Vargas, la biodégradable Dominique Voynet et l’auguste Elie Wiesel. Tous de grands subversifs, connus pour leurs prises de position libertaires. Ne manquent à la liste que Jean-Pierre Raffarin, Line Renaud, Enrico Macias et Minou Drouet.

Nous qui soutenons Siné, nous en sommes babas. Voilà qui nous cloue le bec ! Nous n’oserons plus jamais regarder notre vieille maman dans les yeux et n’avons plus, désormais, qu’une unique voie de salut : adhérer fissa à la Licra, à SOS Racisme ou à l’UMP, au choix.

Précisons quand même que les hasards de la mise en page font surmonter la déclaration de foi de ces grands et beaux esprits, dans “Le Monde”, par un article nettement moins simpliste et moins crapuleux de Jean-Marie Laclavetine, intitulé “Nous avons besoin des outrances de Siné”. On ne saurait mieux dire.

La réplique de Gérard filoche aux 20 flics de la pensée

Pour Siné
Réactions
Nous avons besoin des outrances de Siné par Jean-Marie Laclavetine
lemonde.fr Mercredi 30 Juillet 2008
Bernard-Henri Lévy a raison : ce qui compte, ce sont les mots. La moindre des choses, quand on se livre à un réquisitoire aussi violent que le sien, serait donc de citer les phrases de Siné, afin de montrer l'évidence "odieuse, inexcusable, mortelle" de son fanatisme antisémite. Il s'en garde bien, et pour cause. S'il citait les phrases, le lecteur pourrait se rendre compte d'une autre évidence, pointée avec colère par Gisèle Halimi : dans un procès en justice, il n'y aurait strictement aucune chance pour que Siné, sur la base de ces lignes, soit condamné pour antisémitisme. La philosophie médiatique n'en est pas à une simplification ou un amalgame près pour frapper l'opinion. Inutile de discuter : on sait "ce que pensent les amis de Siné", ces "âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race". De telles phrases n'appellent pas de réponse. Mais quelques commentaires, tout de même.
Il était prévisible que cette affaire suscite les récurrents effets de manche et sonneries de tocsin. Il n'y a là qu'un symptôme supplémentaire d'un triste état de fait : on ne respire plus, dans ce pays. La France pète de trouille, et ça ne sent pas bon. La poltronnerie de la plupart favorise l'autoritarisme de quelques-uns. Toute pensée, toute parole libres sont immédiatement soumises à un feu roulant d'intimidations, de condamnations ronflantes et sans appel. Comme le dit un proverbe japonais : "Le clou qui dépasse appelle le marteau." Malheur à celui qui critique les replis communautaristes, l'invasion massive du religieux dans l'espace public, la défaite annoncée de la laïcité dont le discours de Latran était un avant-goût, les clés des banlieues remises aux barbus par une république capitularde, l'arrogance grandissante des imams et des rabbins, la montée des intégrismes sous couvert de quête légitime d'identité, la politique israélienne ou palestinienne. Antisémite ! Islamophobe !

La rhétorique victimaire, chère à nos dirigeants, est omniprésente. Philippe Val n'est plus un patron de journal qui a licencié arbitrairement un collaborateur : il devient la victime d'une horde déchaînée dont l'oeil perçant du philosophe a saisi les motivations racistes. Ainsi Jean Sarkozy, bien fils de son père en matière d'arrogance, d'opportunisme et de grossièreté, est transformé en victime d'attaques honteuses dignes du Pilori (un journal antisémite sous l'Occupation) ou de la Milice.

Pourquoi le texte de soutien à Siné a-t-il recueilli plus de 2 000 signatures ? Bernard-Henri Lévy feint d'y voir un signe supplémentaire de la montée de l'antisémitisme en France. Les signataires se sentiront légitimement insultés par une telle accusation, qui n'est pas seulement injuste mais aveugle. Il semble que nos penseurs n'aient pas pris la mesure du sentiment d'asphyxie qui gagne de nombreux concitoyens, dans une société de surveillance mutuelle et de soumission générale. A l'heure oú les humoristes graveleux et serviles imposent partout leur présence - et jusque dans l'entourage présidentiel -, nous avons besoin, un besoin vital, des outrances et des gueulantes d'un Siné. Souvenez-vous des couvertures qu'osaient publier il y a vingt ans Charlie Hebdo ou Hara-Kiri, et comparez avec ce qui se publie aujourd'hui : le chemin parcouru est atterrant.

OÙ EST L'OPPOSITION ?

Comme le monde est devenu simple ! La vérité nous est assenée jour après jour par une armée de journalistes conformes et de penseurs autorisés, qui nous débitent à toute heure leurs discours identiques. Oú est la presse libre ? Oú est l'opposition ? Le seul quotidien estampillé de gauche consacre cinq pages à Carla Sarkozy pour la sortie de son disque, dont les chaînes publiques assurent la promotion. La presse satirique a trempé son esprit d'insolence dans les bénitiers communautaires. Pas un organe de presse, pas une chaîne de télévision qui soit désormais en état de faire entendre une voix discordante. Le Parti communiste a disparu entre deux lames du parquet, l'extrême gauche tapine chez Drucker, le Parti socialiste mijote au tout petit feu des ambitions triviales, les syndicats se laissent tondre la laine sur le dos.

Dans une Europe barricadée, la maison France a fermé portes et fenêtres. La police du langage surveille chacune de nos phrases. Nous vivons dans l'obscurité des vérités communes, des hypocrisies admises, des bienséances cathodiques, des peurs silencieuses, des grandiloquences convenables. Comme il est doux de pleurer ensemble à la libération d'Ingrid Betancourt, tandis qu'on laisse crever en silence Marina Petrella dans sa cellule en attendant de refiler son presque-cadavre à notre ami Berlusconi... Ouvrez ! On étouffe, ici !

Jean-Marie Laclavetine, écrivain oenologue à succès

Pour Siné
Crachats sur Val
Marre de lire dans tous les journaux... par Jérôme Fandor
Jeudi 31 Juillet 2008
... et sur le Net que la pétition de soutien à Siné a recueilli "près de 2000 signatures".
Tas d'enfoirés mondains ! La pétition toujours en ligne et que je ne saurais trop vous conseiller d'aller signer toute affaire cessante (http://www.soutenir-sine.org/) en est, à ce jour (30 juillet 2008 à 23 heures), à plus de 7000 signatures, qui s'ajoutent aux 1500 de la première liste (publiée ici même). Ce qui fait, si je ne m'abuse (et sans tenir compte de la pétition lancée en Belgique par l'entarteur Noël Godin, qui a elle-même réuni près de 2500 noms), au moins 8500 signatures.
8500 signatures, et j'espère bien que c'est loin d'être fini... Un chiffre énorme, colossal, renversant, qui en dit long sur l'iniquité du procès intenté à Siné par Val, BHL, Joffrin et leurs petits camarades crypto-sarkozistes.
Tu prétends, Val de mes deux, que Siné se montre liberticide en tirant à boulets rouges sur toutes les dictatures religieuses et morales, qu'elles soient chrétiennes, musulmanes ou juives (c'est pas de ma faute, je te le jure, si aucun mot ne me permet davantage qu'à lui de différencier les Juifs en tant qu'adeptes d'une religion et les Juifs en tant que peuple, race ou tout ce que tu voudras parce que je m'en branle). Pauvre cloche ! Minus ! Crétin sinistre et mollasson ! Nabot du bulbe ! Crapule ! C'est toi qui, sans le vouloir, sans le savoir, te montres tel que tu es : con, infiniment con.
C'est de ton côté, Val, que se tapissent l'intolérance, la cupidité intellectuelle (ou supposée telle) et l'hypocrisie. Ton étroitesse d'esprit, flagrante, te discrédite à jamais. Quoi que tu puisses éructer, pitoyable débris paré des tristes oripeaux de la philosophie de comptoir, tu transpires la bassesse, l'égoïsme, l'autosatisfaction, l'arrivisme, la gloriole, le fiel, la haine, la veulerie.
Tu t'es démasqué le jour, déjà lointain, oú tu t'es fait l'apologue de la censure. Tu t'es démasqué le jour oú tu t'es livré à un grotesque numéro d'indignation en feignant de découvrir - après vingt ans de scène avec lui - que ton équipier Patrick Font préférait les très jeunes adolescentes aux femmes de son âge. Faux jeton ! A qui pensais-tu faire croire que tu ne t'étais jamais douté de rien alors que Font, dans la plupart de ses chansons, obsessionnellement, n'avait cessé de beugler ses lubies érotiques ? Tu n'as pas défendu ton ex-partenaire une seule seconde. Il n'était qu'accusé, soupçonné, et tu l'as immédiatement traité en coupable (tiens! tu savais donc ?). Dans le cul, la présomption d'innocence ! Pas question, pour toi, d'adopter en public une conduite socialement incorrecte. En immolant Font sur l'autel de ta bonne réputation, à quoi pensais-tu sinon à ta carrière ? Salaud ! Margoulin ! Truqueur ! Brosse à cabinet !
Tu réitères avec Siné. Il a refusé de faire les excuses que tu demandais, alors tu l'as viré. Il aurait donc suffi qu'il les fasse, qu'il se couche devant toi, et tu l'aurais blanchi de toutes les infamies dont tu l'accables aujourd'hui. Sauf que tu savais bien, fumier, qu'il ne pouvait pas accepter cela. Pas lui, justement parce qu'il était le dernier collaborateur de ton torche-cul à dire ce qu'il voulait, comme il le voulait, comme il pensait que cela méritait d'être dit. Et s'il se plantait, s'il se prenait le stylo dans le tapis des mauvaises formulations, c'était à toi de le couvrir, de le justifier, de le défendre mordicus.
Bien au contraire, tu as profité des circonstances pour l'enfoncer, le charger de mille maux, lui prêter des intentions qui vont, tu ne peux pas l'ignorer, totalement à l'encontre de ses convictions les mieux ancrées.
Vas-y, coco. Fais des turlutes au pouvoir et, un jour, tu finiras par être nommé ministre.
Comme ça, tu pourras donner leur picotin de récompense aux ânes bâtés qui font le dos rond autour de toi : tes compères et associés Cabu et Bernard Maris, bien sûr, mais aussi Charb, Luz, Jul et quelques autres. Ils faisaient mine, hier, d'adorer Siné. Ils aimeraient, aujourd'hui, pisser sur son cadavre. Ils sont méprisables. Toi, Val, tu n'es que haïssable.

Jérôme Fandor, romancier fripon, ex-fer de lance de la revue de cul corrosive en diable "Fascination"

Pour Siné
Réactions
Le théorème de Joffrin par D.D.T.
Nouvelobs.com Mardi 29 Juillet 2008
Oú l'on voit comment la défense de l'indéfendable Philippe Val peut mener aux pires incongruités.
1970. «L'Hebdo Hara-kiri» est interdit. «L'Obs» nous offre ses pages centrales pour y paraître jusqu'à ce que la censure soit levée.
2008. Siné est censuré. «L'Obs» lui offre l'asile et publie sa chronique sur Nouvelobs.com.
L'histoire se répète, avec cette différence, pas petite, qu'en 1970 c'est le ministre de l'Intérieur qui interdit et qu'en 2008 le censeur est «Charlie-Hebdo», qui succéda en 1970 à «L'Hebdo Hara-kiri».
C'est-y pas merveilleux, une histoire pareille. Qui l'aurait inventée? Philippe Val l'a inventée. Il n'y a qu'un Philippe Val pour salir l'image de «Charlie-Hebdo» avec un acharnement si conséquent. Le drame de l'affaire, c'est qu'elle nous oblige à lire du Philippe Val, ce que nous ne faisions jamais, du B.-H. Lévy, ce dont nous nous gardons, et maintenant, horrible à faire et déjà horrible à écrire, d'aller lire Alexandre Adler et Ivan Rioufol dans les colonnes du «Figaro». Car B.-H. Lévy et «Le Figaro» sont devenus les quasi seuls soutiens, dans la presse nationale écrite, de «Charlie-Hebdo».

J'entends le lecteur: «Et "Libération"? Et Laurent Joffrin?»
En étudiant l'argumentation, mot un peu fort, de Laurent Joffrin, on a aussi celle des Rioufol, Adler, Lévy. Elle consiste à dire que Siné a refusé de s'excuser auprès de Jean Sarkozy (à propos d'une conversion annoncée par le président de la Licra lui-même dans «Libération» du 23 juin!) et que donc Siné est le nouveau Drumont. Ces quatre mousquetaires ne sont pas obtus (encore que pour deux d'entre eux c'est pas sûr) mais ils sont de mauvaise foi, cette fois-ci mot faible.
Laurent Joffrin accable Siné sous Marcel Déat, Brasillach (condamnés à mort) ce dont se gardent ses confrères du «Figaro», ne me demandez pas pourquoi, je serais foutu de vous répondre, eux l'accablent sous Mao Zedong, Jacques Vergès et Enver Hodja. La péroraison du pérorant Adler vaut son pesant de moutarde, servons-la généreusement:
«Aujourd'hui, on voit qui a la trempe d'un Zola, d'un général Picard: c'est Philippe Val. Et qui a la bassesse de Drumont, de Maurras ou de Bernanos: ce sont les pétitionnaires semi-trotskistes en faveur de l'éternel stalinien Siné.»
Rions. Pas qu'un peu. Surtout que ça vient d'un ancien du PCF (1968-1980).
Et notre ami Laurent? Lui, il dénonce en les pétitionnaires pro-Siné «les bataillons quelque peu cacochymes de l'extrême-gauche "antisioniste"». «Libération», «Le Figaro», même vocabulaire: pétitionnaires semi-trotskistes d'un côté, bataillons cacochymes de l'autre. C'est pas bien d'imiter, Laurent Joffrin.

Voici ma réaction, postée à l'aube, sitôt la parution en ligne de son article, réaction signée de mon nom:
«Mon cher Laurent, ton article est immonde qui affecte de croire que Siné n'a pas précisé le sens de son propos, qui était pourtant déjà très clair, voir les innombrables témoignages. Quant aux "bataillons cacochymes", ils comprennent la fine fleur de l'humour d'aujourd'hui. Dont le dessinateur de ton journal! »
Il a fallu quatre envois successifs tout au long de la journée à Libération.fr, plus trois coups de téléphone, un échange de mails, pour qu'elle finisse par paraître le soir mais mise sous le boisseau (pas la place d'expliquer le vice de l'affaire). Ai-je été victime d'une censure? C'est peut-être que «Libération» a été noyé sous les réactions indignées. L'après-midi même, à16h48, ils ont cessé d'en publier, alors qu'elles arrivaient par centaines, peut-être par milliers. Aucun journal, en France, à ma connaissance, n'avait encore fait ça: stopper net les réactions des internautes à un écrit de son directeur. Le seul précédent que je connaisse, mais du temps oú la presse n'était qu'en papier, c'est quand Serge July a supprimé le courrier des lecteurs pendant bien une dizaine d'années, alors que c'était l'essence même de son journal.

Si «Libération» s'est retrouvé ainsi noyé sous les réactions, c'est moins à cause de Siné, en fait, qu'à cause de Laurent Joffrin qui ressuscitait la notion de «race juive» dans son article. Les gens sont méchants. Ils ne veulent pas admettre que Laurent Joffrin a droit à tous les lapsus. C'est Siné, qui a droit à rien. Théorème de Joffrin.


Pour Siné
Réactions
C'est la guerre! par Robert Tourcoing
L'Oppressoir Mardi 29 Juillet 2008
Ne nous y trompons pas. Derrière les apparences d’une banale empoignade d’intellectuels médiatiques touillant les mêmes recettes éculées dans les mêmes marmites rouillées, quelque chose d’essentiel se joue. Quelque chose qui solde une époque, et qui en ouvre une autre. Le combat est essentiel, il faut le gagner, le gagner complètement, défaire jusqu’au dernier les porte-flingues de cette cabale, et bien leur faire mordre la poussière. Cette fois, c’est la fois de trop. Depuis des années, ils tirent à bout portant, impunément, avec leur arme magique qu’ils appellent l’antisémitisme. Mais cette balle sera la dernière. Celle qui va ricocher et leur fracasser la tête.

D’Alexandre Adler à Laurent Joffrin, d’Ivan Roufiol à Philippe Val, de Bernard-Henri Lévy à Claude Askolovitch, la camarilla des blablateux stipendiés s’est mise en marche, avec son énorme machinerie de pognon, de perchoir, de kiosques, de micros, de puissance cathodique. Contre une seule plume. Contre un seul homme. Pour le supprimer définitivement, lui clouer le bec, le marquer au fer rouge de toute éternité, d’un signe infamant entre tous. Un signe magique, qui par contagion frappera de nullité, de satanisme, tout ce qu’il a pu dire, faire et dessiner. Détruira l’œuvre d’une vie.

Eh bien cela, nous ne le laisserons pas faire. C’est eux ou nous (…). Texte intégral

Robert Tourcoing, satiriste cinglant du mensuel L'Oppressoir

Pour Siné
Réactions
Touchez pas à mon pote! par Michael Warschawski
Israël Mardi 29 Juillet 2008
Je croyais, naïvement, qu'elle était bien derrière nous cette campagne qui visait à fermer la gueule de ceux qu'on n'aime pas en les traitant d'antisémites. Beaucoup en avaient fait leur fonds de commerce, au début de ce millénaire, quand l'armée israélienne massacrait les Palestiniens soulevés contre l'occupation coloniale.
Moins de 70 ans après la libération des camps d'extermination, l'accusation d'antisémitisme est certainement une des plus graves qui soient, car elle est liée à un des plus grands crimes de l'époque moderne. C'est bien pourquoi on ne doit pas l'utiliser à la légère. Encore moins l'instrumentaliser pour régler des comptes personnels ou politiques.
C'est pourtant ce que vient de faire, une fois de plus, Claude Askolovitz, soutenu par le néo-conservateur Philippe Val, médiocre caricature française de ses mentors d'outre-atlantique.
Je lis très rarement Charlie Hebdo, et j'avoue que l'humour de Siné ne me fait pas toujours rire. Dans mon enfance de Juif né en France après l'occupation, à une époque oú les valeurs des lumières n'étaient pas encore considérées comme dépassées, j'ai appris le respect des convictions d'autrui, politiques, philosophiques ou religieuses. Siné n'a jamais puisé ses opinions chez les philosophes, mais dans la grande tradition anarchiste, mécréante et blasphématoire, anti-religieuse autant qu'anti-cléricale. Quiconque a un minimum d'honnêteté reconnaîtra que Siné vomit avec le même dégoût curés, rabbins et imams, et chie tout autant dans les synagogues que dans les églises, les temples ou les mosquées.
Siné est un modèle d'anti-racisme qui, contrairement à beaucoup d'autres, n'a pas une once de paternalisme ou de condescendance pour les victimes de ces racismes, comme le montre ses caricatures d'Africains, de travailleurs maghrébins ou de Juifs.
Que Philippe Val soit son procureur pour charge de racisme anti-juif est un comble, lui qui publie dans Charlie des caricatures ouvertement islamophobes, au nom de la liberté de critiquer mais licencie Siné pour avoir repris une rumeur sur une éventuelle conversion au judaïsme de Sarkozy junior..
Siné est mon pote, comme il l'est de nombreux autres juifs, noirs, arabes ou gaulois. Comme il l'a été des combattants algériens et du peuple cubain. Tartuffes de tous bords, ne touchez pas à mon pote

Michel Warschawski, coordinateur de l'Aternative Information Center d'Israël

Pour Siné
Quoi de neuf pour Siné ?
Vendredi 24 Octobre 2008

Pour Siné
Réponses de Siné
La liberté de la presse est en jeu
Le Monde Mardi 22 Juillet 2008





Siné considère que son éviction va au-delà d'un simple conflit au sein de la rédaction de "Charlie Hebdo". Dernier journal libre, avec le "Canard enchaîné", "Charlie" est désormais "noyauté", estime le dessinateur.
Propos recueillis par Laurent Checola

Pour Siné
Les flashes qui tachent
De la bande de copains à l'entreprise prospère par Yves-Marie Labé et Dorian Saigre
Le Monde Lundi 28 Juillet 2008
Pour ses lecteurs, Charlie Hebdo offre l'image d'un journal oú travail rime avec humour et copains. Mais le vilain petit canard est devenu un cygne aux plumes d'argent. En 2006, les Editions Rotative, éditrices de Charlie Hebdo, ont enregistré un résultat bénéficiaire de 968 501 euros.

Près de 85 % de cette somme (soit 825 000 euros) ont été redistribués en dividendes aux quatre associés du groupe : Philippe Val, directeur de la publication et propriétaire de 600 des 1 500 parts de l'entreprise et Cabu, dessinateur et directeur artistique, aussi détenteur de 600 parts, ont perçu 330 000 euros chacun. Les deux autres actionnaires, l'économiste Bernard Maris, directeur adjoint de la rédaction, et le responsable financier Eric Portheault (respectivement 200 et 100 parts) ont touché 110 000 et 55 000 euros. Outre la bonne tenue des ventes et des abonnements (85 000 exemplaires vendus chaque semaine, en moyenne, selon la direction), ce gain s'explique, notamment, par la diffusion extraordinaire du numéro spécial consacré aux caricatures de Mahomet, le 8 février 2006 (500 000 exemplaires...). (...)
Texte intégral

Yves-Marie Labé et Dorian Saigre, journalistes du Monde

Pour Siné
Réactions
Un Val, des veaux - Bye, Bye Charlie de Jacques Le Glou
Lundi 28 Juillet 2008
Val a donc viré Siné. C’est le propriétaire.
La presse n’est plus ce qu’elle était. Les journalistes n’ont plus ni d’éthique, ni de morale, encore moins le sens de la solidarité. Ils vivent du mensonge permanent.

Que B.H.L., le roi des entartés, vienne au secours du Val, n’a rien de surprenant. Le philosophe milliardaire, aux idées molles, est un fervent adorateur de la politique agressive des Etats Unis. Le lobby juif américain influe sur les crédits du Congrès et Israël se retrouve surarmé. Israël a produit des armes et les a vendues aux régimes fascistes ou racistes. Tandis que les Palestiniens sont privés de leurs droits, même ceux de se déplacer.
Il y a à Paris des gens qui sablent le champagne quand le Fatah et le Hamas s’affrontent. Ces gens sont de gauche, bien évidemment.

La religion reste la source de toute infection belliqueuse. Tant qu’un dieu est debout, le crime peut s’asseoir tranquille.

Charlie avait atteint 500.000 exemplaires avec les caricatures anti-islamistes.
Qu’attendent-ils pour allumer les autres religions, toutes les autres religions ?

Mais la gauche, mi-caviar mi-Carla, se couche devant le spectacle.

Bye, Bye Charlie

Jacques le Glou, producteur, et, hurlons-le plus que jamais à la lune, maître d’œuvre du 33 tours (1974), puis du CD (1998), le plus jouissivement séditieux que nous connaissons : Pour en finir avec le travail


Pour Siné
Analyses fute-fute
Siné die : de qui BHL est-il le bon ? de Koffi Cadjehoun
Dimanche 27 Juillet 2008
(…) "Le combat de BHL s'éclaire (enfin) quand il s'associe au directeur de Charlie Hebdo, le libertaro-ultralibéral Val, dont le prodige consiste à avoir transformé un organe de presse libertaire et anarchiste en machine de guerre au service des valeurs néo-conservatrices. Finalement, la presse roule pour le système et ce n'est pas une surprise si les titres perdent leurs lecteurs à force de suivre l'odeur de l'argent. Aux yeux de ces altruistes, le principal crime réside dans l'antisémitisme. Avec ces humoristes-moralistes, tout est permis – sauf l'antisémitisme.

Ces sbires de la pensée sont les vrais ennemis d'Israël, tant des institutions que du peuple. Il n'est pire ennemi que celui qui se prétend votre ami pour profiter de vos services. La rhétorique actuelle de la lutte contre l'antisémitisme s'appuie sur une tradition d'amalgame, dans laquelle l'antisémitisme n'est plus seulement la lutte contre une forme de racisme. (…)
Texte intégral

Koffi Cadjehoun, fouteur de merde de charme



Pour Siné
Réactions
Comment fonctionne la calomnie par D.D.T.
Nouvelobs.com Dimanche 27 Juillet 2008
"Philippe Val dit que Siné a refusé de signer un texte d'excuses qu'il avait d'abord accepté de signer. En réalité, ce texte était une autocritique rédigée par Philippe Val, dans un système qui rappelle les méthodes soviétiques. On dit que Siné a refusé de s'expliquer. Mais quand Siné s'est expliqué dans sa chronique, Val a refusé de la publier et c'est le Nouvel Obs qui l'a publiée.
Sur le plan factuel, il s'agissait des fiançailles de Jean Sarkozy et de sa conversion au judaïsme. Deux notes ont été publiées dans Charlie Hebdo pour signifier le départ de Siné. Le premier était signé de Val, que je qualifierai de "directeur propriétaire de Charlie Hebdo", et le second de Bernard Maris, "sous-directeur et copropriétaire". Tous les deux reprochent à Siné d'avoir publié une information fausse. Marianne, cette semaine, qui donne volontiers des leçons à la presse, dit que la rumeur concernant Jean Sarkozy vient de la presse people. La réalité est la suivante : Siné, comme tout bon chansonnier ou chroniqueur humoristique, commente l'actualité. Et l'actualité, c'était que Patrick Gaubert, président de la Licra, se réjouissait, dans les pages de Libération du 23 juin, que "le fils de Nicolas Sarkozy, Jean", vienne "de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l'épouser". Siné ne dit rien de plus si ce n'est sa petite conclusion : "Il ira loin ce petit". Or tout le monde pense que Jean Sarkozy, qui est, à 21 ans, président du groupe UMP au conseil général des Hauts de Seine, ira loin. Sur cette question du faux procès pour antisémitisme, les lecteurs n'ont qu'à se reporter au texte de Siné publié par nouvelobs.com.
Siné rebondit donc sur l'information lue dans Libération et sur une photo publiée dans le Nouvel Obs : dans un dossier de l'hebdomadaire consacré aux héritiers, la première héritière citée en couverture était Jessica Darty, et, quand on ouvrait le dossier, on avait sur deux pages une photo du couple Jessica Darty-Jean Sarkozy. Siné n'est pas un journaliste d'investigation. Il réagit à ce qu'il voit dans l'actualité. Il apparaîtrait maintenant qu'il ne serait pas question de conversion. Mais Patrick Gaubert ne l'a pour l'instant pas démenti. C'est donc un faux procès que l'on fait à Siné. Et il est lamentable de voir Le Figaro et Libération, unis dans le même combat douteux, et d'ailleurs bien solitaires, faire de Siné l'égal d'un Edouard Drumont, théoricien de l'antisémitisme, et d'un Robert Brasillach, fusillé à la libération."
Propos recueillis par Sarah Halifa-Legrand


Pour Siné
Analyses fute-fute
Pour en finir avec « l’antisémitisme » par Jean Bricmont
Jeudi 24 Juillet 2008
(…) « L’agitation contre l’Islam, ainsi que l’épouvantail de l’antisémitisme, ont une seule et même fonction : empêcher de prendre conscience du fait qu’au Moyen-Orient, on a d’abord fait payer les Palestiniens pour les crimes commis en Europe contre les juifs, et qu’ensuite, on a montré du doigt tous ceux qui, pour une raison ou une autre, défendaient les victimes de cette immense injustice.

À la « psychose du juif persécuté », pour reprendre l’expression de Gisèle Haimi dans sa lettre à Philippe Val, répond le fantasme de la « seule démocratie au Moyen-Orient » menacée par ses voisins. En France, les juifs ne sont pas persécutés, ce sont les « antisémites », réels ou supposés, qui le sont. Israël n’est pas menacée, mais menaçante. La lutte pour la liberté d’expression n’est pas seulement la défense d’une conquête ancienne, mais aussi une lutte pour faire sortir la pensée du carcan oú l’a enfermée des décennies de propagande pro-israélienne.

Il est urgent, dans l’intérêt de la paix, de libérer les esprits de la peur de l’accusation d’antisémitisme, de dé-sioniser la vision que nous avons du Moyen-Orient et d’oublier Charlie Hebdo. »
Texte intégral



Pour Siné
Réponses de Siné
Réponses aux questions de Rue89
Dimanche 27 Juillet 2008
Siné répond aux questions brûlantes de rue.89 à propos d'une vieille casserole


Pour Siné
Réactions
Siné, Asko et moi par François Reynaert
Nouvelobs.com Mardi 22 Juillet 2008
(…) « Le propre de l’antisémitisme, comme de tous les racismes, c’est d’écraser un individu sous un stéréotype. Ca n’a rien à voir avec le fait de dénoncer le comportement particulier d’un individu, même si ce comportement rejoint je ne sais quel stéréotype. Siné n’a pas écrit "tous les juifs sont riches" ou "pour réussir, il faut vraiment être juif" ce qui serait une saloperie. Il a écrit, "ce garçon là est prêt à tout même à une conversion pour devenir riche", ça n’a rien à voir. » (…) Texte intégral

François Reynaert, chroniqueur au Nouvel Obs



Pour Siné
Réactions
L’Affaire Siné par Bernard Langlois
Politis.fr Mercredi 23 Juillet 2008
"Mes lecteurs réguliers savent tout le bien que je pense du sieur Philippe Val, ancien chansonnier très moyennement doué, devenu par d’obscures manœuvres directeur d’un titre satirique qui fut longtemps glorieux, Charlie Hebdo. On ne va pas revenir sur toutes les vilenies par ce monsieur dispensées chaque semaine, le long d’éditoriaux filandreux à prétentions philosophiques (qui lui ont valu le surnom de Spinoval, tant il fait usage, à grands coups de citations, de l’œuvre du ­philo­sophe marrane Spinoza), ni sur la patiente épuration conduite, dans une rédaction menée à la schlague, de tous éléments ayant osé contester la dérive avérée du journal vers des horizons quasi néoconservateurs (atlantisme, libéralisme, sionisme, islamophobie…) à l’opposé de ce que fut le vrai Charlie Hebdo d’antan : passons. Le renvoi de Siné, dernière saloperie en date, est une grosse bêtise, dont (peut-être) ce petit arriviste de Val ne se remettra pas ; le prétexte en est dégueulasse et grotesque.
(…)
Autrefois, c’était surtout la page 3 qui salissait les semelles quand par mégarde on marchait dessus ; aujourd’hui, c’est tout le journal qu’il vaut mieux contourner, quand on le croise sur un trottoir. À la rigueur, si l’on est superstitieux, on peut y mettre le pied gauche."
Texte intégral

Bernard Langlois, âme damnée de Politis


Pour Siné
Réactions
Laurent Joffrin et la « race » juive : un mot « mal choisi », dit-il par Michel Davesnes
Acrimed Vendredi 25 Juillet 2008
"Dans une tribune publiée dans Libération du vendredi 25 juillet 2008, Laurent Joffrin prend résolument position aux côtés de Philippe Val contre Siné. Il le fait avec son honnêteté habituelle, doublée d’un dérapage qu’il ne parvient même pas à corriger correctement.
Amalgames et mensonges
Sans l’ombre d’une hésitation, Joffrin compare une phrase de Siné aux œuvres complètes de Drumont, Maurras ou Brasillach. Amalgame qui ne déshonore que son auteur, pâle imitateur de Val et de BHL.
(…)
Nous n’en conclurons pas pour autant que Joffrin est raciste ou tient des propos racistes dignes de ceux de Gobineau [2]... Et qu’il faut d’urgence le virer de Libération."

PS : Sur la même page que la tribune du directeur de Libération, on trouve un article de SOS racisme, qui dénonce une « intolérable campagne de haine » à l’encontre de Philippe Val. Mais que pense l’association anti-raciste du curieux concept de "race" juive utilisé par celui qui les héberge aussi aimablement ?
[2] Auteur de l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1853) qui a inspiré les théoriciens racialistes nazis.
Texte intégral

Michel Davesnes, bouillant polémiste


Pour Siné
Réactions
L’honneur perdu de Charlie Hebdo par Stéphane Mazurier
Télérama Jeudi 24 Juillet 2008
Mon propos n’est pas ici de revenir sur les circonstances de ce renvoi, sur ses causes réelles et supposées, mais de montrer, en tant qu’historien, comment cet acte constitue une des ultimes étapes visant à transformer un journal libertaire et insolent en un bréviaire moraliste et politiquement correct.
(…)
En virant Siné, Val élimine un des derniers bastions de résistance interne au journal. Charlie Hebdo est mort. Pourquoi conserver ce titre ? Il y a tromperie sur la marchandise, sinon publicité mensongère. Texte intégral

Stéphane Mazurier, historien de la galaxie "Hara-Kiri"

Pour Siné
Crachats sur Val
Siné, qui ça ? par Yan Lindingre
Vendredi 25 Juillet 2008
Je découvre à peine le nouveau Charlie Hebdo, que je n’ai pas acheté,
mais que j’ai survolé au bistrot.

Cavanna y parle de fruits et légumes, c’est passionnant. Polac, qui finalement n’a pas claqué la porte, s’est fendu de 2 lignes du genre : “ah sacré Siné va, tu changes pas toi”. Et Val, dans une logorrhée spécieuse avec des références historiques et tout et tout (ça sent le Wikipédia à plein tarin), donne une leçon de…politesse! Oui monsieur, de politesse. On apprend que d’aucuns fâcheux l’auraient traité sur sa boîte mail de “sans-couilles”. Sans évoquer le fond (de l’histoire, pas de son calbute), l’obersturmfuhrer de la bienpensance discourt sur la couille. Ceux qui ont recours à la rhétorique à base de couille ne sont pas des antisémites (y’a relâche cette semaine) mais des vilains homophobes et des méchants misogynes. Il y a donc des affreux qui lui ont dit qu’il n’avait pas de couilles, et c’est pas beau de dire ça. Ce doit être les mêmes vilains qui l’avaient “menacé physiquement” la semaine passée (qu’il prétend, soi-disant). Pourtant, quand on fait dire à Mahomet (dont je me fous comme de ma première paire de couilles) : “c’est dur d’être aimé par des cons”, ben c’est pas tellement poli. En plus que “con”, ça veut dire “la foufoune des femmes”. C’est phallocrate de dire “con”. Il faut plus dire “con” dans Charlie Hebdo, compris? Sinon, j’appelle la police! Alors écoute moi Philippe, espèce de gros nazi (moi aussi, j’aime bien les raccourcis), si je dis que tu es un casse-couilles, c’est de mes burnes à moi dont je parle, donc j’ai le droit. C’est mes gosses à moi qui sont dedans. Et je t’interdis de toucher à un seul de leurs cheveux! Quant aux gens du sexe faible (entendez, sans roubignoles), elles auront l’élégance je l’espère, afin de ne point te froisser et de te l’exprimer selon les règles de ta bienséance, de te traiter de casse-vulve. Et puis mes couilles à moi, je vais te les mettre sur ton gros pif de fasciste anti-musulman, comme ça, t’auras l’air d’un Dindon!

Tu vois, tout comme toi, je suis humoriste et intellectuel. Crève salope. Et je reste poli. Le blog de l'auteur

Yan Lindingre, danseur de claquettes et caricaturiste déchaîné dans "L'Echo des Savanes" et "Fluide Glacial"

Expositions
Une chaise sacripante
Bruxelles Jeudi 29 Mai 2008
S'asseoir sur BHL



Sollicitée par la facétieuse asbl liégeoise « d’une certaine gaieté » pour contribuer avec la construction d’une « chaise-œuvre » à une cause fort sympatoche, une fois n’est pas coutume, la fondation d’une école de cirque en Palestine, l’Internationale Pâtissière a mis sur le coup l’impétueuse graphiste de ce site, Sylvie Van Hiel.
Et la luronne a confectionné pour le vernissage de l’expo « chaises » de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège une pernicieuse chaise gloup gloup permettant de s’asseoir jusqu’à plus soif sur la trombine hautaine de BHL.

Livres
Technique du coup d'éclat
Bruxelles Mercredi 09 Juillet 2008
Les Nouveaux Militants de Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould
Ed. Les Petits Matins, 146 bd de Charonne, F-75020 Paris, 2008



Un recensement embrasant des nouvelles guérillas urbaines imaginatives et cocasses contre le pouvoir autoritaire-marchand en France. Parmi les « adeptes du coup d’éclat permanent » que l’ouvrage met en avant, nous avons les clowns insurgés de la BAC (Brigade activiste des clowns), les déboulonneurs (de panneaux publicitaires), les dégonfleurs (de roues de 4X4), les sans-cravates (éteignant les postes de TV à l’aide du TV be gone), les Robin des bois (des salariés dégoûtés d’EDF et GDF rebranchant l’électricité des foyers modestes à qui on a coupé le courant pour cause de factures impayées) ou nos amis les Yes Men (se faisant passer pour des leaders de grandes compagnies pour en dévoiler burlesquement la vraie nature).

Noël Godin
Noël Godin fait des siennes
Viré de Radio Mint après un délirant « dérapage »
Bruxelles Dimanche 06 Avril 2008
Chargé par la radio pop rock de commenter chaque jour à sa façon en direct live les projections du 26th Brussels International Festival of Fantastic, Thriller & Science Fiction Films se déroulant à Tour et Taxis, Noël Godin n’a pas pu remplir sa mission jusqu’au bout. Estimant qu’il poussait le bouchon anti-clérical trop loin avec une stupéfiante « vulgarité », la direction des programmes de Radio Mint l’a dès lors lourdé le lundi 7 avril quelques heures avant son avant-dernière chronique.
Dans son billet du 2 avril, le présentarteur avait en effet invité le prince Laurent, que Lio et lui-même avaient télescopé pendant le festival, à faire partie avec eux d’un safari sataniste ayant comme objectif de capturer le cardinal anti-gay Daneels pour le sodomiser rituellement avec une perche à haricot. Deux jours après, Godin avait remis ça en orchestrant une spectaculaire invasion du studio par une bande de dingos déchaînés venant se porter volontaires pour la sodomisation du cardinal.

Emission du 2 avril 2008 :


Emission du 4 avril 2008 :


Guérilla pâtissière
Un procureur général douché à la chantilly
Genève Jeudi 03 Avril 2008
"Procureur entarté: détails d'une soirée incisive"

«Je n'ai plus mal à la tête et je ne porterai pas plainte», confie le procureur général Daniel Zappelli au lendemain de l'entartage de mercredi soir. Le patron du pouvoir judiciaire genevois ne veut pas s'étendre davantage sur cette mésaventure. C'est au cours d'un débat très vif, organisé par la «Tribune de Genève» en vue des élections judiciaires du 20 avril et devant plus de 600 spectateurs, qu'un jeune homme encagoulé est entré en trombe dans l'auditoire U600 d'Uni Dufour et a lancé une tarte à la crème à la figure du procureur avant de filer. Il était 20 h 45. La mascarade a duré quelques secondes...

Lire la suite de l'article dans La Tribune de Genève :
Procureur entarté: détails d'une soirée incisive

Un second article à ce sujet dans La Tribune de Genève :
"J'espère que d'autres vont faire des attentats pâtissiers"

Pour Siné
Réponses de Siné
La réponse non moins assassine à Val chez Polac
28 ans auparavant (en 1982)


Pour Siné
Réponses de Siné
La réponse foudroyante à Val chez Morandini, sur Europe n°1




Pour Siné
Pétitions
Communiqué de l'agence Belga du 24 juillet 2008
Siné évincé de Charlie Hebdo: ses amis belges lancent une pétition

Une pétition en faveur du caricaturiste français Siné, évincé de l'hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo" par son directeur de publication Philippe Val, a été lancée il y a une dizaine de jours par ses amis belges, parmi lesquels l'entarteur Noël Godin. Jeudi, la pétition en ligne avait déjà récolté plus de 1.800 signatures, dont celles de nombreux Français.
Hébergée par le site "Gloup Gloup!(http://www.gloupgloup.be), la pétition exhorte à ne plus lire un Charlie Hebdo tant que Siné n'y aura pas retrouvé sa rubrique. Le dessinateur a en effet été renvoyé de l'hebdomadaire pour avoir tenu dans une chronique des propos jugés antisémites par Philippe Val, directeur de publication.
Une deuxième pétition, intitulée "Soutenir Siné" (http://www.soutenir-sine.org) et lancée un peu plus tôt que celle de "Gloup Gloup!" en France, a déjà rassemblé plus de 2.300 signatures. Plusieurs personnalités ont également apporté leur soutien à Siné à travers leurs témoignages publiés sur le site belge. Y figurent notamment ceux de Guy Bedos, Benoît Delépine ou encore Georges Moustaki.
Dans l'édition de Charlie Hebdo du 2 juillet dernier, Siné ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme du fils du président Nicolas Sarkzoy, Jean, avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty. Invité par M. Val à s'excuser auprès de Jean Sarkozy et de la famille Darty, Siné a refusé d'obtempérer.
Selon Philippe Val, ces propos, "outre qu'ils touchaient à la vie privée, colportaient la fausse rumeur de sa conversion au judaïsme. Mais surtout ils pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal".
"Je suis rarement d'accord avec ce que Siné raconte mais il y a une latitude à Charlie pour exprimer des opinions différentes des miennes" et "cette latitude est bordée par une charte qui proscrit notamment tout propos raciste et antisémite dans le journal", avait déclaré le directeur de la publication à l'AFP.
L'auteur s'était lui-même défendu dans une réaction à la même agence de presse: "je reproche à Jean Sarkozy de se convertir par opportunisme. S'il s'était converti à la religion musulmane pour épouser la fille d'un émir, c'était pareil. Et (la fille d')un catholique pareil, j'ai jamais fait des cadeaux aux catholiques".
Siné, âgé de 78 ans, collabore à Charlie Hebdo depuis sa relance en 1992, mais il avait également participé à l'ancienne formule. Il devrait lancer une procédure pour licenciement abusif dans les prochains mois, d'après le journal Le Monde. Selon un de ces avocats, le caricaturiste pourrait demander deux ans d'indemnités.
Le dessinateur va par ailleurs attaquer en diffamation un chroniqueur de la radio RTL, Claude Askolovitch, qui avait réagi à son texte sur antenne, le traitant d'"antisémite". La première audience devrait avoir lieu à l'automne.

Pour Siné
Pétitions
Pétition de soutien flibustier à Siné
Bruxelles
Nous ne tenons plus à lire le moindre numéro de Charlie Hebdo tant que Siné n'y aura pas retrouvé sa rubrique

Notre objectif étant de faire pâlir de rage Philippe Val, nous envoyons dinguer les signatures canularesques (même celles qui nous font le plus marrer) ou politiquement fétides (pouah !).

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Post modifié : la pétition est désormais close.



Pour Siné
Pétitions
Y a deux pétitions, mille tonnerres !
Ont été lancées deux pétitions complémentaires pro-Siné :
- notre pétition initiée à Bruxelles par l'Internationale Pâtissière qui exhorte à ne plus lire un Charlie Hebdo lourdant sa plume la plus corrosive et qui vient de passer le cap des 3.400 signatures;
- et une autre manifestant son soutien inconditionnel à Siné, initiée en France par Eric Martin, Benoît Delépine, Lefred-Thouron, Rémi Malingrëy, Jean-Pierre Bouyxou, qui a d'ores et déjà récolté près de 25.100 signatures (25.100 bravos, les lascars !) et qui rebondit gloupitamment sur le site http://www.soutenir-sine.org/.

Alors, les loulous, n’hésitez pas à les signer toutes les deux !

Guérilla pâtissière
Du schproum pâtissier à Lyon
Lyon Dimanche 17 Fvrier 2008
Voici enfin les images de la première offensive, plutôt ratée mais fort rigolote du mouvement lyonnais alqaitarte contre les grosses crapules politiciennes de la région.



Noël Godin
Noël Godin fait des siennes
L'Anthologie de la subversion carabinée repart à l'attaque !
La nouvelle édition du monstrueux florilège du texte séditieux de Noël Godin déboule à la mi-mars dans les librairies.

Toujours sous la houlette des éditions suisses de l'Age d'Homme, qui n'en ont pas censuré la moindre virgule, l'Anthologie est pimentée par une très-très dodue bibliographie rebelle de 140 pages.


Bricoles
Rire et résistance "modernité, une fois! Rire avec les Belges"
Paris Dimanche 13 Janvier 2008
Noël Godin est invité le 14 janvier 2008 par le Théâtre du Rond-Point de Paris à déconner sur scène en électron libre pendant toute la soirée "Rire de résistance, Spécial Belgique". Projection sur écran géant à cette occasion de quelques fragments du long métrage choc de Benoît Lamy "Cream and Punishment" dont le montage se termine actuellement.

[entrée libre]
informations et réservations sur www.forum-modernites.org

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Nouveau happening anti-Val le 31 juillet
Paris Mercredi 30 Juillet 2008
Vous êtes tous conviés à venir avec des tambours, des trompettes et des vieux Charlie à la conf' de rédaction de Charlie Hebdo du jeudi 31 juillet, à 10h du mat. Ca fera très plaisir à Philippe Val !

Sensible progrès :
Ce sont 19 lecteurs courroucés qui ont ramené leur fraise, et leurs Charlie, rue de Turbigo. Pour le moins inquiets, Philippe Val et ses racloirs à parquet ne les ont pas laissé accéder à l'accueil du canard. Ils se sont barricadés dans leur Q.G. Lors des prochains happenings anti-Val, n'oublions pas nos grappins d'abordage !

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Antisémitisme : l’échec d’un chantage par Pierre Rimbert
Le Monde diplomatique Mercredi 23 Juillet 2008
Cette fois, ça n’a pas marché. Depuis le début des années 1990, on ne comptait plus les adversaires de l’impérialisme, du néolibéralisme, des médias dominants…, qualifiés d’antisémites, voire de « nazis » par quelque gardien de l’ordre social. Le prétexte pouvait être léger, inexistant même. Qu’importe : écrasé par la gravité de l’imputation, l’accusé devait aussitôt exciper de ses états de service antiracistes, évoquer la liste de ses amis et parents promptement transformés en cautions de moralité, autopsier un trait d’humour plus ou moins réussi.
Rien n’y faisait. Car seul le tribunal de l’Inquisition et ses juges inamovibles (Alain Finkielkraut, Ivan Rioufol, Alexandre Adler, Philippe Val, Bernard-Henri Lévy) avaient la permission de manier l’irrespect, la provocation, de frôler (ou de franchir) la ligne jaune de la stigmatisation collective. Eux pouvaient justifier — au nom de Voltaire et du droit à la caricature — leurs dérapages sur, par exemple, la couleur des joueurs de l’équipe de France ou l’assimilation de l’islam au terrorisme.
Torquemada n’avait rien à redouter. Quadrillant les médias, il déployait les techniques décrites dans Le Barbier de Séville — « Puis tout à coup, on ne sait comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription ». A une différence près : le « on ne sait comment » de Beaumarchais était dépassé puisque nul n’ignorait à cause de qui Edgar Morin, Pierre Péan et Philippe Cohen, Daniel Mermet, Hugo Chavez, Pascal Boniface, Jacques Bouveresse, Charles Enderlin, Pierre Bourdieu, José Bové… sans oublier Le Monde diplomatique (1), ont été tour à tour suspectés ou accusés d’antisémitisme.

En juillet dernier, un journal qui se voulut autrefois « bête et méchant » — et qui s’ingénie sur ce point à passer du second degré au premier — a entrepris d’ajouter à la liste le caricaturiste Siné. Torquemada, cette fois incarné par Philippe Val, est l’employeur du contrevenant. Il lui a fallu une semaine pour décréter que l’une des chroniques de Siné, publiée, avec son imprimatur, dans Charlie Hebdo était… antisémite. Terrible absence de vigilance ou accusation ciselée pour se débarrasser d’un gêneur, comme le soupçonnent à la fois l’auteur du « délit » et d’autres caricaturistes (Martin, Lefred-Thouron, Willem, Pétillon, Tignous) ? Récalcitrant, le prévenu a refusé de signer la lettre d’aveux que le patron du journal, s’inspirant pour le coup d’une tradition assez peu satirique, avait rédigée pour lui. Il a été congédié. L’affaire aurait pu en rester là, et Siné demeurer au banc d’infamie, lâché par la plupart de ses anciens camarades, sa photo bientôt gommée des albums commémoratifs.
Seulement, cette fois, l’affaire semble se retourner contre ses instigateurs. En marquant leur solidarité avec le dessinateur calomnié, des milliers de personnalités, d’intellectuels, de journalistes et d’anonymes ont signifié que ce manège devait cesser. Et que l’imputation d’antisémitisme, ce « mot qui tue » du débat intellectuel français, ne saurait être utilisée comme argument de convenance ou d’autorité pour discréditer un adversaire trop remuant.

(1) Bernard-Henri Lévy a reproché à plusieurs reprises au Monde diplomatique de s’être spécialisé dans la dénonciation des « synarchies new-yorkaises ». Cette expression (le mot de « synarchie », qui n’a rien de répréhensible au demeurant, signifie une « autorité exercée par plusieurs personnes ou plusieurs groupements à la fois », selon le dictionnaire Robert), ne figure pas une seule fois dans la banque de données du mensuel depuis 1977…

Pierre Rimbert, lance-torpilles dans les bas-fonds médiatiques




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Première manif sauvage anti-Val
Charlie Hebdo Mardi 22 Juillet 2008
Quatre vaillants supporters de Siné et contempteurs de Val se sont risqués dans l'accueil de Charlie Hebdo mercredi matin pour y remettre une bonne centaine d'anciens exemplaires de Charlie, accompagnés d'une lettre de rupture .
Allons nous aussi 44 rue deTurbigo, par petites grappes ou massivement, rendre nos vieux Charlie à Philippe Val, après en avoir découpé la rubrique de Siné !


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Bête et méchant, le p'tit chef de Charlie cogne encore par Emile Red
Lundi 31 Dcembre 2007
Suivant un article dans la digne suite des élucubrations choronesques, Siné, le poil à gratter octogénaire du non moins journal satirique, vient de faire les frais de la bêtise et de son directeur.
Nul doute que Siné a toujours su garder son côté impertinent, voire outrancier, mais P. Val dénoncerait des propos antisémites :
"Je suis rarement d’accord avec ce que Siné raconte, mais il y a une latitude à Charlie pour exprimer des opinions différentes des miennes" et "cette latitude est bordée par une charte qui proscrit notamment tout propos raciste et antisémite dans le journal", "Siné a dépassé cette limite".
L’aveu de P. Val est on ne peut plus clair, il n’aime pas Siné et tout devait être bon pour son limogeage. Le "Siné sème sa zone" fait les frais de cette nouvelle ligne voulue par le chantre du grand capital luxembourgeois.

Cependant, les prises de positions anticléricales de Siné ne sont pas nouvelles, et aucune réaction n’eut lieu lors d’articles contre l’islam il y a un mois.
Mais lorsque Claude Askolovitch, journaliste de douzième zone, vient pleurer sur les ondes de RTL, Val est à l’écoute, il n’a pas lu l’article de Siné, mais écoute religieusement les propos du Boliphile au Nouvel Obs, le prétexte est tout trouvé et la foudre n’a plus qu’à s’abattre sur le créateur de L’Enragé.
Nous trouverons partout sur le net la phrase qui fait polémique, mais au demeurant en quoi peut-elle être antisémite, comme le dit Siné ce n’est pas la religion qu’il attaque, mais l’opportunisme du président junior prêt à tout pour gravir les échelons de la nomenclature, comme le fit en son temps son géniteur, il est certain que Mlle Darty aurait était animiste ou musulmane, bouddhiste ou shintoïste voire catholique, le blond de Neuilly aurait tenté la conversion et notre pataphysicien aurait réagi de même.
Je me souviens d’un P. Val chantant "Villa mon cul", que reste-t-il des excès, des débordements qu’il affectionnait avec son complice P. Font, oú est passé le pourfendeur du politiquement correcte, nous n’avons plus qu’une ombre, serpillière des temps jadis. Et les purs en font les frais à grand renfort médiatique, bientôt paieront peut-être et Cavanna et Polac n’étant pas dans les petits papiers de l’essoreur.
Alors quoi de la presse satyrique si elle se doit de respecter les normes encadrées d’un pouvoir autocratique, il en va des fondamentaux de notre République de Zola à Coluche, le pamphlet est une arme démocratique, un arriviste de pacotille ne peut araser les têtes parce qu’il est aux ordres des mouvances et des modes, et comme le dit son nouvel ami "quand on n’aime pas, on quitte".

NDLR : Siné a été renvoyé de Charlie Hebdo , a annoncé Philippe Val mardi 15 juillet.

Emile Red, journaliste web cinémaboul

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Georges Moustaki
Jeudi 17 Juillet 2008
« Maintenant je n'ai plus de raison de lire Charlie.
Toutes mes pensées amicales. »


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Vive Siné ! par D.D.T.
Nouvel Observateur Mardi 22 Juillet 2008
« Delfeil de Ton, aux premières loges, vous montre par quel miracle «Charlie-Hebdo» est tombé dans des mains indignes et comment «le petit monsieur Val» a pu «foutre à la porte le grand monsieur Siné». »
(…)
je sais que cette accusation d'antisémitisme dont on l'accable n'est qu'un prétexte, je le vois, et je sais que c'est une accusation ignominieuse, destinée à tuer un homme moralement, socialement, professionnellement. Siné, qui a mené le combat anticolonialiste quand il y avait encore des colonies. On les comptait, les journalistes qui ouvraient leur grande gueule en ces années-là. Grand graphiste, grand dessinateur à qui on veut faire porter les bottes de Darquier de Pellepoix. Dans sa 80e année, on assassine Siné. En Corse, on a fait sauter sa maison. Ici, on veut le déshonorer.
Une pétition pour Siné a été signée par 2.000 gens de bien. J'en citerai deux. Edgar Morin qui, à l'âge de 85 ans, en 2006, dut aller jusqu'en cassation pour faire annuler sa condamnation pour «incitation à la haine raciale» sur dénonciation du même milieu qui s'en prend à Siné. Le deuxième: Willem, seul de l'équipe du soi-disant «Charlie-Hebdo», qui a signé au risque de prendre lui aussi la porte. Bravo, Willem. Je t'embrasse.
(texte intégral)

D.D.T., alias Delfeil de Ton, co-fondateur d'Hara-Kiri


Pour Siné
Réactions
Le syndrome du “pétage de plomb” par Thierry Leclère
Télérama Lundi 21 Juillet 2008
(…) En virant salement le dessinateur Siné pour antisémitisme (lire la chronologie de l'affaire), Philippe Val s’inscrit dans l’air du temps fait de violence verbale, de manichéisme et d’anathème. Mais il a surtout porté un sale coup à cette liberté de la presse qu’il prétend chérir comme un Saint-Just. Réglant à cette occasion un vieux contentieux avec le dessinateur – guerre de génération, conflit d’opinion sur l’affaire Clearstream et sur la question israélo-palestinienne, notamment – Val a cédé sur deux fronts : celui de l’insolence (en craignant une réaction des Sarkozy fils ou père) et celui du débat d’idées en brandissant l’antisémitisme, à mauvais escient, comme une bulle d'excommunication. (…)
En prétendant défendre la république et ses libertés, Philippe Val dessine les contours manichéens d’un débat dont il veut lui-même garder les frontières. La République de Val sent la Terreur plus que le 14 juillet. A ce jeu là, l’universitaire Pascal Boniface, parce qu’il critiquait la politique d’Israël, a été accusé, naguère, de tous les maux par les amis de Charlie Hebdo... Le journaliste du Monde diplomatique, Alain Gresh, a été taxé de crypto-islamisme parce qu’il conversait avec Tariq Ramadan…
Heureusement, le pétage de plomb de Philippe Val a réveillé les esprits. A moins de considérer comme suspects les signataires de la pétition en faveur de Siné. Belle et éclectique brochette qui va des dessinateurs Willem, Pétillon, et Philippe Geluck aux écrivains Gilles Perrault, François Maspero ou Raphaël Confiant en passant par Rony Brauman et Edgar Morin. Tous antisémites ?
(texte intégral)

Thierry Leclère, journaliste


Pour Siné
Réactions
Siné qua non par Paul Moreira
Grèce Vendredi 18 Juillet 2008
Quant à Philippe Val, qui pratique avec un art consommé le journalisme de l’amalgame, j’avais admiré la maestria de son édito oú il démolissait le travail de mon ami Denis Robert (l’homme qui a forcé le ministre Longuet à la démission par ses enquêtes, puis qui a organisé l’appel de Genève avec des rigolos du calibre du juge Baltazar Garzon, pour une meilleure coopération judiciaire contre la criminalité financière, puis enfin, pour son plus grand malheur, qui a croisé le chemin d’une banque un peu compliquée et hargneuse : Clearstream). En quelques glissements successifs, Denis Robert était lui aussi devenu suspect d’antisémitisme. Vous savez pourquoi ? Parce que quand on fait du journalisme d’investigation, d’après Val, c’est qu’on a la manie du complot. Et si on a la manie du complot, c’est qu’on est un peu pareil que les types qui ont écrit le protocole des sages de Sion. Les antisémites russes qui avaient inventé un texte sur un faux complot juif. Pourquoi se fouler à chercher les faits, trois comparaisons, ça fait la blague... Si ça démoli un peu plus un gars qui a eu à subir plus d’une centaine de visites d’huissiers, peu importe. Peu importe aussi qu’il ai gagné la plupart de ses procès. Peu importe que Clearstream ai hébergé des banques aussi morales que la BCCI. Val ne connaît pas la BCCI. Et de toutes façons, que valent les faits, quand on a raison ?...
(…)
(texte intégral)

Paul Moreira, producteur télé


Pour Siné
Réactions
Siné tu es un "mènsch"*, Siné je t'aime par Mark Held
Grèce Vendredi 18 Juillet 2008
Non content de nous infliger depuis trop longtemps ses éditos indigestes, sentencieux, autant que bien pensants, Philippe Val donne maintenant dans l'abjection.
Il accuse Siné d'antisémitisme et l'exclut du journal. Il règle ainsi d'une façon sordide un vieux compte nauséabond, celui qui l'oppose depuis des lustres à une bonne partie des lecteurs du journal; ces lecteurs qui ne lui sont restés fidèles que grâce aux talents et à l'insolence de ses collaborateurs et pas à l'idéologie fumeuse de son patron.
Siné antisémite! Ce serait une bonne blague si cela ne relevait pas d'une chasse aux sorcières, initiée par des écrivaillons embourgeoisés prêts à toutes les forfaitures pour être du bon côté du manche médiatique.
Nos pères, si pleins de tolérance et d'humour doivent s'arracher les "payès" dans leur paradis kashèr en voyant la petitesse suffisante d'un Askolovitch et de ses comparses.
Oui! A cette insulte fielleuse, ma part de juif se révolte, partagée entre le dégoût et le rire. Quels nabots du journalisme il faut être pour se livrer à de telles bassesses, et quels flatteurs soumis pour les soutenir?
Oui, de la même façon qu'il défend les "underdogs" toutes couleurs confondues, Siné est le grand ami des juifs, Siné est notre ami, le meilleur de nos amis, l'ami de ce que nous avons de meilleur en nous! Siné,à te lire depuis si longtemps, à te fréquenter, j'en témoigne et suis prêt à le faire jusqu'à ce que tes lamentables détracteurs soient confondus.

Siné tu es un "mènsch"*, Siné je t'aime.

* "celui qu'on admire et qui sert d'exemple, celui qui a un noble caractère"
(Leo Rosten "Les Joies du Yiddish" . Livre de poche
http://paulmoreira.20minutes-blogs.fr/

Marc Held, architecte

Pour Siné
Historique
Petite chronologie du 25 juin au 22 juillet 2008
Télérama Lundi 21 Juillet 2008
Affaire Val/Siné : le syndrome du “pétage de plomb" par Jérémie Couston

De jour en jour dans les journaux, presque d'heure en heure sur les blogs, « l'affaire Siné » prend de l'ampleur. Les partisans de Siné et ceux de Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, se répondent à coup de lettres ouvertes, pétitions, diatribes, engageant chacun sinon à se rallier, du moins à se positionner sur le prétendu antisémitisme du caricaturiste de Charlie. Difficile devant l'emballement médiatique d'y voir clair. D'autant que le différend entre Siné, 79 ans, et Philippe Val, 55 ans, s'il explose aujourd'hui, ne date pas d'hier. Cette chronologie tente de résumer les prises de positions des deux camps.

11 juin
Dans un post-scriptum à son article publié dans Télérama et consacré à Denis Robert et à ses nouveaux démêlés avec l'institution financière luxembourgeoise Clearstream, notre consœur Weronika Zarachowicz rappelle qu'« ironie de l’affaire : Clearstream a pour (excellent) avocat Richard Malka, qui défend aussi Charlie Hebdo. La liberté de la presse, ça va un temps… il faut bien vivre. »

25 juin
Dans son éditorial de Charlie Hebdo, Philippe Val prend la défense de son avocat, Richard Malka et résume les années d'enquête de Denis Robert à de la diffamation. Juste avant de diffamer à son tour Weronika Zarachowicz en assimilant son article aux Protocoles des sages de Sion, faux document antisémite notoire, rédigé au XIXe pour accréditer la thèse d'un complot juif mondial.

Blessée, notre consœur adresse un droit de réponse à Philippe Val, qu'il refusera de publier : « Vous établissez un lien entre mon travail et les Protocoles des Sages de Sion, impliquant que je suis donc adepte du grand complot antisémite. C'est abject. Diffamatoire. Et d'autant plus rance de la part de quelqu'un qui donne des leçons de déontologie et affiche sans cesse sa prétention à défendre les grands principes. »

C'est Richard Malka en personne, l'avocat schizophrène, qui lui répond dans une lettre à la rhétorique pour le moins tordue dans laquelle éclate le conflit d'intérêts lié à sa double casquette d'avocat de Charlie et de Clearstream. « Et, au-delà de ma personne, vous rendez vous compte que Clearstream, loin d’être une abstraction fantasmagorique, constitue une société dans laquelle 1.500 personnes travaillent et qui, toutes, ont également été blessées d’être assimilées à des commanditaires de tueurs russes, rôle que vous attribuez aux tribunaux français. Cette comparaison ne vous paraît-elle pas relever quelque peu des excès que vous dénoncez ? »
Dans son blog sur bakchich.info, Sébastien Fontenelle, est l'un des rares à faire cas de la polémique : lire Philippe Val fait sa vilénie mercredique.

2 juillet
Dans sa chronique hebdomadaire de Charlie Hebdo, si judicieusement intitulée « Siné sème sa zone », Siné s'abstient de donner son point de vue (contradictoire) sur « l'édito-lynchage » de son rédacteur en chef et choisit de remplacer sa prose par un bandeau « Autocensure ». Juste en dessous de ce qui sera perçu comme une ultime provocation, Siné ironise sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty :
« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

8 juillet
Le journaliste Claude Askolovitch, commente l'article sur RTL dans l'émission On refait le monde, dont il est l'un des chroniqueurs : « C'est une affaire qui a mon avis va faire beaucoup de bruit. C'est un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas qui s'appelle Charlie hebdo. »

17 juillet
La machine médiatique est lancée, comme le résume cet article de Rue89. Val saute sur l'occasion pour engager une procédure de licenciement à l'encontre de son collaborateur qui refuse de s'excuser et dénonce le procès en sorcellerie dont il s'estime victime.

18 juillet
Guy Bedos, ami proche de Denis Robert (tout se tient), se fend d'une lettre ouverte au directeur de la publication de Charlie Hebdo dans laquelle il n'hésite pas à comparer les méthodes de managment de Philippe Val à celle de Nicolas Sarkozy : Philippe Val, Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France. Lettre dans laquelle Bedos estime que le prétendu antisémitisme de Siné n'est qu'un prétexte avancé Val pour se débarraser une fois pour toutes de celui dont il n'a jamais partagé les prises de positions contradictoires sur le conflit israélo-palestinien. Siné s'en prenant presque toutes les semaines à la politique israélienne. Val ayant la facheuse tendance à confondre Palestinien et terroriste.

Un peu plus tard dans la journée, c'est au tour de Gisèle Halimi, qui a participé à la création de Charlie, d'apporter son soutien au dessinateur et de dénoncer le « prétexte » : « Siné n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler un ami. Sa misogynie volontairement primaire nous a tenus éloignés l'un de l'autre, malgré quelques causes communes essentielles (anticolonialisme, antiracisme etc.). La direction de Charlie Hebdo vient de le licencier brutalement. Motif allégué : propos antisémites. A la lecture attentive de ses quelques lignes, je suis en mesure d’affirmer – en spécialiste du droit de la presse – qu’il ne s’agit que d’un prétexte ; un procès pour antisémitisme n’aurait guère de chances d’aboutir. »

Sur le Net, une pétition de « soutien inconditionnel » à Siné circule, réunissant les dessinateurs – Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux –, des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l'écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes – Denis Robert, Denis Sieffert... –, la comédienne Marina Vlady, le porte-parole de la LCR Alain Krivine, l'entarteur Noël Godin...

22 juillet
Les amis de Philippe Val ne sont pas en reste. La Licra et SOS Racisme soutiennent le directeur de Charlie Hebdo. Ainsi que Bernard-Henri Lévy, qui prend la défense de son ami dans une tribune du Monde : « Bouffer du curé, du rabbin, de l'imam – jamais du « Juif » ou de l'« Arabe ». »
A suivre...


Vilains canards
Tribune de Siné
Branle-bas de combat !
Paris Mardi 22 Juillet 2008



Siné sème dorénavant la zone sur internet. Sur son blog, bien sûr, et ailleurs.


Semons la zone partout avec cette rubrique tranche-dedans !






Pour Siné
Pétitions
L'autre pétition : "Siné : sa vie, son oeuvre, son cul et... Philippe Val"
Paris Dimanche 20 Juillet 2008
Le mardi 8 juillet, sur les ondes de RTL, Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur, dénonçait « un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas ».
Il faisait allusion à une chronique de Siné dans Charlie hebdo, dont nous reproduisons le texte ici :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty.
Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

Prétextant l'éventualité d'un procès pour antisémitisme, Philippe Val, directeur de publication, a enjoint Siné de signer une lettre d'excuse dans Charlie hebdo, ce que le dessinateur a refusé de faire. Philippe Val l'a aussitôt renvoyé du journal avec l'assentiment de la direction (Bernard Maris, Gérard Biard et Charb).

Oú est l'antisémitisme dans le texte de Siné ? Il y dénonce seulement, avec le ton fleuri qui est sa marque de fabrique, l'opportunisme du fils du président de la République.
Philippe Val et la direction de Charlie hebdo se sont couchés devant Jean Sarkozy. Grand bien leur fasse, leurs lecteurs apprécieront. D'autres continuent de faire des procès en antisémitisme comme certains, naguère, en sorcellerie.

Nous connaissons bien Siné : sa grande gueule, sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à tous : Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes (liste non exhaustive), tous unis pour conchier, autour d'un verre (ou de plusieurs), une société de plus en plus bien pensante et moraliste.
C'est pourquoi nous apportons notre soutien inconditionnel à Siné.
Siné n'aime pas les cons. Siné est un anar.
Vive Siné !
http://www.soutenir-sine.org/
http://soutiensine.blogspot.com

Pour Siné
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Retombées sur la gueule de Val
Nouvelobs.com Jeudi 17 Juillet 2008
"Le directeur de Charlie Hebdo, qui a décidé de renvoyer le caricaturiste Siné pour des propos qu'il juge antisémites, déplore "l'ampleur incroyable" qu'a pris cette affaire. "Je reçois des menaces physiques", dit-il.
(…)
"Je reçois des menaces physiques, ma boîte mail est saturée de centaines de mails d'insultes. On me traite d'ordure sioniste" (…) "C'est le monde à l'envers". (…) "Désormais, c'est moi qui suis suspecté" (…) (texte intégral)



Pour Siné
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Aux armes, Philippe Val ! par Arthur
Bakchich Jeudi 05 Juin 2008
C’est la curée, c’est l’hallali ! Après Le Monde 2, après les mensuels CQFD et Le Plan B, après Daniel Mermet sur Inter, après les Grolandais de Canal, voilà que mon site internet préféré (Bakchich) tourne en dérision l’immense, le colossal, le « Marne de la pensée » (il habite Champigny), le Kim-Il-Sung de l’édito, j’ai nommé Philippe Val de Charlie-Hebdo. Il est donc temps de voler au secours de ce géant attaqué par des nains, encore que Val et ses Valets (ses jeunes affidés du journal) soient de taille à se défendre tout seuls.
On sait que le petit Val, dans la boucherie paternelle, a été très tôt familiarisé avec le goût du sang, ce qui l’a puissamment aidé à manager son équipe avec la délicatesse d’un André Breton. La liste des impudents qui furent victimes de ses oukases ferait concurrence à celles des monuments aux morts de 14-18 !
Personne ne devait faire de l’ombre à cette réincarnation de Voltaire, Montaigne et Zola réunis. Était-ce d’ailleurs possible ? Lorsqu’il entrait aux réunions de la Grosse Bertha en 1990, oú j’ai eu le privilège de le voir penser avant de démissionner rapidement, l’ombre portée de ce cerveau considérable obscurcissait les murs. Il avait, à l’époque, tourné le dos à son avenir de chansonnier (le fameux duo Font et Val) et répudié les Maisons des (très) Jeunes et de la Culture oú sa carrière avait commencé. C’est là, en 1990, que lui vint sa vocation de maître-penseur. L’humour étant, par définition, allergique à toute analyse politique manichéenne, l’ex-petit Val s’engagea résolument aux côtés des damnés de la terre à la brasserie Lipp et au Flore, oú ce porte-coton cauteleux se lia d’amitié sincère avec BHL, et autres Joffrin, éditorialistes comme lui, mais d’une moindre envergure toutefois. Son pote Jean-Luc Hees lui ouvrit les micros de France-Inter oú ses diatribes au premier degré concurrencent celles du regretté Savonarole !
Dans l’affaire, évidemment, Charlie-Hebdo perdit illico sa réputation de journal satirique pacifiste « qui se rit du malheur des autres ». Mais Val que nous appellerons PV, veillait à ce que l’humour desprogien et choronesque n’entre pas dans ces pages militantes. PV défendit les justes guerres dans les Balkans et en Irak, les armes (dialectiques seulement, le guerrier est fragile) à la main ! Mourrez, nous écrirons le reste !
Mieux : devait-il réserver la puissance de ses fulgurances à un petit hebdo ? Non ! PV accoucha alors d’un manuel de savoir-vivre à l’usage des lycéens (Traité de savoir-survivre par temps obscurs) qu’un infâme Christophe Donner assassina dans Le Monde 2. Oú s’arrêtera la vindicte de ces asticots qui rongent les ailes de cet albatros ?
Depuis ce massacre, PV a perdu le goût de l’effort intellectuel. À quoi bon écrire pour ces sagouins ? On le voit errer en regardant dans son dos pour éviter les entartages de Noël Godin. Auto-proclamé héros de la liberté d’expression depuis l’affaire des caricatures islamiques (récupérée avec à propos alors que c’est France-Soir qui les avait sorties le premier), PV se contente de dîner en ville avec les colosses à sa taille. Son journal piétine certes dans les mauvais tirages. Mais l’espoir demeure : Jean Daniel a plus de 80 berges et une place sera bientôt vacante au Panthéon des comiques involontaires. Courage, mon petit PV, nous sommes derrière toi : les occasions de rigoler sont si rares de nos jours !


Pour Siné
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Quand Val poignarde Denis Robert et Siné dans le dos par Arthur
Bakchich Mardi 15 Juillet 2008
On a beau être vacciné contre la saloperie humaine, mithridatisé contre les vestes retournées, savoir que l’écrivain de droite Jean Cau a commencé sa carrière comme secrétaire de Sartre et que le suppôt des nazis Doriot était un ex-socialo, on reste toujours pantois quand se manifeste la cautèle journalistique. Un ami m’apprend que Philippe Val- encore lui, et cette polémique va lui plaire du moment qu’on en cause, ça lui fait de la pub- a traité Denis Robert d’imposteur dans Charlie-Hebdo et d’affabulateur à la Thierry Meyssan, tout en défendant un nommé Malka, avocat de Clearstream… et de Charlie-Hebdo . Et, dans la foulée, il veut virer Siné qui défend Robert !
Dans quelle sous-couche de la fange t’arrêteras-tu, mon petit Philou ? Dans la fosse septique ? Polac et Cavanna eux-mêmes n’oseront plus te serrer la pince à mains nues !
Denis Robert est un genre de Don Quichotte journaliste, éduqué à Libé, qui a cru que le métier consistait à soulever le couvercle des poubelles pour humer l’odeur des scandales. Il a ainsi dans plusieurs bouquins enquêté sur le rôle d’une chambre de compensation bancaire, Clearstream, domiciliée dans un paradis fiscal (Luxembourg).

En temps normal, toute la presse devrait se féliciter qu’un homme seul et courageux ait osé braver l’hydre bancaire. Et bien que nenni ! Peu nombreux sont les confrères qui ont eu le culot de soutenir Robert. Les banques ont évidemment traîné Robert en justice, des millions contre des clopinettes, et l’ont forcé à rentrer dans le rang pour qu’il ne mette pas en péril sa famille, sa maison, voire sa peau.
Le rôle d’un canard comme Charlie , du moins celui de feu le tandem Choron-Cavanna, disparu en 82, eut été de défendre le veuf et l’orphelin. Mais pas celui de Val : à bas l’homme seul, vive la banque des banques et bravo les fraudeurs anonymes ! Ce forfait valien met en exergue le rôle d’une presse oú les enquêteurs à la Péan sont de plus en plus rares, car seul compte le dîner en ville avec les notables et les avocats dont la noble mission est aussi de défendre la pègre, comme à Chicago, ou les dictateurs, comme Vergès. Du beau linge ! Mais une désinfection s’impose au sortir des toilettes des Deux-Magots ! Nul doute que le baron Seillière remettra un jour la légion d’honneur à Val pour services rendus !
PS : Mieux : mon pote Siné, l’ancêtre des caricaturistes, censuré par l’Express de JJSS dans les années 60 quand il s’attaquait à la torture en Algérie, le grand Siné, donc, celui de Siné-Massacre en 68, qui voue à Val une admiration très relative, a été attaqué par Claude Askolovitch ( Nouvel Obs ) sur RTL le 8 juillet. Motif : Siné a écrit dans Charlie Hebdo : « Jean Sarkozy a déclaré vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera son chemin ce petit… » . Jugement d’Askolovitch : Siné est antisémite. Val devrait le virer. Si Siné avait écrit : « Jean Sarkozy a déclaré vouloir se convertir à l’islamisme avant d’épouser sa fiancée, mulsulmane et héritière des fondateurs de Tati » , il serait anti-arabe ? Voilà oú en sont les dérives des amis de Val !
Point final : Val veut virer Siné en exigeant une lettre d’excuses ! Les bureaucrates n’aiment pas les esprits libres !

Arthur, surenflammant pamphlétaire (à ne point confondre, évidemment, avec le crispant "animatueur")

Pour Siné
Réponses de Siné
Extrait de l’interview « Siné viré de Charlie : « des larbins, des lèche-culs » » bloggée par Eric Citoyen
Mulhouse Jeudi 17 Juillet 2008
Céline Lussato : « Comprenez-vous que certains, comme d'ailleurs Claude Askolovitch, voient de l'antisémitisme dans votre texte ?
Siné : Ceux qui pensent cela sont soit des cons, soit des personnes de mauvaise foi. Comme je le dis toujours, on ne peut pas lutter contre la bêtise. Pour les autres… Aujourd'hui on ne peut plus dire le mot juif sans être attaqué de toutes parts. Mais, d'ailleurs, on ne peut plus rien dire, il faut trouver d'autres formules: non-voyant pour aveugle…
Je pense surtout que Philippe Val n'a pas digéré le fait que je prenne la défense de Denis Robert (ndlr: journaliste qui a écrit sur l'affaire Clearstream) dans cette même chronique et que c'est pour ça qu'il veut me virer.
- Vous aviez déjà un différent avec Philippe Val ?
- Cela fait deux ans qu'il veut me virer. Il déteste tout ce que je représente, la vraie gauche. Il n'osait pas, et hop, il a déniché un truc pour m'accuser d'antisémitisme. Il a cherché un peu et a trouvé un spadassin pour m'assassiner. Et L'Observateur , qui accueille Askolovitch dans ses colonnes, c'est vraiment un "tas de m…".
Et tous les autres ont rampé. Pas un n'a moufté. Il y a vraiment des larbins, des lèche-culs quand même. A part trois qui m'ont apporté un vrai soutien et Cavanna qu'on n'avait même pas tenu au courant. Je l'ai eu au téléphone. Il est dégouté de voir ce qu'est devenu son journal. A 85 ans, il en parle avec des sanglots dans la voix.
Non, c'est vraiment une crapule ce type et ce qu'il a fait va largement au-delà de ma personne. C'est une atteinte à la liberté de la presse. Quand on fait des articles contre les musulmans, alors là, ça ne lui pose pas de problème.
Val pensait que ça allait bien se passer, mais, mon cul, ça va chier. On laisse entendre que je suis malade mais je n'ai jamais été aussi en forme. Il s'est dit : "c'est un vieux mourant, il ne va pas réagir". Mon cul! ». Texte intégral



Pour Siné
Pétitions
Communiqué de l'AFP du 19 juillet 2008
Une pétition de soutien à Siné, licencié de Charlie hebdo après une chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, a obtenu près de 2.000 signatures, selon les proches du dessinateur et chroniqueur.
« C’est impressionnant, c’est de la folie », a commenté Siné à l’AFP.
La pétition rappelle les faits reprochés au chroniqueur, « un anar », qui « dénonce seulement, avec le ton fleuri qui est sa marque de fabrique, l’opportunisme du fils du président de la République ».
Elle reproche au directeur de la publication de Charlie hebdo, Philippe Val, de s’être « couché devant Jean Sarkozy », et évoque la « grande gueule » de Siné, « sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à tous: Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes ».
« Nous apportons notre soutien inconditionnel à Siné », disent les signataires.
Le texte est signé par nombre de dessinateurs -Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux-, des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l’écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes -Denis Robert, Denis Sieffert...-, la comédienne Marina Vlady, le porte-parole de la LCR Alain Krivine, l’entarteur Noël Godin...
Ses proches ont en outre transmis à l’AFP le texte d’une lettre de Guy Bedos à Philippe Val, qu’il accuse d’être à l’hebdomadaire « ce que Sarkozy est à la France », et une autre de l’avocate féministe Gisèle Halimi qui estime que le licenciement de Siné « participe des procès en sorcellerie qui se multiplient aujourd’hui pour maintenir une psychose du juif persécuté ».

Enfin ils citent une interview du dessinateur Plantu à l’Est républicain, oú il souligne que Charlie Hebdo est « un journal de provocateurs (...) qui fait du bien », et que « dans la provocation il convient d’accepter les dérapages ».



Pour Siné
Crachats sur Val
Lettre de Guy Bedos à Philippe Val
Paris Mardi 15 Juillet 2008
Philippe Val,

Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France. À la différence près que lui a été élu ; toi, dans des conditions qui m'échappent et dont je me tape, tu as fait un coup d'État. Me revient une phrase que j'avais écrite à propos de certains politiques, de droite ou de gauche, et qui, au regard de ton attitude, te concerne aujourd'hui : « Ce n'est pas en crachant dans les miroirs qu'on guérit de l'eczéma. Ça les démange et ils se grattent sur la peau des autres. »

Après t'être acharné ˆ c'était une urgence !- sur Denis Robert, dont manifestement tu ne connais ni les livres, ni les films, voilà que tu t'en prends à Bob Siné, que, brutalement, tu vires pour antisémitisme. Il y a longtemps que les lecteurs attentifs de « Charlie » savent ce qui vous oppose à propos du conflit israélo-palestinien.
Prétexte, donc. Antisémite, Siné ? As-tu lu David Grossman et Amos Oz, écrivains
israéliens qui, sans relâche, luttent, en Israël, contre l'actuel pouvoir israélien ? Antisémites eux aussi ?

Moi qui ai dit sur la scène de l'Olympia :
« Je ne confondrai jamais Ariel Sharon et Bibi Netanyahu avec Anne Franck et Primo Levi », suis-je pour autant un néo-nazi qui s'ignore ?

Je pourrais te mépriser, je te plains.

Guy Bedos

Pour Siné
Réactions
Mail de Romain Slocombe à Charlie Hebdo
Vendredi 18 Juillet 2008
Bonjour à tous ! Je me permets de vous copier ci-dessous le courrier de solidarité que j'envoie aujourd'hui, par voie postale, à Siné : "Cher monsieur Siné, vous aviez raison : les Français n'ont plus de couilles. Mais je ne m'attendais pas à ce que CHARLIE HEBDO — un des derniers journaux que je lis, en cette triste période de presse aux ordres — soit émasculé par son propre directeur de rédaction ! Je précise que, Juif par ma mère, je n'ai rien vu d'antisémite dans votre texte, qui me paraît surtout une attaque contre l'affreux fils Sarkozy, bien dans le ton habituel de votre chronique réjouissante par son manque total de correction politique… Que votre œuvre se poursuive, toujours aussi sainement virulente, et vos lecteurs, dont je suis, vous seront reconnaissants ! Solidairement et cordialement vôtre." J'ajoute quelques remarques : Si le directeur de la rédaction juge l'article fautif, il n'avait qu'à ne pas le passer, et s'il l'a fait il n'a plus qu'à se démissionner lui-même, plutôt que de virer les gens comme le fait n'importe quel PDG de Goodyear ou autre… La famille d'Ingrid Betancourt, pourtant bien brocardée, de façon très prévisible, par votre journal pour sa visite au pape et à Lourdes etc., n'a pas, elle, téléphoné pour se plaindre, en tout cas personne n'a été viré à ce sujet. Pourtant si j'étais catho, je pourrais (ce n'est pas le cas !) me juger offusqué par tant d'anticatholicisme qui semble n'avoir pas dérangé plus que ça votre vigilant directeur de rédaction. Enfin, je vais acheter encore Charlie Hebdo la semaine prochaine pour voir comment évolue l'affaire Siné, mais si ce dernier n'est pas réintégré dans l'équipe cela fera un journal de moins que je lirai… Amitiés à tous, et en particulier à mes amis et connaissances Willem, JB Thoret, et Michel Polac.

Romain Slocombe (auteur, cinéaste, photographe, dessinateur, compagnon de flibuste de Métal Hurlant et du groupe Bazooka)

Pour Siné
Réactions
Lettre de Gisèle Halimi à Philippe Val
Vendredi 18 Juillet 2008
Siné n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler un ami. Sa misogynie volontairement primaire nous a tenus éloignés l'un de l'autre, malgré quelques causes communes essentielles. (anticolonialisme, antiracisme etc.).

La direction de Charlie Hebdo vient de le licencier brutalement. Motif allégué : propos antisémites. A la lecture attentive de ses quelques lignes, je suis en mesure d'affirmer - en spécialiste du droit de la presse - qu'il ne s'agit que d'un prétexte ; un procès pour antisémitisme n'aurait guère de chances d'aboutir.
Cette opération participe donc des procès en sorcellerie qui se multiplient aujourd'hui pour maintenir une psychose du juif persécuté.
Charlie Hebdo s'est toujours posé en champion de la liberté d'expression.
Rappelez-vous le tonitruant procès mis en scène, filmé, supermédiatisé des caricatures de Mahomet. Aujourd'hui il porte à cette liberté un coup terrible en tentant de museler Siné-le-libertaire.

J'ai participé en son temps avec Cavanna et d'autres, à la création de Charlie Hebdo. Cette aventure superbe risque de s'achever dans la honte.
J'ai bénéficié jusqu'à présent d'un service de presse du journal. Arrêtez.
Je ne veux plus vous entendre ni vous lire.

Gisèle Halimi, avocate féministe

Pour Siné
Réactions
Siné enfin libéré ! par Saumon-Bleu
Vendredi 18 Juillet 2008
Siné renvoyé de Charlie-Hebdo, c'est plutôt une bonne nouvelle! Ca fait un bon moment que je n'achète plus ce canard prétendument anarchiste mais appelant à voter aux moindres élections et se félicitant du soutien de l'ensemble de la classe politique (cf. affaire des caricatures) !!! Marre des cours de morale de Val, des cours d'économie de Maris, des radotages de Cavanna, des éternels dessins de Cabu, du Geluck-Charb de service, des articles style Libération et du conformisme ronronnant de toute cette équipe en général...
Siné détonait depuis un moment déjà au milieu de ces écolos moralistes (pléonasme!). Désormais je n'aurai vraiment plus aucun regret de ne pas acheter ce journal. Pour une fois merci Val !

ps: A propos d'aide, je ne signerai évidemment pas la pétition car pas envie que Siné réintègre ce journal mais suis impatient de lire et de soutenir un vrai canard de l'Internationale Pâtissière avec des couvertures de Siné et des articles de toute l'équipe godinesque. Alors, il sort quand ce premier numéro?

Saumon-Bleu, "poisson à contre-courant"


Cinéma
Un film bandatoire : Deux jours à tuer
Bruxelles Mercredi 09 Juillet 2008

La première réussite-surprise du fort médiocre Jean Becker qui, en 48 ans de carrière, n’avait signé que des PPP (pensums poussifs et péteux). C’est qu’ici le fiston du grand cinéaste Jacques Becker donne vie toniquement avec un punch convaincant à un sujet fort et réellement subversif : la révolte fracassante d’un publicitaire pourri jusqu’au trognon à la Jacques Séguéla contre tous les principes de sa vie d’andouille bourgeoise. A savoir, le sens de l’autorité patronale, le soutien aux pouvoirs en place, l’allégeance au travail, la recherche de la respectabilité et du prestige, le culte du veau d’or, le goût sarkozyesque du luxe, l’esprit de famille émasculateur, la fréquentation cynique de faux amis, la complaisance dans le mensonge perpétuel…




Pour Siné
Réactions
Ni talion ni pardon par Raoul Vaneigem
Ath Jeudi 17 Juillet 2008
Bafouille de Raoul Vaneigem à Noël Godin

Dans une lettre à Siné, oú je témoigne de mon soutien sans réserve, j’ai
expliqué qu’aux pétitions je préférais mon engagement personnel. J’ai joint
quelques extraits d’un livre à paraître aux éditions de La Découverte, oú je
m’insurge contre la servilité, la résignation, l’autocensure qui sont l’arme la
plus efficace du capitalisme et le dispensent de recourir à l’armée et à la
police pour imposer, aux dépens de la vie, son absurdité lucrative. Elles m’ont
paru en l’occurrence - comme il se dit entre joyeux buveurs - rendre raison à
mon ami Siné. Tu as toute liberté d’en user comme il te plaira.

Extraits de Ni talion ni pardon, à paraître aux éditions La Découverte.

Le désarroi des esseulés et le démantèlement de la solidarité ressuscitent un
communautarisme identitaire, ethnique et religieux, dont l’archaïsme fait bon
ménage avec la prétendue modernité des groupes de pression affairistes.
L’idéal de justice tourne au juridisme, qui invente l’injustice pour la
rentabiliser.
Critiquer la religion juive, voire la politique du gouvernement israélien, est
assimilé à de l’antisémitisme. S’insurger contre le totalitarisme musulman
passe pour du racisme. Ceux qui dénoncent le sexisme et la ségrégation des
femmes recommandés par l’islam sont accusés de xénophobie. Il n’est pas
jusqu’au christianisme en déroute – celui-là même qui applaudissait au mot de
Claudel « La tolérance, il y a des maisons pour ça » - qui n’ose parler
d’intolérance à son égard quand on dénonce la subornation d’enfants que
constituent la catéchisation et l’enrôlement évangélique.
Laisserons-nous l’obscurantisme œcuménique, qui tolère l’égorgement et la
lapidation islamiques, réinventer le crime de blasphème et renouer avec les
pratiques de l’Inquisition ?
(…)
On ranime pour les besoins du spectacle des idées périmées de fierté nationale,
on rejoue le psychodrame de la colonisation en oubliant que l’exploitation des
masses est planétaire ; on en est, comme le rappelle Mohammed Harbi, à «
reconduire les servitudes séculaires propres à un passé révolu. » Dans leur
dérive délatrice, les militants de l’antiracisme, du féminisme, du gauchisme,
des Droits de l’homme raniment les pires résurgences de l’archaïsme pour
accroître leur pouvoir et prêter à leurs factions une crédibilité que dément
l’évolution des mœurs.
(…)
« …il y a plus insupportable que la loi des morts, écrit Thierry Lévy dans Lévy
oblige, c’est la loi des victimes qui, désormais, annihile la réflexion, met un
bandeau sur les yeux et un bâillon sur la bouche. En face du mal absolu, la
victime absolue a fait son apparition, pris la pose, occupé une position
enviée. Elle est devenue un modèle à imiter. (…) Par une sorte de tour de
passe-passe, le criminel a purifié sa proie. (…) La victime, c’est officiel, a
pris la place du héros, ce qui ne l’empêche pas d’être aussi bête que lui,
sinon plus. »
Et Esther Benbassa (La Souffrance comme identité) : « L’holocauste, comme
religion de la souffrance, a bel et bien été adoptée par les masses juives. »
C’est à l’honneur des membres de la communauté juive d’avoir été les premiers à
dénoncer l’apparition d’un marché de l’holocauste qui avait la particularité de
rentabiliser les tourments du passé en sanctifiant les victimes et en
indemnisant leurs légataires. Les petits-enfants des déportés en sont arrivés
de la sorte à réclamer la prébende des chambres à gaz comme un héritage qui
leur est dû ! N’est-ce pas une façon lucrative de jeter l’oubli sur les causes
d’une barbarie que de sanctifier les victimes ?
Or, l’important n’est pas que les firmes chimiques dédommagent les descendants
des victimes du zyklon, produit par elles, pour les chambres à gaz, mais que
les sommes arrachées légalement aux multinationales (sans oublier les
entreprises américaines de défoliants, les responsables de Bhopal, les
consortium pétroliers) soient affectées aux assemblées citoyennes qui veulent
sauver la biodiversité, mise à mal par la pollution.
(…)
Tolérance pour les idées, intolérance pour tout acte inhumain. Tel est le
principe que j’ai défendu dans Rien n’est sacré, tout peut se dire. Les
faux-fuyants de l’intellectualité refoulent au second plan ce qui devrait
constituer la priorité : l’égalité et l’émancipation de l’homme et de la femme.
La religion musulmane n’est qu’une manifestation parmi d’autres de l’archaïsme
patriarcal qui survit à des degrés divers dans les pays dominés par la
mentalité agraire ou les résurgences protectionnistes.
Entre interdire une opinion nauséabonde et condamner un trait malséant,
caricatural, humoristique, le pas est vite franchi. L’esprit de délation
séduit aisément celui qui se trompe d’intolérance et de combat. Pendant que la femme est rabaissée, l’enfant maltraité, l’homme réduit à survivre comme un chien, grammatici disputant, les scoliastes débattent d’idées mortes, de
symboles, de voiles et autres colifichets.

Raoul Vaneigem, détonateur situationniste de mai 68

Pour Siné
Edito de Noël Godin
"L'odieuse expulsion de Siné"
Bruxelles Dimanche 13 Juillet 2008
Mis en pétard depuis belle lurette par la magnifique virulence des papiers et des dessins tordboyautants du légendaire anarchiste Siné dans « Charlie Hebdo », qui cadraient de moins en moins avec la nouvelle orientation humaniste-droitiste gélatineuse du canard, l’infâme rédac-chef du journal Philippe Val a donc enfin réussi à jeter à la mer son encombrant collaborateur.
Taxant grotesquement le pionnier de l’anti-racisme radical Siné d’ « antisémitisme », Val a crapoteusement lourdé ce dimanche 13 juillet l’auteur de Siné Massacre , Pourquoi tant de haine ?, Ma vie, mon œuvre, mon cul ! et de tant d’autres points d’orgue de la subversion pimentée la plus poilante.

Il n’y aura dès lors plus guère de raison d’acheter Charlie Hebdo. Et les bons potes de Siné à la rédaction ayant contresigné la lettre d’éviction pour de lâches raisons de survie auront bien du mal à se regarder encore dans un miroir.

Dans les semaines qui viennent, nous allons voir avec délectation (car faut continuer à rigoler) comment les nauséeuses mesures d’élimination de l'irréductible mécréant par Val et consorts vont leur retomber sur la gueule (tornades de lettres de lecteurs écoeurés, campagnes de désabonnement, boycottage loufoque des conférences charlyesques, catapultage d’obus crémeux).




Rébellions burlesques
Jan Bucquoy à l'assaut du Palais Royal
Bruxelles Mercredi 21 Mai 2008
Sitôt libéré, Jan Bucquoy a annoncé qu’il repartirait donquichottesquement à l’attaque l’an prochain. Rendez-vous le 21 mai 2009, à 14h, devant le Palais Royal pour le 5eme assaut.
L’estaminet anarcho-flibustier de Jan et de ses guillerets frères d’armes « Le Dolle Mol », 52 rue des Eperonniers, 1000 Bruxelles, réouvrira à partir du 15 août chaque jeudi, vendredi et samedi dès 16h.


Noël Godin
Noël Godin fait des siennes
Le lobby des chrétiens intégristes en pétard
Bruxelles Dimanche 27 Avril 2008
Ulcérés par des propos « gravement christianophobes » tenus par Noël Godin dans une interview parue dans « Le Soir » du 28 avril 2008, la puissante association d’andouilles catholiques-intégristes « Belgique et Chrétienté » se fâche tout rouge.
Son big boss, Alain Escada, a envoyé un message courroucé à la direction du quotidien et le standard du canard a été pilonné le 30 avril de coups de fil indignés.
Renseignements pris, l’objectif affiché sur leur site et sur leur blog par les cafards de sacristie de
« Belgique et Chrétienté » est : « de poursuivre judiciairement toute personne physique ou morale ayant commis un acte raciste anti-chrétien ou anti-belge ». Et ils ajoutent : « Désormais, se moquer de la religion catholique va devenir dangereux ».
Chic, chic, chic, ça va castagner !

La lettre de protestation d'Alain Escada, Président de "Belgique et Chrétienté":
"Le Soir" publie avec complaisance les propos gravement christianophobes de l'entarteur Noël Godin. Le journal "Le Soir" du lundi 28 avril consacre une pleine page de son cahier culturel à l'entarteur Noël Godin. Alors que celui-ci voit
rééditer son "Anthologie de la subversion carabinée", le quotidien vespéral l'interroge notamment sur ses souvenirs de mai 68. L'article
est intitulé "Un anar groucho-marxiste".
Noël Godin y déclare : "Je me sens extrêmement proche des anarchistes de la guerre d'Espagne, qui brûlaient les églises et les couvents."
Cette déclaration relève de la christianophobie la plus scandaleuse !
Remplacez le mot "églises" par "synagogues" ou "mosquées" et on ne compterait déjà plus le nombre d'officines déposant plainte contre ce
lamentable personnage.
On notera à cet égard la complaisance du journal "Le Soir" qui ne sourcille pas le moins du monde devant la violence d'une telle déclaration.

Devant cette publication complaisante d'une déclaration gravement christianophobe, je vous invite à protester énergiquement auprès de la
rédaction du journal "Le Soir", 100 rue Royale à 1000 Bruxelles,
téléphone : 02.225.54.32, fax : 02.225.59.14, redaction@lesoir.be,
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Réagissons !

Alain Escada,
président de Belgique et Chrétienté

Article paru dans le Soir du 28 avril 2008: "Un anar groucho-marxiste" par Nicolas Crousse (voir la suite)




Guérilla pâtissière
Entartage canon de Doc Gyneco
Waregem Lundi 09 Juillet 2007
COMMUNIQUE
de Georges Le Gloupier, l’entarteur de
Philippe Douste-Blazy, Patrick Poivre d’Arvor,
Bill Gates, Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Sarkozy,
et bien d’autres « pompeux cornichons »

Ouragan pâtissier sur Doc Gynéco

L'émission « Village départ » se déroulant chaque matin en direct sur FR3 pendant le tour de France a été plus mouvementée que d’habitude ce mardi 10 juillet à Waregem.
Quelques secondes à peine, en effet, après qu’un des invités du jour, l’entarteur Noël Godin, a été présenté à un autre invité, le rappeur Doc Gynéco, une véritable avalanche pâtissière s’est abattue sur ce dernier.
En larguant leurs quatre tartes à la crème à bout portant sur le visage du chanteur, quatre pieds-nickelés se sont écrié de concert : « entartons, entartons les sarkochiants couillons ! » sous les yeux consternés du présentateur Laurent Luyat. Noël Godin a alors expliqué à la dernière victime de l’Internationale Pâtissière qu’il s’agissait là du premier épisode d’une grandiose guérilla chantilly contre les porte-trompettes du gouvernement Sarkozy.


Comme Laurent Luyat proposait un peu plus tard à Godin de serrer la main que lui tendait Doc Gynéco avec flegme, l’entarteur a refusé l’offre en précisant : « C’est comme si vous me proposiez de rouler une saucisse à Marine Le Pen ».
C’est à ce moment précis qu’une cinquième tarte burlesque a atterri sur la figure du petit protégé du Président Sarkozy.









Guérilla pâtissière
Hubert Védrine gloupinisé au sirop de fraise
Paris Mercredi 28 Novembre 2007

Conception gloupinesque du site : Sylvain Savouret • Mise en pages et en dessins : Sylvie Van Hiel